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Test – Halo 4

Test – Halo 4
Le 12 décembre 2012
Le 12 décembre 2012

Le retour du Major

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Cette fois c’est sûr, Bungie ne s’occupe plus de Halo. Bienvenue 343 Industries, créé uniquement pour s’occuper de la destinée du Major.

On peut se dire que quoi qu’ils fassent, leur jeu se vendra par camions, réputation de la franchise oblige, mais la pression est pourtant forte sur leurs épaules, ce nouvel épisode étant censé être le premier d’une nouvelle trilogie.

A partir de là, s’est probablement posée à chaque étape du développement du jeu la question : dans quelle mesure peut-on changer Halo, pour trouver l’équilibre parfait entre les attentes des fans et la nouveauté ? Cet Halo 4 est la réponse à cette question fondamentale.

Reprise de service

L'iconographie dans toute sa splendeur

Le retour du major se fait avec un naturel désarmant, quelques années après les événements narrés dans Halo 3. Il se réveille juste d’un long sommeil, et retrouve la totalité de ses aptitudes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Cortana est elle aussi de retour, très inquiète. En effet, elle risque, comme toutes les IA au bout d’un certain temps, de perdre la raison et de sombrer dans la frénésie. Ce sera l’intrigue de base de cet épisode : réussir à rejoindre les siens, avec pour objectif principal de sauver Cortana de la démence.

S’échapper du vaisseau peuplé de Covenants n’est pas des plus compliqué, juste un échauffement pour le Major. Par contre, la rencontre avec une race inconnue et peu amicale sera sans doute plus difficile à gérer…

Le monde de Cortana

Cette intrigue parle d’elle-même : elle est typique d’une transition vers une nouvelle histoire de plus grande ampleur. Il n’y a pas ici vraiment d’enjeux qui peuvent mettre en péril l’équilibre de l’univers, mais plutôt une histoire centrée sur deux personnages principaux et sur leurs relations. Le thème abordé n’est pas idiot, c’est une interrogation sur l’âme, artificielle ou non. Pas idiot, certes, mais compliqué à traiter quand même ! L’histoire est plutôt bien menée, avec des passages touchants qui font mouche et qui caractérisent fortement les personnages, mais on n’échappe pas non plus à une certaine naïveté sans finesse qui passe peut-être très bien de l’autre côté de l’Atlantique, mais qui prête à sourire dans notre bon vieux pays de cyniques.

Plutôt courte (environ 8 heures de jeu), la campagne s’achève d’ailleurs sur une fin décevante (une mauvaise habitude de trop de blockbusters) et beaucoup trop basique, qui tranche avec la montée en tension des niveaux. Dommage, car autant l’histoire est en fin de compte simple, autant elle est plutôt bien racontée, grâce à des cinématiques superbement mises en scène, que ce soit pour les passages en CGI ou pour ceux utilisant le moteur du jeu.

A part cette déception sur la toute fin, on est bien accroché à la manette, et ce n’est pas évident de s’arrêter quand on est appelé à d’autres tâches de moindre intérêt, comme se nourrir ou dormir.

Il est à noter que cet épisode n’est pas très difficile, et que pour avoir une véritable opposition, mieux vaut attaquer le jeu directement à un niveau de difficulté élevé.

Relooking pour vieilles connaissances

On retrouve cette qualité de mise en scène dans la construction des niveaux, qui dans la tradition de Halo ne cèdent pas à la facilité du script imposé qu’on ne peut pas rater. C’est du fait de leur architecture qu’on les découvre, les éléments se révélant à notre regard au fur et à mesure de la progression. Ce n’est pas la seule chose qui est directement héritée des précédents opus, puisque le gameplay est exactement le même, si ce n’est qu’on peut dorénavant courir quand on le souhaite. Etant donné que le gameplay de Halo est ce qui au départ à fait sa réputation, ce n’est pas un mal.

On sera plus circonspect sur l’arrivée de QTE, heureusement rares. Le QTE, ce niveau 0 du gameplay utilisé avec abondance dans tant de jeux qui usent de cette facilité pour offrir du spectacle bon marché, est un drame pour le monde des jeux vidéo, et si Halo doit s’inspirer d’autres jeux, ce n’est vraiment pas cela qu’il faut prendre ! Laissons cela aux joueurs qui considèrent qu’appuyer sur une touche quand on le leur demande est quelque chose d’évolué, et gardons cette série vierge de cette faiblesse.

