Hécatombe du jeu vidéo en France : le STJV alerte et appelle à la grève

Le secteur français du jeu vidéo traverse une période particulièrement agitée. Fermetures de studios, suppressions de postes et inquiétudes croissantes alimentent un climat social tendu depuis plusieurs mois. Face à cette situation, le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo hausse le ton et appelle l’ensemble de l’industrie à se mobiliser.
Une crise sociale qui frappe durement le jeu vidéo français
Dans un communiqué publié le 25 mai, le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo estime que l’industrie française traverse sa pire crise sociale depuis plus de 20 ans. Selon l’organisation, la multiplication des restructurations et des fermetures menace durablement l’écosystème du secteur.
Le STJV recense plusieurs entreprises déjà touchées depuis 2024. Parmi les exemples avancés figurent :
- La liquidation de Mi-Clos Studio
- La liquidation de Starbreeze Paris
- La fermeture de Microïds Studio Paris
- Les licenciements et la liquidation de Spiders
- La liquidation de Nacon Tech
- La fermeture d’Unity Paris
- Les licenciements puis la fermeture de Leikir Studio
- La liquidation de Build a Rocket Boy France
Le syndicat affirme également que de nombreuses structures plus modestes disparaissent dans une relative discrétion, tandis que les postes non renouvelés échappent souvent aux bilans officiels. Selon ses estimations, plus de 1 000 emplois auraient déjà été supprimés ou seraient menacés à très court terme.
De nouvelles suppressions de postes pourraient aussi toucher plusieurs studios et groupes français. Le STJV évoque notamment un projet de suppression de 200 emplois au siège d’Ubisoft à Saint-Mandé, ainsi que des plans sociaux concernant Cyanide, Kylotonn, Nacon, Quantic Dream et Eden Games. Midgar Studio est également cité après son placement en redressement judiciaire.
Le STJV appelle à une mobilisation nationale
Au-delà du bilan social, le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo dénonce un manque de transparence dans plusieurs entreprises. Le communiqué cite notamment les mobilisations observées chez Amplitude, Arkane et Ubisoft. Selon le syndicat, l’opacité des directions précède souvent les licenciements et les liquidations.
Le STJV adopte un ton particulièrement offensif et accuse une partie du patronat d’avoir fragilisé l’industrie à travers des choix de gestion jugés irresponsables. L’organisation rejette l’idée d’une crise uniquement liée à la conjoncture et affirme que les travailleuses et travailleurs alertent depuis plusieurs années sur ces risques.
Face à cette situation, le syndicat appelle à une journée nationale de grève le mercredi 27 mai 2026. Plusieurs revendications sont mises en avant :
- L’annulation des licenciements envisagés
- Une prise de responsabilité des patrons, si besoin en démissionant
- Un retour du pouvoir décisionnel vers les travailleurs et les travailleuses
Cette mobilisation coïncidera avec la réunion finale liée au plan de licenciement de Kylotonn, vivement dénoncé par le STJV. Un piquet de grève sera organisé à Paris, au 96 rue Orfila, dès 10 heures. Le syndicat appelle également à soutenir les éventuelles mobilisations chez Quantic Dream, Cyanide, Big Bad Wolf, Midgar, Amplitude et Arkane. Le STJV rappelle enfin que cet appel national couvre l’ensemble des métiers du secteur privé du jeu vidéo et précise qu’aucune démarche préalable n’est nécessaire pour se mettre en grève.

donc, en période de crise, eux suggère une grève ? ils sont au courant que tout les studios cité était en pertes financières, même massive pour certains ? midgar par exemple ne paie plus les salaires. donc s’ils font grève, ben c’est encore pire puisque les studios prendront du retard. ils espèrent quoi ? que magiquement de l’argent vas apparaitre ? je rappel que certains studio ont suivis les recommandations imposé par l’Europe, pour avoir des financements (ou blackrock) et shangai (skull and bones) recommandations soutenu par… les syndicats du… Lire la suite »
Par contre je cherche toujours le rapport entre le sujet qu’ils revendiquent et le fait de hisser un drapeau LGBT.
il faut qu’il y ai des personnes qui représentent les différents employés dans les entreprises, mais cela arrive qu’en voulant être l’ennemie du mal, les syndicats deviennent parfois les ennemies du bien. nous pouvons le constater que depuis des décennies, cela à plus tendance à régresser que l’inverse et les syndicats ont une part de responsabilité. après je comprend, quand nous n’avons plus rien à perdre, que la grève soit le dernier recours à ce faire entendre. bon courage à eux. je souhaite, pour le bien de tous, aux employeurs… Lire la suite »