Women of Xbox UK : Louise O’Connor s’est racontée dans le premier podcast

«Rare, carrière de rêve» le 25 mars @ 14:152021-05-22T09:15:01+02:00" - 0 réaction(s)

Louise O’Connor, Productrice Exécutive du très attendu Everwild, a lancé en octobre dernier l’émission Women of Xbox UK qui mettait en avant les développeuses des Xbox Game Studios au Royaume-Uni. À l’issue de l’épisode spécial pour la Journée Internationale des droits des femmes, O’Connor a annoncé le début du podcast éponyme, dont elle serait la première invitée pour honorer son initiative. O’Connor a donc pris le temps de revenir sur sa carrière et les éléments qui en ont fait l’aventure rêvée.

Vous pouvez retrouver les informations partagées sur Everwild ici :

Everwild : de l’inclusion à la connexion à la nature pour cette exclusivité Xbox

Quelques fun facts

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Charleyy Hodson a jugé bon de poser quelques questions à la gameuse qu’est O’Connor et voici ce qu’on en retire :

  • The Blues Brothers est le premier jeu auquel elle a joué sur Commodore 64.
  • En tant que geek des jeux d’horreur, elle adore la licence Resident Evil et Resident Evil 4 est son jeu favori.
  • La pêche dans Zelda est ce qui la fait le plus rager alors qu’elle y arrive facilement dans Virginia et Stardew Valley. Quelques manettes y sont restées.
  • Si elle devait choisir un personnage ou un méchant préféré issu d’un jeu il y aurait évidemment Claire Redfield en première ligne mais elle aime aussi particulièrement Leafos et Berry de Viva Pinata qu’elle a non seulement animés, mais interprétés. Elle garde un lien particulier avec les deux puisqu’elle a pu leur insuffler une personnalité.
  • Si elle devait choisir un projet sur lequel travailler, qu’il soit passé ou à venir, ce serait un jeu de combat. En tant qu’ex-animatrice et fan de Street Fighter elle ne serait pas contre une pincée de karaté. Les fatalities de Mortal Kombat ça serait cool pour elle.

Une entrée pour le moins inattendue

Louise O’Connor travaille chez Rare où elle a commencé en tant qu’animatrice depuis maintenant 22 ans et la rétrospective de son aventure est aussi belle qu’elle était incertaine au départ. Inconditionnelle de la discipline, elle a étudié l’animation classique à Dublin et se rêvait dans les studios de Disney et de Ghibli dont elle est une grande fan et alors qu’elle n’a jamais songé à intégrer le monde du jeu vidéo comme créatrice, les circonstances et le hasard l’y ont ensuite parachutée.

En effet, après avoir rencontré son mari actuel à la fac, lui aussi animateur, et être tombée enceinte à 18 ans, elle devait trouver un job urgemment. Elle raconte alors qu’un contact au Royaume-Uni, lui aussi issu de Dublin, les a informés qu’un studio du nom de Rare cherchait des animateurs et qu’ils venaient de sortir un jeu, il s’agissait de Goldeneye. O’Connor se souvient y avoir joué et pensé « oh mon Dieu c’est trop bien, pourquoi j’aime tant ça » et alors qu’elle a rêvé de travailler dans le cinéma toute sa vie, elle avait devant elle une industrie dont elle n’avait pas entendu parler et qu’elle adorait déjà.

Elle et son mari y ont postulé et travaillé depuis, et elle a tenu a préciser que dès le début de sa carrière ils se sont accordés sur le fait qu’elle travaillerait et que son mari serait au foyer pour s’occuper de leur fille. Si ce choix leur a valu quelques regards de travers, le couple a quand même pu faire face aux challenges que sa situation imposait.

Le tournant de sa carrière

Le travail de Louise O’Connor sur le jeu de plateforme Conker’s Bad Fur Day lui permettra plus tard de devenir responsable de l’animation, puis Directrice Artistique et enfin Productrice Exécutive sur son projet actuel. Elle décrit Conker comme le projet de rêve à l’époque puisqu’il contenait des parodies de films et était conçu au sein d’un groupe soudé. L’équipe a voulu lui donner plus de responsabilités qu’elle a accueillies volontiers avant d’apprendre des notions sur les cutscenes et d’autres disciplines qui la feront progresser.

En outre, lorsqu’elle a accédé à des rôles à responsabilité, elle s’est découvert un talent naturel dans les rapports humains qui l’a mené au poste de Directrice Artistique même si elle ne pense pas nécessairement avoir excellé dans ce rôle. Rare qui travaillait à l’époque sur Kinect Sports Rivals cherchait un directeur pour l’équipe d’incubation et O’Connor s’est proposée, elle a alors pu travailler sur Sea of Thieves qui commençait à prendre forme et sur Everwild qu’elle a vite choisi de superviser.

La productrice a noté que beaucoup de femmes ne se présentent pas pour ce genre de rôles (directrice d’incubation) parce qu’elles ne pensent pas cocher toutes les cases, elle soutient que vous devez au contraire vous lancer et amener vos propres compétences pour la fonction.

La grande famille Rare

Le studio britannique est souvent cité comme un lieu de travail idéal et la productrice n’a logiquement pas tari d’éloges envers son second foyer. À ses débuts il y avait en fait une crèche chez Rare, ce qui lui a permis de rester proche de sa fille : une vraie source de motivation et un témoignage de l’importance que le studio accorde à sa famille élargie avec d’autres initiatives comme le « family fun day » ou sa journée créative pour les enfants.

C’est aussi en portant cet ethos d’ambiance familiale que la direction s’assure du bien-être de chacun avec un travail tout particulier sur la D&I (Diversité & Inclusion) et la santé mentale. Cette dernière s’est d’ailleurs démocratisée dans les Xbox Game Studios. L’autre partie de la famille est bien évidemment la communauté avec laquelle Rare a voulu renforcer la connexion via Sea of Thieves. Les joueurs ont en effet droit à des mises à jours régulières sur le titre, où les développeurs répondent à leurs questions avec une ouverture qu’ils disent chérir.

Les bénéfices du mentorat

Le mentorat a déjà été mentionné par les développeuses Xbox comme une pierre angulaire de leur carrière dans le jeu vidéo et O’Connor a profité de l’interview pour partager son expérience et définir plus précisément le rôle d’un mentor. L’un des avantages de travailler chez Xbox est d’avoir à disposition « des personnes incroyables » dont Kiki Wolfkill, directrice chez 343 qui a su prêter son oreille mais aussi parler de manière objective et lui permettre de prendre du recul comme tout mentor devrait le faire.

Cependant, même si ces qualités sont requises, tous les tuteurs ne se ressemblent pas et vous devez chercher celui dont la façon de travailler vous convient et qui saura vous offrir l’orientation mentionnée. Women of Xbox UK a mis l’accent sur le tutorat pour permettre aux gens d’avoir une vraie opportunité de carrière dans le jeu vidéo, où on peut vivre de sa créativité et faire partie de quelque chose de spécial. O’Connor déclare aussi vouloir changer la perception négative du milieu qui, même s’il est effectivement teint par les histoires de sexisme reste génial selon elle. Rare travaille à le rendre plus inclusif et vous y êtes toujours les bienvenues.

Concernant les initiatives féminines que les aspirantes à l’industrie du jeu vidéo peuvent suivre, Louise O’Connor a teasé un certain nombre de surprises de la part des différents studios britanniques de Women of Xbox UK et des occasions de réseautage dans les évènements prévus par Xbox dès la sortie de la pandémie.

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