Test – Left 4 Dead 2

They’re all gonna die too !
Dans ce monde oppressant et dangereux, la vie n’est pas facile. Entre les créatures menaçantes au teint blafard, les êtres hurlant à vue, et les démones vous aspirant votre flux liquide encore plus vite que vous l’avez emmagasiné. Mais votre belle-mère, vos enfants et votre femme ne sont pas le sujet du jour puisqu’il existe une menace étonnement bien plus grande : les infectés.
Nous espérons que ce guide de survie saura vous aider dans votre quête de liberté et de tranquillité loin de la menace de la combinaison entre la grippe A et son vaccin.
Hihihihihihi

Left 4 Dead 2 nous propose de prolonger l’aventure de survie et pour cette suite, on fait table rase sur tout à l’exception du concept et du gameplay de base. Même les survivants sont différents !
Vous devrez ainsi parcourir, dans un jeu à la première personne, des lieux répartis en 5 campagnes où l’inconnu et suspense sont maîtres mots afin d’arriver à un point d’extraction salvateur pour vos quatre survivants contrôlés par d’autres joueurs ou par l’IA. Bien évidemment, ces chemins ne sont pas parsemés de pâquerettes et de Bisounours, mais de cruels, fourbes et sadiques zombies infectés qui n’ont qu’une idée en tête : vous ajouter dans leur wishlist de Noël juste avant le DVD de Patrick Bosso et après le dernier album de Mireille Mathieu.

Heureusement, vous ne vous baladerez pas avec votre guitare pour leur chanter des sérénades, mais pour en balancer des grands coups dans la tronche. Si vous êtes plus du genre sportif, vous pourrez toujours vous amouracher de la batte de baseball ou de criquet. Et oui ! Afin d’enrichir les armes, les développeurs ont ajouté une dizaine d’objets de corps à corps souvent délirants, mais toujours meurtriers. A un tel point qu’on s’éclate à chaque « boing » résonnant après un coup bien placé de poêle à frire en pleine tête. Ces armes de contact remplaceront si désiré l’emplacement pour les pistolets de base. Rassurez-vous, les armes à feu sont toujours présentes et voient leurs rangs agrandis avec de nouveaux modèles de fusils de chasse, mitrailleuses, mitraillettes, fusils à pompe et pistolets aux caractéristiques sensiblement différentes les uns des autres en termes de dégât, vitesse de tir, vitesse de rechargement et portée.

Rajoutons à cela les armes spéciales qui ne sont ni upgradables, ni rechargeables (et donc à utilisation limitée), mais diablement productrices de chair à zombies à fort rendement ; à savoir la tronçonneuse, le lance grenade et le magnum.
Vous avez bien lu un peu plus haut le terme upgradable. Il n’est pas présent pour rien, puisque vous pourrez dans une certaine mesure upgrader vos armes à feu pour augmenter leur efficacité avec une visée laser améliorant la précision, des cartouches explosives pour faire de gros trous dans les ennemis, et enfin les balles incendiaires pour suivre les paroles de Johnny Halliday.

Du côté des objets, quelques nouvelles options sont présentes, comme le défibrilateur permettant de ressusciter sur place un allié décédé, la dose d’adrénalyne boostant vos réflexes pendant quelques secondes, la bouteille de vomi pour leur montrer que c’est pas agréable de se faire vomir dessus, puis tabasser par des créatures mort-vivantes.
Au total c’est pas loin d’une trentaine d’armes que vous aurez à disposition. Un vrai arsenal de malade !
Meuuuuh !

Et croyez-moi, cet arsenal ne va pas être de trop dans votre quête de survie.
On peut tout d’abord remercier l’IA ennemie encore plus coriace et des ennemis (spéciaux comme classiques) mieux organisés qu’avant qui vous feront réfléchir à deux fois avant de choisir la difficulté expert. Le mode normal s’apparentant presque au mode avancé, je vous laisse faire le calcul de l’enfer que proposent les modes avancé et expert. Ces derniers sont donc réservés aux groupes soudés et bien rôdés, et non pas le chaland affublé de 3 IAs alliées toujours aussi limitées.

La deuxième raison de ne pas se croire à l’abri de tout danger vient des cartes. Très vastes et ouvertes, la menace peut venir de partout, et souvent en même temps, donnant lieu à des passages très intenses et tendus comme le pont ou le centre commercial et ses alarmes qui rameutent les zombies énormes sur vous jusqu’à ce que ces dernières soient éteintes, ou que ce soit vous qui le soyez… A noter qu’en plus du placement aléatoires de zombies déjà présent dans le premier opus, certains passages changent d’une partie à l’autre, ouvrant un chemin plutôt qu’un autre. Même si les déviations sont minimes et souvent sans grande influence sur le reste, cela augmente un peu l’aspect inattendu du jeu, et par conséquent, la pression de ce qui peut se trouver derrière chaque coin de couloir, de rue ou derrière chaque porte.

