DOOM franchit un cap incroyable : des neurones humains cultivés en laboratoire apprennent à jouer au FPS culte

Un nouveau cap étonnant vient d’être franchi dans l’histoire déjà insolite de DOOM. Alors que le classique d’id Software a été porté sur toutes sortes d’appareils improbables depuis plus de 30 ans, une expérience scientifique pousse l’idée encore plus loin. Des chercheurs ont en effet réussi à faire jouer des neurones humains cultivés en laboratoire au célèbre FPS. Une prouesse qui mêle jeu vidéo, biologie et informatique expérimentale.
Des neurones humains capables de jouer à Doom
DOOM est devenu au fil des années une véritable référence technologique. Le jeu de tir de 1993 a été exécuté sur toutes sortes de supports inattendus, allant du BIOS d’une carte mère à des objets improbables comme un test de grossesse ou un oscilloscope. Dans cette tradition un peu folle, le studio technologique Cortical Labs vient d’ajouter une démonstration encore plus surprenante, comme l’a repéré PC Gamer.

Cette entreprise s’était déjà fait remarquer en cultivant des cellules cérébrales humaines sur une puce électronique afin de leur apprendre à jouer à Pong. L’équipe a désormais décidé d’aller plus loin en tentant d’entraîner ces neurones à jouer à DOOM. Selon le Dr Brett Kagan, la tâche s’est révélée bien plus complexe que pour le jeu d’arcade d’Atari, car DOOM propose un univers en 3D, des ennemis et un environnement à explorer.
Pour réaliser cette expérience, les chercheurs ont utilisé le CL1, présenté comme « le premier ordinateur biologique programmable ». Ce système repose sur des cellules cérébrales humaines cultivées à la surface d’une puce en silicium capable d’envoyer et de recevoir des signaux électriques. Observé au microscope, l’ensemble ressemble à une surface organique irrégulière parcourue de connexions électroniques.
Le défi consistait alors à traduire l’univers numérique de DOOM dans un langage compréhensible par ces neurones. Comme l’explique le Dr Alon Loeffler, les chercheurs ont dû convertir les informations visuelles du jeu en signaux électriques interprétables par les cellules, un travail réalisé en collaboration avec le chercheur indépendant Sean Cole.
Comment les cellules contrôlent le héros du jeu
Concrètement, les images du jeu sont transformées en différents motifs de stimulation électrique envoyés aux neurones. Ceux-ci réagissent en produisant une activité cérébrale qui peut ensuite être interprétée par le système informatique afin de déclencher des actions dans DOOM.

Le directeur technique de Cortical Labs, David Hogan, explique par exemple que lorsqu’un démon apparaît sur la gauche de l’écran, certaines électrodes stimulent les cellules situées du même côté sur la puce. Les réactions des neurones sont ensuite traduites en commandes pour le personnage. Selon le motif d’activité détecté, le DOOM Slayer peut tirer ou se déplacer dans l’environnement.
D’après le Dr Brett Kagan, les cellules sont bel et bien capables d’apprendre à jouer. Elles reçoivent des informations, envoient des commandes pour déplacer le personnage et parviennent même à repérer les ennemis et à tirer sur eux. Le système montre donc un processus d’apprentissage comparable à celui observé chez les êtres vivants.
Le scientifique tempère toutefois les attentes. Pour l’instant, ces neurones jouent « comme un débutant qui n’a jamais vu un ordinateur », ce qui reste logique puisqu’ils découvrent littéralement ce type d’interaction. Les cellules meurent souvent en jeu, mais elles apprennent progressivement grâce aux retours reçus, un peu comme un humain ou un animal qui améliore ses performances avec l’expérience.
Reste maintenant à voir jusqu’où sera poussée cette expérience particulièrement impresionnante, mais égalmeent à voir sur quel autre support surprenant sera porté DOOM.
Sûrement pour la future IA de Sony qui va jouer à ta place…👍
Déja que l’expérience de pong était clairement truquée (physique de la boule modifiée pour toujours atteindre la raquette) c’est pas avec ça que tu vas faire de bons ratios à Call of !