Test – PC ASUS Zephyrus DUO RTX 5090 : un portable à double écran OLED au prix explosif

Depuis plusieurs années maintenant, ASUS tente d’offrir aux joueurs et créateurs nomades un PC portable doté de deux écrans. Après plusieurs tentatives, la marque propose aujourd’hui le Zephyrus Duo GX651, un nouveau modèle très ambitieux que nous avons eu l’occasion de tester pendant plusieurs semaines dans le but de savoir si cette version atypique parvient réellement à conjuguer, sans compromis, productivité et gaming haut de gamme.
Une fiche technique particulièrement ambitieuse
Notre modèle de test embarque une NVIDIA GeForce RTX 5090 Laptop dotée de 24 Go de mémoire GDDR7, associée à un processeur Intel Core Ultra 9 386H composé de 16 cœurs et capable d’atteindre jusqu’à 4,9 GHz de fréquence. L’ensemble est épaulé par 64 Go de mémoire LPDDR5X ainsi qu’un SSD PCIe 5.0 NVMe de 2 To, soit l’une des configurations les plus puissantes à ce jour.
La connectique se montre particulièrement complète puisque l’on retrouve deux ports Thunderbolt 4 compatibles DisplayPort et Power Delivery, deux ports USB-A 3.2 Gen 2, un port HDMI 2.1, un lecteur de cartes microSD et une prise jack 3,5 mm.
La machine mise également sur un écran principal OLED de 16 pouces affichant une définition 3K (2880 x 1800) dans un ratio 16:10, avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz, un temps de réponse annoncé à 0,2 ms et une compatibilité G-SYNC.
Mais la véritable particularité de ce modèle reste évidemment son second écran, lui aussi tactile et OLED, qui se cache sous un clavier magnétique.
Caractéristiques techniques de l’ASUS ROG Zephyrus Duo GX651AX-S05W
- Intel Core Ultra 9 386H (16 cœurs / 16 threads)
- NVIDIA GeForce RTX 5090 (TDP de 150W)
- 24 Go de mémoire GDDR7
- 64 Go de mémoire LPDDR5X 8533 MHz
- SSD PCIe 5.0 NVMe de 2 To
- Écran principal OLED 16 pouces
- Définition 3K (2880 x 1800)
- Format 16:10
- Taux de rafraîchissement de 120 Hz
- Temps de réponse de 0,2 ms
- Luminosité maximale de 1100 nits
- Contraste de 1 000 000:1
- Couverture DCI-P3 de 100 %
- Compatibilité G-SYNC
- Dolby Vision
- Wi-Fi 7 et Bluetooth 6.0
- Connectique :
- 2 ports Thunderbolt 4
- 2 ports USB-A 3.2 Gen 2
- 1 port HDMI 2.1
- Lecteur microSD UHS-II
- Batterie de 90 Wh
- Charge rapide (0 à 50 % en 30 minutes)
- Dimensions : 35,5 x 24,7 x 1,99 à 2,49 cm
- Poids : 2,82 kg
Une conception premium
Malgré son format atypique, le Zephyrus Duo 16 conserve l’ADN premium de la gamme ROG avec un châssis aux finitions particulièrement soignées. L’ensemble paraît robuste et aucun signe de flexion notable n’est à signaler, que ce soit au niveau du capot ou de la base du PC.
Évidemment, la présence du second écran a un impact direct sur le gabarit de la machine, puisqu’avec un poids de 2,82 kg sur la balance le Duo 16 est nettement plus lourd qu’un G16 classique. S’il reste globalement transportable sans difficulté particulière, il se fait tout de même sentir dans un sac à dos et on dépasse facilement les 3,5 kg en ajoutant le chargeur.




Un support sous la machine permet de la surélever afin d’améliorer l’utilisation, tandis que le clavier aimanté fonctionne de manière totalement indépendante. Rétroéclairé et doté du même pavé tactile que les modèles classiques de la marque, il offre une prise en main agréable et se montre réactif.
En configuration double écran, il est cependant totalement plat, ce qui peut gêner la frappe, tandis que la course des touches est aussi réduite à 1,7 mm. Il offre cependant un toucher agréable grâce à son revêtement en tissu et reste globalement discret à l’utilisation.
