L’Arabie saoudite renforce son investissement dans Electronic Arts

Un nouvel acteur ?
Toujours aussi florissant, le secteur du jeu vidéo attire davantage d’investisseurs dans le monde entier. Justement, le fonds d’investissement public saoudien a récemment augmenté sa part dans Electronic Arts (EA), l’un des éditeurs les plus importants de l’industrie du jeu vidéo depuis plusieurs décennies.
L’Arabie saoudite se penche de plus en plus sur EA
Selon les informations publiées par Seeking Alpha, un dépôt récent pour les trois mois s’étant terminé le 31 mars dernier révèle que le fonds a acheté davantage d’actions d’EA au cours du quatrième trimestre 2022.
Avant cette augmentation, le fonds d’investissement détenait 16,01 millions d’actions d’EA. À la fin du premier trimestre 2023, sa participation s’élevait à 24,81 millions d’actions, soit une augmentation de 55 %.
Il convient de noter qu’EA compte plus de 274 millions d’actions en circulation, ce qui signifie que la participation du fonds d’investissement public saoudien représenterait environ 9 % de l’entreprise.
Il est intéressant de souligner que le fonds d’investissement public saoudien a également investi dans d’autres grandes sociétés de jeux vidéo américaines, notamment Activision Blizzard et Take-Two Interactive. Par ailleurs, il a réalisé d’importants investissements dans des entreprises de jeux asiatiques, notamment Capcom, Nexon et Nintendo. En début d’année, le fonds a augmenté sa participation dans Nintendo pour atteindre 8,26 %.
La filiale du fonds d’investissement, Savvy Games Group, a également acquis une participation d’un milliard de dollars dans Embracer Group l’année dernière. De plus, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed bin Salman, détient 96 % de SNK (Shin Nihon Kikaku) via sa société Electronic Gaming Development Company.
L’augmentation des investissements de l’Arabie saoudite dans l’industrie du jeu vidéo a suscité la controverse en raison des préoccupations liées aux droits de l’homme dans le pays. En effet, l’homosexualité est considérée comme un crime en Arabie saoudite et est passible de sanctions allant de la flagellation à l’exécution. Il convient également de mentionner que le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed bin Salman, est au cœur de diverses controverses notamment par rapport aux allégations formulées selon lesquelles il serait impliqué dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018.
Lisa Khan et sa clique doivent se réjouir de cette information… :’-))