Plein comme un œuf

La classe infinie du Major

Il y a du bon à vouloir garder les traditions d’une série. Ainsi, ce Halo 4 est, comme d’habitude, généreux en contenu.

On commencera par la spécialité de la série : ce bon vieux coop toujours aussi agréable à jouer. Peut-être que l’ensemble est un peu moins propice au jeu à plusieurs que Reach ou Halo 3, qui proposaient des scènes clairement dédiées à cela, mais ne boudons pas notre plaisir, c’est toujours aussi efficace. Quel pied de s’attaquer au jeu dans son mode de difficulté le plus élevé possible en s’entraidant ! On joue un peu des coudes dans les passages étroits, mais dès que la zone de jeu s’élargit, le fun prend sans peine le dessus. Halo est la série qui propose l’expérience en coopération la plus riche, et cette bonne habitude perdure avec Halo 4. L’adage “à plusieurs, c’est meilleur” est une fois de plus vérifié.

De superbes effets

Ca se vérifie à nouveau avec le mode Spartan ops, successeur du mode Firefight. Successeur, mais aussi supérieur car maintenant des objectifs viennent s’ajouter à la résistance de hordes toujours plus féroces. Le principe de mise en ligne d’épisodes réguliers, en plus, pousse à s’y replonger régulièrement.

On retrouve également le mode Forge pour construire ses propres niveaux, qui ne change pas vraiment. Malgré les efforts d’ergonomie de l’outil, seuls les plus patients arriveront à inventer des tableaux convaincants. Ca tombe bien, des accrocs à la construction de niveau, il y en a quelques-uns.

Au contact, mieux vaut une autre arme

Le multi, de son côté, va peut-être faire grincer quelques dents. Histoire de faire comme tout le monde, en particulier comme une célèbre série qui truste à la fois la première marche des ventes, mais aussi la tête des jeux les plus joués sur le live, Halo intègre la notion de passage de niveaux permettant de gagner divers bonus. Vous savez, ce fameux concept qui fait que dans ce jeu qui commence par Call et qui finit par Duty, on passe son temps à mourir lamentablement pendant un long moment avant d’être à armes égales avec les habitués du jeu.

Heureusement, Halo y va timidement, et cela ne devrait pas créer de trop gros déséquilibres. Dommage tout de même d’entrer dans le rang de la pensée unique du FPS en ligne.

On se consolera par contre avec les cartes vraiment excellentes, clairement bien étudiées, permettant une multitude de tactiques et des parties diversifiées. Du vrai bon boulot qui devrait plaire aux fans des bastons en ligne, ceux-ci retrouvant les modes de jeu habituels.

Plein les yeux

Design, classique made in Halo

Ce qui saute au visage quand on commence à jouer à Halo 4, c’est la beauté du jeu. Reach avait fait un pas en avant par rapport à Halo 3, cette fois ce sont plusieurs paliers qui ont été franchis pour un résultat tout bonnement magnifique. La cinématique d’introduction pose les bases du niveau technique du jeu, avec des visages superbement modélisés, et le jeu se calque sur ce très haut niveau tout du long.

Halo 4 fait immédiatement partie des plus beaux FPS sortis sur consoles, se hissant au niveau des meilleurs sans pour autant tricher en affichant de jolis décors lointains qui n’ont d’autres fonctions que, justement, d’être des décors. La surface de jeu reste très importante, et si cela semblait limiter les précédents jeux de la franchise, cette fois il n’en est rien.

Qui plus est, on n’a pas seulement une répétition d’environnements similaires, mais une belle variété dans les niveaux.

On pourra toujours chipoter en remarquant que les explosions manquent d’ampleur, cela est largement compensé par une multitude d’effets de particules ou de lumières.