Deux configurations pour des usages bien distincts
Si les premiers Zephyrus Duo n’embarquaient qu’un demi-écran juste au-dessus du clavier, cette année c’est un véritable second écran de 16 pouces qui est proposé et, autant le dire tout de suite, il est très surprenant. Lorsque le clavier magnétique recouvre le second écran, on retrouve une prise en main proche d’un PC portable traditionnel, avec un confort d’utilisation immédiat.
Mais, lorsqu’on enlève le clavier, on bascule alors dans une configuration radicalement différente qui constitue toute l’originalité de la machine. Le second écran ouvre en effet la porte à de nombreux usages, qui plairont aussi bien aux joueurs qu’aux créatifs. Si vous faites du montage vidéo par exemple, alors vous pouvez afficher toute votre timeline sur l’écran du bas et garder un aperçu plein écran de votre projet. C’est également très utile si vous faites de la musique ou de la photo, avec, là aussi, un meilleur confort d’utilisation pour les logiciels dédiés.
Lors de nos sessions de travail, nous avons par exemple particulièrement profité du second écran pour afficher nos notes tout en rédigeant un article sur l’écran principal ou encore pour garder une vidéo de référence ouverte pendant l’écriture.

Pour les joueurs, il est possible d’afficher un stream Twitch ou encore différentes applications de monitoring sans empiéter sur l’espace de jeu ni avoir à changer de fenêtre. Avec certains titres, le second écran peut également accueillir une carte interactive, un guide ou une vidéo YouTube. C’est simple, le Duo vous offre une station de travail à double écran sur laquelle vous affichez tout ce que vous voulez. Une fois intégré à sa routine de travail ou de jeu, il devient rapidement difficile de revenir à une configuration plus traditionnelle, tant le gain en confort et en multitâche est appréciable.
De manière générale, nous sommes très agréablement surpris par l’ingéniosité du système, puisque le PC passe automatiquement en configuration double écran dès que le clavier n’est plus aimanté, Windows ne se montrant pas trop capricieux lors de la manœuvre.
Tout fonctionne globalement bien et de manière seamless, ce qui est à souligner, car on sait que le software peut vite se montrer capricieux avec ces machines atypiques. Et compte tenu de la puissance de la machine, vous ne serez jamais inquiet pour les performances, quel que soit votre projet.
Deux dalles OLED de qualité
Les deux écrans OLED constituent, sans aucun doute, l’un des points forts de cette machine et mettent parfaitement en avant le concept du double écran imaginé par ASUS.
L’écran principal de 16 pouces affiche une définition de 2880 x 1800 pixels dans un format 16:10 particulièrement confortable pour le travail comme pour le jeu. La technologie OLED permet de profiter de noirs profonds et d’un contraste quasiment infini, tandis que la couverture intégrale de l’espace colorimétrique DCI-P3 assure des couleurs riches et fidèles. La luminosité maximale annoncée à 1100 nits permet également de conserver une bonne lisibilité dans la plupart des situations, et ce, malgré la finition semi-brillante de l’écran. Bien sûr ; il est aussi compatible HDR, et même Dolby Vision.


En jeu, la dalle profite d’un taux de rafraîchissement de 120 Hz associé à un temps de réponse de seulement 0,2 ms. Le résultat est particulièrement convaincant, procurant une image fluide, nette et réactive. La compatibilité G-SYNC vient, par ailleurs, limiter efficacement les phénomènes de tearing et nous n’avons pas grand-chose à lui reprocher.
Le second écran reprend les mêmes qualités visuelles. Sa dalle OLED tactile de 16 pouces offre des couleurs homogènes avec celles de l’écran principal, mais une légère différence dans le revêtement est tout de même à noter. Étant donné que l’on peut venir y poser le clavier aimanté, Asus a logiquement voulu la protéger davantage et le résultat reste très convaincant. Elle ne donne en effet pas l’impression d’être une dalle fragile que l’on pourrait rayer ou endommager, ce qui est forcément rassurant.
Un PC redoutable en jeu
Avec une telle configuration et la sortie récente de Forza Horizon 6, nous avions évidemment très envie de pousser la bête dans ses retranchements. Si la RTX 5090 embarquée est une version mobile bridée à 150 W, elle dispose malgré tout de 24 Go de VRAM, une configuration assez folle pour un PC portable.
Les performances sont donc au rendez-vous, et ce, dans la définition 1800p native de l’écran. Comme vous pouvez le voir dans nos benchmarks ci-dessous, il est possible de jouer à la plupart des jeux à au moins 60 FPS en Ultra et avec du ray tracing. Bien sûr, on peut profiter de meilleures performances en baissant certains paramètres ou en activant les technologies comme le FSR ou le DLSS.