La troisième raison, et non la moindre vient des infectés spéciaux. Non seulement ces derniers n’attaquent plus vraiment seul, puisqu’ils s’organisent pour vous tomber dessus à plusieurs et distraire les alliés en même temps, séparant ainsi vos forces, mais en plus, les Smokers, Hunters, Boomers, Tanks et Witchs ont invité trois nouveaux types d’ennemis : les Chargers au bras difforme et à la force bestiale vous poussant sur des dizaines de mètres pour finir par aplatir votre crâne violemment contre le sol ; les Spitters font plus dans la distance en vous crachant des mollards d’acide très dangereux ; et enfin les Jockeys, ces petits êtres frêles et difformes vous aveuglant et vous forçant à vous diriger où bon leur semble pour, par exemple, vous faire tomber d’un précipice, vous forcer à vous baigner dans des flammes, ou vous faire rencontrer des potes infectés afin qu’ils vous bizutent un peu à coup de tatane.

Vous pourrez aussi bénéficier d’un mode réaliste (activable en multijoueurs uniquement), enlevant tout indicateur de présence d’objet ou même des alliés, vous forçant à passer du temps à chercher de l’équipement pour survivre, et à rester groupés sous peine de perdre les autres de vue et de vous précipiter vers votre mort gameoveresque.
Comme on dit à l’armée : « T’as signé, c’est pour en chier ! ».
Huuuuu

Le jeu n’est clairement pas le plus beau jeu de la console, sans pour autant être moche, mais offre cependant un aspect visuel agréable avec chaque campagne, chaque carte possédant ses caractéristiques et son ambiance. J’en vois déjà plusieurs rire et prétendre d’avoir moins peur en plein jour qu’en pleine nuit ! Vous le regretterez car vous faire prendre en duo par une witch et un tank dans le tunnel de l’amour, secondés par deux autres larrons infectés, va vous apprendre une nouvelle signification des mot terreur et pression. La mise en scène est mise plus en avant, sans pour autant gêner la liberté de jeu. Cela se traduit par des passages extrêmement intenses bien plus fréquents qu’avant.

Les cartes sont moins redondantes, notamment au niveau des finals qui devraient surprendre à chaque fois pour chaque campagne en les rendant plus interactives et spectaculaires (remplir une voiture d’essence contenue dans plusieurs bidons pour pouvoir partir avec, mettre en place un concert de rock pour faire signe aux secours, traverser un pont infesté de zombies, faire un chemin sur une campagne entière aller-retour en économisant au maximum parce que le chemin du retour plus difficile ne verra pas ses objets renouvelés, un niveau avec des witchs tous les 10 mètres…).

La prise en main, elle, n’a pas changé d’un poil et reste très instinctive : un bouton pour le saut, un pour recharger, un pour attaquer, un pour s’accroupir, un pour faire demi-tour, un pour repousser et un pour switcher entre les armes que l’on peut transporter. Les objets se sélectionnant toujours via la croix directionnelle. Très accessible, donc.
Left 4 Dead 2 est toujours autant axé coopération et multijoueur qu’avant. On retrouvera ainsi la possibilité d’effectuer les campagnes dans leur intégralité ou en partie avec des gens sur le Xbox Live ou en local (2 joueurs humains maxi), et nouveauté, les parties multiconsoles pour les amateurs de LAN.

Au niveau des fonctionnalités, vous aurez la possibilité de choisir un serveur dédié officiel pour héberger vos parties, ou d’héberger une partie de manière bien plus classique. Je vous conseille la deuxième solution, les serveurs dédiés étant souvent saturés, provoquant un lag important.
Deuxième fonctionnalité assez pratique, la possibilité de former une équipe de quatre joueurs et d’aller chercher des adversaires dans un mode de jeu souhaité. Pratique pour chercher d’autres groupes sans vous retrouver à affronter vos amis parmi des étrangers.
Ouiiiin

D’autres modes de jeu viennent se greffer au mode campagne, à commencer par le bien connu mode versus, proposant de vous replonger dans les campagnes avec une équipe de 4 survivants contre tous les infectés fortement épaulés par les infectés spéciaux incarnés par des joueurs. Et c’est là que l’on prend conscience de la richesse et de la diversité des infectés permettant enfin de leur côté un vrai aspect stratégique qui peut s’avérer fatal aux survivants en fonction de leur compétences. Les cartes sont toujours aussi bien pensées et proposeront un challenge ardu pour les deux camps.

