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Test – Remember Me

Test – Remember Me
Le 12 août 2013
Le 12 août 2013

Futur proche

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Paris, 2084, les souvenirs s’échangent, s’effacent, et semblent pouvoir être modifiés… Et la révolte gronde : les « Erroristes », qui forment un mouvement de rébellion contre le géant Memorize (sorte de global company et véritable banque de données massive de souvenirs), sont plus que jamais déterminés à en finir avec ce monde à la pointe de la technologie et les abus inhérents à ces découvertes. Nilin, l’héroïne de cette aventure, se retrouve au cœur d’une intrigue à base de manipulations et révélations en tout genre, avec un gros paquet de questions existentielles à la clé.

Trou de mémoire

Passé et futur se croisent à Néo-Paris

L’histoire de Remember Me nous plonge au cœur d’un futur en déclin, gangréné par une invention révolutionnaire, censée changer pour toujours la face du monde – et en bien ; evidemment, comme le résume très bien le célèbre adage : « l’Enfer est pavé de bonnes intentions ». Car dans ce futur à la pointe de la technologie, les inégalités n’ont jamais été aussi marquées : la richesse des individus n’est plus un souci pécunier dans ce futur utopiste, car les plus miséreux sont ici pauvres d’esprit, tout simplement. Une caste supérieure s’est mise en place, aux dépens des plus faibles qui errent dans les souterrains de Paris. Cette population « néo-bourgeoise » vit à l’abri de ces âmes en peine, semblables à des coquilles vides (nommés Leapers), et est protégée par un système de sécurité efficace (composé essentiellement de drones) mais surtout grâce à la forteresse de la Bastille qui emprisonne un maximum de réfractaires au système parmi lesquels de nombreux Erroristes, dont l’entreprise est de réduire à néant l’influence du géant Memorize.

Notre histoire commence ici. Nilin, une chasseuse de souvenirs amnésique se retrouve enfermée à la Bastille, prête à subir un effacement encore plus profond de la mémoire, lorsqu’un personnage véritablement au centre de l’intrigue va l’aider à s’échapper, et lui proposer de s’associer à lui pour renverser le cours des choses.

Cette aventure présente un aspect original de la SF avec un sujet comme la mémoire, déjà abordé dans quelques œuvres mais bien moins dans une œuvre vidéoludique à proprement parler. L’exercice avec Remember Me est parfaitement maîtrisé si l’on considère que c’est le scénario qui est ici au service du jeu. Semblable au déroulement d’une œuvre de K. Dick par exemple, le joueur est directement placé dans son aventure, sans qu’il nous soit donné plus de détails sur le personnage.

Combatez avec élégance

Ce futur proche, jouit de nombreuses innovations et technologies, sans que nous soient expliqués leur fonctionnement ou leur origine. Car bien qu’étant un pur sujet de science-fiction, ce ne sont pas les détails ni les prouesses du futur qui marqueront le joueur mais l’évolution de ses personnages et c’est en ça que l’on peut associer le scénario à une œuvre de K. Dick (auteur de ‘Blade Runner’, ‘A Rebrousse Temps’ ou bien encore ‘Total Recall’…). Notre Héroïne, Nilin, est en proie à de lourdes questions existentielles, dues au fait d’avoir perdu sa mémoire ou plus précisément d’évoluer dans un monde où cette mémoire ne semble jamais acquise. Le scénario réserve même quelques surprises et rebondissements bienvenus car sans trop en dire, on pourra néanmoins vous dévoiler que Nilin est liée à de sombres secrets… oui !

Le prologue du jeu se présente tel un film, avec le déroulement du générique en introduction et la présentation de l’équipe créative du jeu. Cet aspect cinématographique collera au titre tout le long de votre aventure grâce, d’une part, à un système de gestion automatique de la caméra parfaitement réglé, qui ne laisse au joueur que de rares occasions de se perdre ; et d’autre part, grâce à une mise en scène minutieuse, qui met de vastes décors variés au service d’un environnement dynamique et vivant. Les lieux et places de Remember Me sont parsemés de détails pour qui y prêtera attention. Les Parisiens eux-mêmes pourront reconnaître le tracé de certaines lignes de métro !

Sales bêtes

Seul regret, la « population» qui compose ces décors est plus souvent faite de gens à l’agonie ou bien d’automates réglés sur leurs tâches ménagères, finalement pas très vivants… On regrette évidemment ce manque d’interaction avec cet univers dans lequel on évolue tant il reste intrigant, et c’est finalement ce côté film qui pêche ici : on est constamment guidé et il est quasi impossible de se perdre, si bien que l’aspect exploration serait presque futile si l’on y avait pas déposé des « upgrades » , ces fameux objets qui permettent d’augmenter vos performances, à quelques pas seulement du circuit tout tracé de votre aventure.

Bien que le scénario soit étoffé et riche en rebondissements, Remember Me se boucle très vite : à peine une dizaine d’heures de jeu. Et du fait de la qualité de la narration, ça semble encore plus rapide, un comble ! Une deuxième partie permettra certainement de récolter les dernières upgrades cachées du jeu mais même en comptant les divers galeries d’images déverrouillables, cela demeure bien mince en regard du prix d’un jeu neuf.