Avec le DLSS réglé sur Qualité, on dépasse donc les 60 FPS dans la plupart des jeux, tandis que la génération d’images offre des performances au-delà des 100 FPS. Dans le cas de Forza Horizon 6, on atteint par exemple les 100 FPS en Extrême avec Ray Tracing et dans une résolution de 1800p sans aucun problème, et c’est un véritable bonheur de découvrir les contrées japonaises dans ces conditions.
La compatibilité G-SYNC assure une expérience de jeu réactive et fluide, même en cas de chute de framerate, et l’augmentation de l’input lag induite par la génération d’images n’a pas été un problème durant nos sessions de jeu.
Tests réalisés via les outils de benchmarks des différents jeux – Pilote NVIDIA #596.49 – Mode Turbo
| Paramétrages | Sans DLSS | Avec DLSS Qualité | Avec DLSS Qualité+ Frame Gen | |
|---|---|---|---|---|
| Call of Duty Black Ops 7 | 1800p – Extrême | 104 FPS | 114 FPS | – |
| Gears of War Reloaded | 1800p – Ultra | 172 FPS | 227 FPS | – |
| Red Dead Redemption 2 | 1800p – Fidélité graphique maximale | 65 FPS | 75 FPS | – |
| Forza Horizon 6 | 1800p – Extrême + RT | 45 FPS | 63 FPS | 107 FPS (x2), 147 FPS (x3), 181 FPS (x4) |
| Forza Motorsport | 1800p – Ultra + Ray Tracing Maximum (Reflets + RTGI + RTAO + Ombres) | 56 FPS | 77 FPS | – |
| Doom The Dark Ages | 1800p – Ultra – Sans Path Tracing | 58 FPS | 85 FPS | 132 FPS (x2), 171 FPS (x3), 210 FPS (x4) |
| Cyberpunk 2077 | 1800p – Ultra – Sans Ray Tracing | 70 FPS | 81 FPS | 116 FPS (x2), 159 FPS (x3), 197 FPS (x4) |
Pour profiter des technologies les plus abouties comme le Path Tracing, il est de toute façon presque nécessaire d’activer la génération d’images et le DLSS. Avec le Path Tracing et tous les graphismes au maximum dans Cyberpunk 2077, le framerate passe de 30 à 60 FPS simplement en réglant le DLSS sur Performances.
Avec la génération d’images en X2, on double instantanément le framerate, ce qui transforme, ici aussi, l’expérience de jeu. Notons néanmoins que l’on parle ici des performances en mode Turbo, avec le PC branché au secteur.
Sur batterie, les résultats sont évidemment moins bons, puisque la batterie ne fournit pas suffisamment d’énergie pour permettre à la machine de fonctionner à pleine puissance, comme le montrent nos tests ci-dessous. Notons aussi que nous avons obtenu les mêmes résultats en configuration classique et en duo en affichant une vidéo YouTube sur le second écran.
Les performances pourraient évidemment se dégrader selon les usages, mais, de manière générale, la machine en a sous le capot. Elle reste en plus globalement discrète en mode Performances, sûrement grâce à l’efficience du nouveau processeur Intel et à l’efficacité du système de refroidissement.
| Cyberpunk 2077 | Performances (sur batterie) | Performances | Turbo |
|---|---|---|---|
| 1800p – Ultra – DLSS Off – FG Off – RT Ultra | 13 FPS | 25 FPS | 30 FPS |
| 1800p – Ultra – DLSS Perf – FG Off – RT Ultra | 38 FPS | 59 FPS | 65 FPS |
| 1800p – Ultra – DLSS Perf – FG – RT Ultra | 68 FPS (x2), 91 FPS (x3), 109 FPS (x4) | 103 FPS (x2), 140 FPS (x3), 171 FPS (x4) | 116 FPS (x2), 159 FPS (x3), 197 FPS (x4) |
| 1800p – Ultra – DLSS Perf – FG Off – Path Tracing | 28 FPS | 44 FPS | 50 FPS |
| 1800p – Ultra – DLSS Perf – FG – Path Tracing | 48 FPS (x2), 66 FPS (x3), 82 FPS (x4) | 78 FPS (x2), 107 FPS (x3), 134 FPS (x4) | 89 FPS (x2), 124 FPS (x3), 155 FPS (x4) |
Une autonomie remarquable en bureautique
Dans l’ensemble, l’autonomie est assez remarquable, puisqu’avec la luminosité de l’écran à 50 %, le son à 20 %, le mode d’alimentation réglé sur silencieux et la carte graphique désactivée, nous avons été en mesure de regarder près de 15 heures de vidéo avec une seule charge.