Le mode survie quant à lui ne change pas trop du premier opus et vous propose toujours de survivre, sur des petits greffons de cartes existantes, à des vagues non stop d’infectés secondés par les infectés spéciaux qui se reproduisent encore plus vite que des lapins. Et tout ça pour faire le meilleur chrono possible !

Enfin, le nouveau mode de jeu présent dans cet opus se nomme Collecte et vous demandera de récupérer le plus de jerricans d’essence possible (16 par morceau de carte de campagne disponible) et de vider leur contenu dans une machine tout en combattant les hordes d’infectés qui vous assailliront de toutes parts. Ce sera à l’équipe qui aura remporté le plus de manches en tant que survivants que reviendra la victoire. Et là encore, une cohésion d’équipe et une collaboration dignes d’une équipe soudée de sentai sera nécessaire pour mener à bien cette intense épreuve.
Le Bilan
On a aimé
- Toutes les nouveautés
- Jeu encore plus intense, oppressant et plus fun
- Schéma des campagnes moins répétitif
- La durée de vie et la difficulté revue à la hausse
- L’ajout d’une vraie optique stratégique et coopérative chez les infectés
On a moins aimé
- Les mêmes choses que dans le premier opus
- Se faire acidifier
- Se faire monter dessus
- Se faire éclater la tête contre le sol
- S’énerver contre l’IA alliée toujours aussi bancale
Conclusion du test de Left 4 Dead 2
GROUAAAAAAH !!
{{Left 4 Dead 2 arrive à renouveler, avec une facilité déconcertante, l’intérêt du concept de Left 4 Dead premier du nom. Tellement d’ajouts et de modifications ont été apportés qu’il serait plus qu’indécent et incorrect de le qualifier d’add-on ou de DLC. Left 4 Dead 2 est un vrai jeu, une vraie suite qui, encore une fois, remplit son pari d’offrir une expérience de jeu à la fois fun, intense et différente de ce que propose la concurrence.
Si vous avez adoré le premier, vous idolâtrerez cette suite en tous points supérieure. Et si vous n’avez jamais voulu ou pu aborder Left 4 Dead, il serait temps de vous y mettre pour ne pas passer à côté d’un petit bijou de fun et de convivialité qui pourrait bien combler vos longues soirées pendant quelques années.}}
Tien coup de coeur ! Me voilà étonné ! Bah très logiquement d’accord avec tout ce qui a été dit… Ca promet une nouvelle série de soirées riches en massacre. A noter également que les scores en versus sont mieux étalonné qu’avant. Les passages les plus difficiles compte pour plus de point que les autres (tel passage ou on doit allumer une alarme pour passer peu être court mais valoir 25% du parcours). Les infecté gagnent des points en mettant les survivants à terre, et les survies ne rapportent plus… Lire la suite »
rien a reprocher left4dead2 c’est que du lourd :p mais ca la majorité des gens qui y ont goûté le savent
Eh bein, le score maxi. J’ai rarement vu ça sur Xboxygen.
Il doit poutrer ce jeu?
Vivement que le miens arrive dans la boite aux lettres 🙂
testé la démo et pas accroché du tout. bon, je pense que pour apprécier le jeu, faut le faire en multi.
@work44 : Je confirme, c’est là où il prend tous son sens. Le solo tu le fait une fois pour le fun et c’est tout. Tu y retournes juste en coop. D’ailleurs, si Valve avait mis juste un bout de map en versus (multi) ne serait-ce qu’avec un temps imposé, les gens qui connaissent pas l’auraient déjà acheté.
Moi je le récupère vendredi à la poste parce que mon facteur ou factrice c’est pas donner la peine de le mettre dans la boîte !
*pas content*
Enjoué du premier opus (sauf en multijoueur qui fut pourri par des p*tains de tricheurs, bref) … Je suis ravi de ce retour et rien à redire au test, on s’éclate !!! Si, une bande son superbe, judicieuse et des détails sonores pouffants en ce qui concernent certains zombies en tenues spéciales ^^ Dernier éclat de rire: je fais un beau trou bien large au fusil à pompe dans le bide d’un zombie commun, il reste debout et se met à regarder les dégâts, Bouyahahah … {(Joli clin d’oeil à… Lire la suite »