Du Halo classique

C’est bien là que se situe la patte de 343 industries, qui exploite merveilleusement la bonne vieille Xbox 360 pour un rendu somptueux. Mieux, le style graphique a légèrement évolué, pour aller vers quelque chose de moins flashy, de plus sombre, tout en respectant pourtant parfaitement l’univers de Halo. Un équilibre difficile à trouver, et pourtant atteint sans problème, puisqu’après seulement quelques minutes de jeu on ne voit même plus cette différence, la trouvant très naturelle. Certains continuent de trouver que le design de Halo est vieillot ? Et bien qu’ils jouent à autre chose ! Ce design met côte à côte de façon très pertinente et logique les architectures des différentes races illustrées. Halte à la xénophobie !

Pas la peine de s’arrêter sur la façon dont tout cela bouge, on retrouve la fluidité habituelle des Halo. On s’attardera plus volontiers sur la partie sonore du jeu, qui a toujours été un point fort de la série. Bonne nouvelle, ce n’est pas pour cet épisode que cela va changer ! A part l’étrange bruit du moteur du Warthog qui ressemble à une bonne vieille mobylette, c’est un sans faute. Les musiques sont superbes, les dialogues sont bien joués, correctement étalonnés (c’est tellement fréquent que ça ne soit pas le cas que ça mérite d’être souligné), et les bruitages dans leur ensemble sont convaincants : un très beau travail.

Bigger and Louder !

La réputation des Halo s’est aussi faite sur l’IA des adversaires, et on retrouve sans surprise les routines utilisées jusque là. Peut-être est-ce un peu plus simple qu’avant, mais dès qu’on monte la difficulté on doit faire face à ces satanés Covenants dont les réactions ne sont pas prévisibles, qui se cachent, qui fuient, qui contournent. Rien de nouveau, mais comme on n’a pas vraiment fait mieux depuis, cela reste un excellent point.

On l’aura compris, c’est bien le formidable niveau de sa réalisation qui est l’atout majeur de Halo 4. Alors que le jeu sort à un moment où la console s’approche de sa fin de vie, on a là le gros jeu typique d’une fin de génération, sur une console parfaitement maîtrisée qui cherche à prouver qu’elle en a dans le ventre.

Le Bilan

On a aimé 

  • La magnifique réalisation
  • Le contenu conséquent
  • Le major a une sacrée classe, quand même !
  • Les musiques
  • Le plaisir de retrouver Halo
  • La campagne une chouille trop courte
  • Aucune prise de risque
  • Les QTE

Conclusion du test de Halo 4

Avant le 5
{{En introduction, on se posait la question sur les changements, ou même les évolutions de cet épisode de Halo, et la réponse transparaît dans le test.

Il n’y a rien de nouveau dans le gameplay, et ce qui change n’est pas très heureux (les quelques QTE sont déjà de trop, la logique de niveau callofdutesque du multi…).

Rien de nouveau non plus dans le level design, qui alterne les couloirs et les phases de jeu dans des environnements plus étendus.

La seule vraie nouveauté vient du niveau exceptionnel de la réalisation, et en soi ce n’est pas rien, puisque c’est la première fois qu’un Halo impressionne depuis le premier, associant enfin les qualités propres à la série à un spectacle de toute beauté sur l’écran.

En dehors de cet aspect, c’est le “petit Halo illustré” qui est appliqué, dans une démarche un peu similaire à ce qui avait été fait pour ODST : toutes les caractéristiques habituelles sont là, avec les passages en véhicule, les passages où on alterne couloirs et escaliers, les scènes de champ de bataille. L’histoire elle-même fait peu avancer le schmilblick, et se contente de nous mettre en attente avant la suite sur next gen qui proposera certainement une trame de plus grande ampleur.

