Metal Gear Solid : Sony relance le projet du film avec les réalisateurs de Destination Finale

Annoncé pour la première fois il y a 20 ans, le film Metal Gear Solid a connu de nombreuses difficultés dès le lancement du projet. Entre immense espoir et grandes déceptions, cette adaptation sur grand écran reste une chimère que certains fans espèrent encore voir se concrétiser. Un souhait que Sony Pictures veut aujourd’hui rendre possible.
Un projet ambitieux semé d’embûches
La mentalité des studios hollywoodiens a changé, et les récents succès de Mario et Sonic au cinéma y ont sûrement joué un rôle déterminant. C’est dans ce contexte que Sony Pictures a choisi de repartir sur de nouvelles bases en confiant l’adaptation à un duo inattendu : Zach Lipovsky et Adam B. Stein, deux réalisateurs ayant travaillé sur Destination Finale : Bloodlines et récemment associés au studio via un accord global.

Si l’annonce rapportée par The Hollywood Reporter est une bonne nouvelle, le duo hérite d’un projet aussi culte que risqué. Car oui, il faut le rappeler : l’idée de voir Metal Gear Solid au cinéma ne date pas d’hier. Les premiers signes de ce projet remontent au milieu des années 2000, à une époque où l’industrie commençait à s’intéresser sérieusement au potentiel des jeux vidéo sur grand écran. Très tôt, le créateur de la saga, Hideo Kojima, s’était montré ouvert à cette possibilité, et Hollywood ne s’était pas fait prier pour s’y intéresser.
Le projet a réellement pris forme en 2006 après la signature des premiers accords, tandis que le producteur Avi Arad a rejoint l’aventure en 2012. Puis, en 2014, une direction plus claire semblait enfin se dessiner avec l’arrivée de Jordan Vogt-Roberts à la réalisation. Grand fan de la saga, il affichait une volonté de respecter l’œuvre originale tout en la rendant accessible au grand public.
Pendant un temps, tous les voyants étaient au vert. Le projet avançait et un acteur de premier plan, Oscar Isaac, était même pressenti pour incarner Solid Snake. Les déclarations publiques laissaient entrevoir une adaptation ambitieuse. Malheureusement, comme souvent avec Metal Gear Solid, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Les années suivantes ont été marquées par de nombreuses réécritures du scénario, des hésitations sur la direction à prendre et un silence de plus en plus pesant autour du projet. Peu à peu, le film a disparu des radars, au point que beaucoup ont fini par le considérer comme abandonné.
Une nouvelle chance pour la franchise malgré des zones d’ombre
En réalité, parler d’« état de stase » serait plus juste. Pourtant, Sony Pictures semble aujourd’hui plus confiant que jamais, comme l’a expliqué Sanford Panitch, président du groupe cinématographique de Sony Pictures.
Sanford Panitch / Président du Motion Picture Group de Sony PicturesZach et Adam sont des conteurs passionnants, des maîtres de l’image et du suspense, et deux des réalisateurs-producteurs les plus impressionnants du moment. Avec des projets répartis sur tous les labels cinématographiques de la société, nous sommes ravis de leur offrir un foyer et fiers de les compter parmi la famille Sony.
Lipovsky et Stein ont, de leur côté, exprimé leur enthousiasme et leur reconnaissance envers Sony Pictures, alors qu’ils prennent désormais les commandes de cette adaptation.
Zach Lipovsky et Adam B. Stein / Réalisateurs de Destination Finale BloodlinesNous sommes honorés de nous associer à l’incroyable équipe de direction de Sony. En travaillant avec plusieurs équipes de Sony au cours de l’année écoulée, nous avons été époustouflés par le niveau de créativité, de réflexion et de passion que nous avons ressenti à chaque conversation. Nous partageons la vision que Tom, Sanford, Peter, Louie, Kristine, Damien, Ashley et toute l’équipe de Sony ont pour créer des films événementiels destinés au grand écran qui divertissent le monde entier.
Après tout cela, peut-on vraiment être optimiste pour la suite ? Le fan en nous répondrait oui, tandis que les plus pragmatiques resteront prudents. En effet, Sony n’a encore rien dévoilé concernant le casting, le scénario ou le budget du film. Aujourd’hui, notre rédaction préfère donc rester mesurée, surtout après 20 ans d’attente.