Dès lors que la carte graphique est sollicitée, la machine consomme bien sûr plus d’énergie, et l’autonomie est drastiquement affectée. Sur Forza Horizon 6, nous avons pu jouer à peine une heure, ce qui est assez peu malgré la batterie de 90 Wh. N’oublions pas cependant que l’on parle ici des conditions les plus extrêmes, à savoir le mode d’alimentation réglé sur Performances, le jeu en 1800 p avec tous les graphismes au maximum et le ray tracing activé. Sur un titre moins gourmand tel que Replaced, nous avons pu jouer pendant près d’une heure trente à 60 FPS en 1800 p, avec le mode d’alimentation réglé sur Silencieux.
L’application Armoury Crate d’Asus permet d’ailleurs toujours de régler avec précision les différents modes d’alimentation ainsi que la vitesse des ventilateurs. En plus des modes Windows, Silencieux, Performances et Turbo (uniquement sur secteur), un mode Manuel est également présent afin de le personnaliser entièrement.




Précisons au passage que le PC reste relativement discret, même dans son mode Performances. Les ventilateurs se font évidemment entendre, mais, en comparaison des autres machines du segment et compte tenu de la finesse du châssis, nous sommes agréablement surpris. La chauffe est également maîtrisée puisqu’ASUS propose ici un système de refroidissement particulièrement soigné et totalement repensé pour s’adapter à la configuration à double écran.
On retrouve notamment une chambre à vapeur sur mesure, deux ventilateurs redessinés ainsi que l’utilisation de métal liquide sur le processeur afin d’optimiser le transfert thermique. Le constructeur ajoute également un film nano-isolant en graphite entre la carte mère et l’écran, ce qui permet de maintenir la dalle OLED à une température maîtrisée.
Une machine folle et un prix qui l’est tout autant
Avec toutes ces qualités et ses prestations ultra haut de gamme, il serait facile de se laisser tenter par la machine. Si tel est le cas, soyez tout de même prévenus qu’il faudra sortir une grosse somme pour se l’offrir. Le Zephyrus Duo 2026 se décline en 2 versions et démarre à 5 299,99 € pour la configuration équipée d’une 5070 Ti, d’1To de stockage et de 32 Go de RAM.
Notre version de test équipée de la RTX 5090, de 2 To de stockage et de 64 Go de RAM est quant à elle facturée 8 199,99 €.
Autant le dire tout de suite, c’est un tarif vraiment délirant pour un PC portable, aussi bon soit-il. Malheureusement, cette addition ultra-salée est principalement à mettre sur le dos de la hausse des prix de la mémoire vive et du stockage, qui touche actuellement les géants de la tech et se répercute directement sur le prix de vente.
Si ce n’était pas suffisant, tout porte à croire que la situation se dégradera davantage dans les mois à venir. Difficile donc de savoir si les tarifs évoqués plus haut seront encore d’actualité en fin d’année.
Note : les photos de cet article sont utilisées à titre d’illustration et ne reflètent pas la qualité réelle du produit.
Le Bilan
On a aimé
- Un concept unique
- Utilisation intuitive
- Qualité de fabrication
- Des performances en jeu au rendez-vous
- L’efficience du processeur
- Bonne autonomie en bureautique…
On a moins aimé
- … mais pas de miracles en jeu
- Un prix vraiment trop excessif
- Machine assez lourde
Une machine complétement folle, qui sort au pire moment
Après plusieurs essais au fil des années, ASUS signe avec ce Zephyrus Duo sa proposition la plus aboutie. L’intégration de deux écrans OLED de 16 pouces dans une machine aussi compacte et puissante est une véritable prouesse, d’autant que l’ensemble bénéficie d’une excellente qualité de fabrication. Son principal défaut reste évidemment son ticket d’entrée à partir de 5 299,99 €, qui le rend difficilement accessible dans le contexte actuel. Aucun autre PC portable ne parvient néanmoins à proposer un tel niveau de performances tout en offrant une expérience double écran aussi convaincante, ce qui en fait donc une machine unique sur le marché.