Il n’y a donc pas de surprise, certes, mais par contre tout ce qui est fait est bien, voire très bien fait, et le plaisir manette en main est imparable. Si on y ajoute un contenu qui comme d’habitude est pléthorique, on arrive à un résultat plus que positif. Pas aussi fondateur que le premier Halo en son temps, mais sacrément plaisant à jouer et à ne pas louper.}}

L
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Halo 4

Développeur : 343 Industries
Éditeur : Microsoft

37 commentaires

37 Commentaires
E
Esha
12 décembre 2012 20h38

Personnellement…J’ai beaucoup aimé. Je ne saurais dire si c’est mon opus préféré, car le plaisir que j’ai eu à reprendre Master Chief en mains a surement faussé la donne. Il est magnifique, la BO n’est pas mauvaise, même si l’on regrette le thème principal. Les convenants ne sont pas honteux, tout comme les prométhéens qui ont vraiment leur style de combat, qui en légendaire peuvent bien faire suer. Une belle campagne, même si les QTE sont un peu lourds et gâchent certaines scènes que l’on aurait vivre pleinement plutôt qu’en… Lire la suite »

R
RETTBA 78
12 décembre 2012 21h53

Attendez, personne n’est choqué de Cortana ou je rêve ? Pour moi c’est quasiment la pire erreur.
Et puis niveau scénario pour moi c’est aussi raté. Ezekiel a raison : le côté Epic de Halo manque vraiment. Ce H4 n’a aucun intérêt dans la série, on l’aurait appelé autrement, on n’aurait franchement pas pu faire le lien avec Halo.

Et changer la tête (casque) de John, non mais franchement !

B
Bang_hoto30
12 décembre 2012 22h12

RETTBA qui devient fou !

O
onyxangel
12 décembre 2012 23h06

Euh les gens qui disent qu’il n’a rien a faire dans la série par rapport a l’histoire et aux prométhéens renseignez vous sur le background de halo, et là à ce moment là vous verrez qu’il y a tout à voir et que c’est le début d’une trilogie énorme, laissez faire 343i, c’est leur PREMIER jeu, n’oubliez pas de prendre ça en compte.

H
Hoss
13 décembre 2012 0h34

Je viens de jouer sur le premier pack de cartes, bien déçu… Où sont passés les petites cartes assez simples mais très techniques des autres Halo ?

D
desertdoll
13 décembre 2012 0h39

Sans déconner ils sont ou les QTE ? au début du premier niveau, et à la fin du dernier… c’est vrai que c’est vachement pénalisant, je vois même pas pourquoi les citer étant donné qu’il n’y a que deux séquences très courte durant les 8h que dure l’aventure. Completement d’accord! c’est meme noté en point negatif dans ce test! Sérieusement?! Et la B.O en point positif… j’ai pas compris… meme pas l’ombre du theme si epique cher a la serie, qui vient renforcer les “grandes” actions. meme si elle est… Lire la suite »

G
GTB-X
13 décembre 2012 0h57

Moi c’est simple, j’ai tenté l’expérience Halo à la sortie du 3 en faisant Halo 2 et Halo 3 à la suite. En tant que joueur solo, il m’a fallu plusieurs années pour m’en remettre et pour que mon aversion envers cette série soit moins virulente. Je ne vais pas faire un listing de tout ce qui est foireux dans ces jeux, c’est pas le débat et il me faudrait la nuit. Bref autant dire que pour Halo 4 ça partait mal. Tellement mal que je ne le suivait absolument… Lire la suite »

G
GTB-X
13 décembre 2012 1h07

Désolé pour le doublon mais je me dois de souligner la BO divine du jeu. Halo a toujours des musiques énormes, je lui ai toujours accordé au moins ça, et cet opus ne déroge pas à la règle. Neil Davidge a fait un boulot magnifique allant de Legacy à l’inspiration Dead Can Dance à Immaterial et ses mélodies torturées. Et je trouve l’absence du Theme Halo logique. Nouvelle trilogie, nouveau départ. Cette BO est une mutation des anciennes, un peu comme le design d’ailleurs. Un nouveau départ, ça fait du… Lire la suite »

L
Larangys
13 décembre 2012 1h52

Bon test. Perso le jeu est bon mais en dessous de ce qu’on atend d’un Halo. C’est magnifique pour de la console, d’accord, mais les armes qui disparaissent en 10 secondes une fois au sol, merci bien…. Les musiques ne sont pas mal, mais aucune ne ressort réellement une fois sorti du jeu à part Heaven qui a vraiment un plus. On regrette le thème principal qui manque à certains moments, comme vous l’avez déjà dit. Les deux gros problèmes du jeu sont tout de même le manque d’instant épique… Lire la suite »

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