Micromania : l’enseigne pourrait fermer 47 magasins !

Un coup dur…
Vous n’êtes peut-être pas passé à côté de l’enquête de nos confrères du site Gamekult cette semaine : d’après leur travail d’investigation, l’enseigne Micromania-Zing s’apprêterait à fermer près d’une cinquantaine de boutiques sur le territoire. Un coup dur pour l’enseigne, leader des boutiques dédiées au jeu vidéo et présente en France depuis 1983.
Le jeu physique mis à mal

Spécialiste de la vente de jeux neufs et d’occasion, Micromania a connu plusieurs années de prospérité économique, s’imposant au fil des années comme la première enseigne dédiée au jeu vidéo. Intégrée au capital de la société américaine GameStop en 2008, Micromania a peu a peu absorbé ses concurrents majeurs tels que Dock Games et Game (ex-Score Games) avant de fusionner avec Zing et de diversifier son offre. Malgré un maillage de plus de 400 magasins répartis sur le territoire, la chaîne vacille et risque de connaître des temps difficiles.
C’est en mettant à disposition de tous un document interne destiné aux employés que le site Gamekult a révélé que 47 boutiques Micromania-Zing étaient sur le point de fermer leur rideau, contraignant 130 employés à la mutation ou à quitter l’entreprise prochainement si cette annonce venait à prendre effet.
Dans son courriel, la direction du groupe rappelle que « les ventes de jeux vidéo réalisées en physique (achats en magasins spécialisés, grande distribution etc) ne représentent plus que 38% des transactions ». Un chiffre qui montait à 60% en 2013, là où le dématérialisé ne représentait que 39% du marché.
C’est en s’appuyant sur le bilan du Syndicat des Editeurs de Logiciels et Loisirs de l’année 2020 que les cadres de Micromania ont fait le constat du changement des habitudes de consommation, poussées par les achats en jeu et autres contenus, la prolifération d’offres à la demande comme le Xbox Game Pass et accélérées par les confinements successifs.
La fin de Micromania ?
L’enquête, mettant en évidence les déclarations d’employés abasourdis, mais quelque peu désabusés, indique que ces derniers se sont vu proposer une rupture conventionnelle collective, ou un dispositif de départ volontaire pour choisir de quitter l’entreprise. En cas de refus, ils pourront opter pour la mutation vers une autre boutique.
Si la nouvelle a de quoi inquiéter, elle ne surprend pas pour autant dans la mesure où le jeu dématérialisé est de plus en plus mis en avant et que les grandes surfaces rivalisent d’offres avantageuses au lancement de chaque gros jeu. Les offres en boutique ne concordent peut-être plus avec les attentes des joueurs qui préfèrent désormais acheter depuis leur domicile, en majorité. Cela ne marque pas pour autant la fin du jeu vidéo physique, ni des boutiques dédiées, mais l’adaptation à un marché qui évolue rapidement.
Au-delà d’un constat sur les habitudes de consommation, l’enquête se poursuit sur les pratiques douteuses effectuées en magasin et notamment celle concernant l’extension de garantie, ayant fait l’objet d’une décision de justice récente. Des pratiques qui auraient poussé l’enseigne à se restructurer. Micromania risque donc de connaître prochainement un nouveau changement majeur de politique interne, mais pas de cession d’activité pour autant.
Pour en savoir plus sur les pratiques appliquées en magasin, l’enquête est disponible dans son intégralité
sur le site Gamekult (article payant réservé aux abonnés).
C’est évident qu’à un moment où un autre, ça fermera…
C’est triste pour les employés, mais bon, ils ont eux et ont toujours une politique de merde… Ça fait bien, bien longtemps que j’ai acheté quelque chose chez eux…
Avec l’essor (déjà ancien) du succès des versions digitales des jeux et maintenant les services d’abonnement à la Game Pass qui vont de développer. Je donne max 5 ans à Micromania pour mettre la clé sous la porte. C’est inéluctable. Les revenues sur les ventes de Goodies côté Zing ne compensera pas les autres coûts et le déclin du JV physique.