L’effaceuse

La progression dans le jeu reste donc toujours très linéaire : bien qu’on ait à faire à un environnement vaste, toujours en mouvement et fourmillant de petites animations disséminées çà et là -et même si paradoxalement le fameux « effet couloir » ne se ressent jamais ici- nos déplacements se réduiront très vite à suivre une trajectoire toute tracée, tant l’environnement manque de différents objets interactifs. Une sorte de GPS intégré vous indique toujours la direction à suivre, les lieux à atteindre, mais toujours de façon subtile, ce qui nous empêcherait presque de faire passer ce côté dirigiste de Remember Me pour un défaut.

Un des plus grands attraits du jeu, en plus de son univers graphique, sera les phases de remixage de la mémoire. Plongé dans un souvenir en particulier, vous serez capable d’interagir avec certains objets si vous avez l’œil assez vif pour les repérer. Certaines actions ne satisferont pas le but espéré et il faudra choisir judicieusement quels objets activer, certains pouvant entraîner d’autres futurs… Un attrait certain car fort bien intégré au jeu, au scénario mais également grâce aux commandes bien pensées, mais dont les occurrences se comptent sur une main dans tout le jeu ! Inutile de le cacher, c’est une petite déception : on aurait adoré participer à plus de séquences de ce genre.

Le gameplay du jeu peut être divisé plus simplement en deux parties : l’une correspondant aux phases de progression/infiltration très semblables en certains aspects à Assassin’s Creed par exemple (mais un poil différente au niveau des commandes du personnage) où il s’agira également de pirater ou voler des souvenirs à distance ; et l’autre désignant les phases de combat. Celles-ci seront nombreuses et viendront souvent ponctuer votre progression, par vagues successives. Le système de combat repose sur le principe des combos : vous débloquerez ces combos au fur et à mesure de votre progression et chaque coup peut avoir un effet différent (puissance, regain de vie, gain de temps). Chaque combo est personnalisable via une interface du menu pause, qui permet d’apporter un aspect plus stratégique au titre et qui permet aussi de ne pas rester bloqué trop longtemps devant une difficulté : essayer différents enchaînements de combos vous garantira d’arriver très vite au bout du jeu.

Le contraste entre deux mondes

Enfin, plusieurs pouvoirs (au nombre de 5) viendront vous aider pour les combats les plus difficiles. L’invisibilité ou encore le piratage d’IA vous permettent, en combat, couplé aux différents combos choisis, de rendre votre personnage surpuissant. Ces pouvoirs sont tous aussi variés que le type d’ennemis à affronter mais montreront leur véritable potentiel pour les dernières missions uniquement : une fois tous découverts et contre une unité composée de plusieurs types d’ennemis (humains/drones…), les combats s’avèrent terriblement jouissifs et peuvent véritablement donner du fil à retordre, entre deux phases de voltige. Dommage évidemment que ces sensations de jeu ne se ressentent qu’à la fin du jeu, mais la façon d’aborder l’histoire de Remember Me démontre qu’il en est de toute façon mieux ainsi.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’aspect graphique du titre
  • Le scénario bien ficelé
  • Un bon sujet SF
  • Agréable à jouer, aucun dysfonctionnement
  • Le remix de mémoire
  • Les drones
  • Certains ennemis presque invincibles
  • Finalement court

Conclusion du test de Remember Me

On ne s’oublie pas
Le scénario de Remember Me puise dans les classiques de science-fiction tout en étant capable de dévoiler une véritable identité. La construction de l’environnement, somptueusement dessiné, se met littéralement au service de cette formidable aventure. La ville de Paris dans le futur, bien qu’effrayante, garde un côté charmeur, et c’est même un petit plaisir en tant que Parisien de parcourir les rues pour une fois, même dévastées, de notre capitale. La grande qualité du titre reste cette maîtrise du scénario, ainsi que la mise en scène. La faible durée de vie ou encore le côté un peu trop dirigiste du jeu, qui forment les principales faiblesses du titre, auraient pu à tout moment éclipser la formidable aventure graphique qu’est Remember Me.

C
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Remember Me

Développeur : Dontnod
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 07/06/2013

commentaires

6 Commentaires
T
Tipiak
13 août 2013 15h17

Ça confirme ce que j’en pensais: ça a l’air vraiment sympa. Un jour sûrement donc, à petit prix. Merci pour le test !

D
deadlyegoalan
14 août 2013 11h46

ce jeu m’intéresse mais l’héroine est affreuse alors je voudrais savoir si ce personnage est imposé ou si on peux le créer de A à Z comme dans mass effect ?

T
Tipiak
15 août 2013 3h48

Le perso est imposé, il me semble.

D
deadlyegoalan
15 août 2013 17h06

Baahh… ok merci :’-(

M
MrCandyCookie
21 septembre 2013 10h19

Après avoir lu ce test , je pense que je l’achèterais mais d’Occasion lorsque mon porte monnaie me le permettra, les jeux linéaires ne m’ont en aucun cas posé problème , mais c’est vrai que de temps en temps surtout lorsque l’on a une Direction Artistique digne de ce nom on ne peut s’empêcher d’allez fouiner un peu partout , Mais bon si le Scénario tient ses promesses , Alors il sera mien :->

J
jmabate
7 septembre 2014 21h06

je l’ai trouvé à 10€ dans un magasin de jouez…je le trouve visuellement très beau ainsi que le scénario très accrocheur…le coté dirigiste, plateforme et combat sont les points faibles, mais n’enlève en rien le charme du jeux…une bonne surprise en ce qui me concerne !

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