On a joué à Robocop : Rogue City, la licence venue tout droit du passé

Il est pas beau mon tank ?
C’est avec une interrogation teintée d’intérêt sur la pertinence de remettre sur le devant de la scène une franchise ayant marqué une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, que nous avons pu essayer Robocop : Rogue City, lors de la Gamescom 2023.
Tel le phœnix renaissant de ses cendres, c’est au tour de cette franchise mythique de se relever sous la main du studio Polonais Teyon, avec l’appui de l’éditeur Français NACON.

Dans ce jeu, faisant le lien entre le film deux et trois, nous retrouvons notre héros mi-homme, mi-machine, pour environ une trentaine d’heures, nous a-t-on dit sur le stand dédié. Aux premiers abords, nous constatons que l’univers de Robocop est respecté et retrouver la voix originale de Peter Weller y participe grandement.
Graphiquement, le titre est légèrement en deçà de ce qui se fait aujourd’hui parmi les triples A, mais reste tout de même convaincant grâce à des effets visuels percutants : particules, jets d’hémoglobine, explosions, etc. La maniabilité de Robocop a, en revanche, eu plus de mal à nous convaincre. Comment respecter un personnage qui se veut droit comme la justice, mais également aussi lent que cette dernière ?

Et bien, en le transformant en véritable tank. Comprenez qu’en difficulté normale (nous n’avons pas eu l’occasion d’essayer les autres modes de difficulté), se mettre au milieu d’un tas d’ennemis n’est pas plus inquiétant que cela, tant nous perdons peu de vie sous leurs assauts répétés. Se cacher ou fuir n’est donc pas une option.
La lenteur du personnage ne nous a pas spécialement gênés
Pour mettre en déroute nos adversaires, nous allons donc utiliser notre légendaire pistolet Auto-9, améliorable via un puzzle-game moyennement intéressant, en début de niveau. Pas d’inquiétudes, ce ne sera pas la seule pétoire disponible : fusil à pompe, SMG, fusil d’assaut… bref, une vingtaine d’armes seront récupérables sur la traînée de cadavres que nous laisserons derrière nous.
Pour compléter la panoplie, des capacités spéciales sont déblocables et améliorables. Celle qui nous a semblé particulièrement essentielle n’est autre que le classique Dash, qui pallie un tant soit peu à notre lenteur. Il est également possible de compter sur une grenade aveuglante, un ralenti permettant d’enchaîner les tirs à la tête et la possibilité de recharger sa santé manuellement, grâce à des trousses de soins disséminées dans les niveaux.

L’IA des alliés nous a parue réussie, car dans la mission que nous avons eu l’occasion de tester, un défi était disponible et consistait à abattre plus d’adversaires que nos alliés policiers, qui n’hésitaient pas à avancer sans nous pour affronter les criminels.
En revanche, les ennemis nous paraissaient un peu moins vifs d’esprit. S’ils n’hésitent pas à se cacher, certains restent pourtant en plein milieu à attendre de voir leur crâne explosé en morceaux.

Finalement, si la lenteur du personnage ne nous a pas spécialement gênés dans une partie basée sur des couloirs et somme toute assez courte en termes de distance, permettant d’avancer rapidement, les développeurs nous ont parlé d’un level-design plus ouvert par moments. Il n’empêche, les déplacements ne donnent pas envie de pousser l’exploration. Espérons donc que le titre mise plutôt sur des niveaux de types couloirs, rythmés et bourrés d’action, comme nous avons pu le voir.
Si les fans auront un jeu plus que correct pour prolonger l’univers Robocop, il faudra attendre le test complet pour savoir si ce titre peut espérer toucher un public plus large. Officiellement, Robocop : Rogue City est prévu pour une sortie mondiale, légèrement repoussée, en date du 2 novembre 2023 et arrivera sur Xbox Series X|S, PlayStation 5 et PC.