Test – Casque Turtle Beach Atlas Air – Le casque le plus aérien du marché

Idéal pour l’été ?
Modèle haut de gamme accompagnant le renouvellement du matériel de Turtle Beach avec les casques Stealth 500 et 600 de troisième génération, l’Atlas Air délaisse l’approche furtive et sa conception “fermée” pour une approche plus ouverte. Sans-fil, son de 24 bits, multi plateformes, une esthétique unique, autant d’arguments qui piquent la curiosité. Proposé au tarif de 179,99 €, reste à voir s’il satisfait aux standards de qualité audio et de confort qu’on est en droit d’attendre pour une telle tarification.

Up in the air
C’est d’abord une architecture particulière qui est mise en avant par le constructeur californien, Turtle Beach se targuant d’offrir “la conception ouverte avec les premiers écouteurs flottants au monde”. Rien que ça !
Rappelons d’abord le principe de cette conception qui consiste à assurer une circulation d’air entre les haut-parleurs et l’environnement extérieur. Le rendu sonore semble plus naturel, plus précis, pour autant on est aussi moins isolé qu’avec des casques dits “fermés”. Associés à ce choix, les écouteurs sont suspendus à l’arceau uniquement par des élastiques. La pression au niveau du crâne et des oreilles s’en trouve allégée et cette fixation permet un ajustement optimal et facile sur les oreilles.

Cette philosophie explique le choix des matériaux. L’ossature est faite de plastique, l’arceau est très aéré, recouvert d’un tissu maillé. L’absence de rembourrage n’est pas un problème en termes de confort, le casque étant étonnamment léger. Les écouteurs suspendus viennent compléter l’ensemble avec des oreillettes en tissu à mémoire de forme, très confortables.
Une sangle en scratch sous l’arceau s’ajuste à toutes les tailles et, oui, il est adapté au port de lunettes. Reste la question de la solidité sur la durée, que ce soit pour la structure en elle-même ou les élastiques présents, ce que seul un test de longue durée pourra éprouver.
Sur le plan du look, l’Atlas Air s’offre un design original avec ses oreillettes bombées. Il existe dans un unique modèle, en noir. Il est néanmoins possible de lui ajouter une touche de couleur moyennant la somme de 24,99 € via des coussinets et un bandeau pour arceau allant du bleu au rose ou au violet tout droit issu des années 80, le tout disponible directement sur le site du constructeur. Les goûts et les couleurs…

Outre le produit, qu’est-ce qu’on retrouve dans le package ? Un récepteur USB-C pour assurer la liaison sans fil sur les supports concernés, un micro qui a le bon goût d’être amovible, les traditionnels câbles tressés, que ce soit pour la charge ou l’audio pour une longueur d’1,80 m, et même une pochette de rangement. Celle-ci a le mérite d’être présente et, même si elle ne fait pas office de mallette de transport, elle est bienvenue.
Concernant la connexion avec les Xbox Series, point de sans-fil ou de Bluetooth. Il est possible de profiter de l’Atlas Air uniquement en le branchant directement sur la manette via le port jack dédié à cet effet. Si l’on regrette la possibilité d’en profiter en mode sans fil, saluons la présence du port jack de plus en plus aux abonnés absents sur ce type de périphérique. Ici, il n’y a pas de volonté d’induire en erreur le consommateur, le packaging fait exclusivement référence aux consoles de Microsoft en filaire et n’affiche pas la mention du macaron “Conçu pour Xbox”. Malgré tout, l’appareil reste fonctionnel sur ce support.
La liaison sans fil est présente sur les autres consoles de salon et également sur PC. Le Bluetooth 5.2 est également présent pour les mobiles, le PC et la Nintendo Switch.
C’est sur le côté gauche que se trouve l’emplacement du micro et où s’effectue la gestion des commandes. On y retrouve finalement assez peu de fonctionnalités pour cette gamme de produits : Quick Switch pour un basculement rapide entre le mode Bluetooth et la liaison sans fil (il n’est donc pas possible de mixer le flux des deux canaux), une touche permettant de gérer le Bluetooth et le bouton marche-arrêt. La modification du volume se fait directement au niveau de l’écouteur qui est une molette déguisée. C’est un bon point, ça permet d’y associer un mouvement spécifique et de s’approprier rapidement un geste récurrent.
Le micro vient, lui aussi, se loger dans cette partie et il est amovible. Une fois branché, il est désactivable à la volée en le rabattant vers le haut.
Avec l’économie de touches, les boutons tombent mieux sous la main qu’avec les autres modèles de la gamme. C’est intuitif, on prend facilement ses marques et il n’y a pas à mémoriser plusieurs actions par commande, ces touches n’étant pas multifonctions sauf pour la gestion du Bluetooth.
Dans le cas des Xbox Series, oubliez tout ce qui est dit au-dessus car la principale interaction se passe avec la molette du câble audio permettant d’augmenter ou de diminuer le volume, et c’est tout. Cette utilisation en mode passif a le mérite de ménager la batterie.
Du confort, mais pas que
En termes de ressenti et d’ergonomie, l’Atlas Air est un très bon produit et c’est peu dire d’affirmer qu’il est confortable. Son architecture lui assure une réelle légèreté, affichant sur la balance 301 g, microphone inclus. Il concourt donc dans la catégorie poids plume des périphériques et se fait oublier lors de longues sessions de jeu. L’ouverture des écouteurs contribue également à une sensation de chauffe moindre et raisonnable, même après plusieurs heures d’utilisation.

Le rendu sonore n’est pas en reste, il est même très convaincant. Les transducteurs de 40 mm ont une réponse de fréquence étendue de 20 Hz à 40 kHz. Nul besoin d’effectuer de préréglages pour bénéficier d’une expérience de qualité, le son retransmis est précis et spatialisé. C’est en partie dû à sa conception, le revers de la médaille résidant dans son isolation qui ne coupe pas totalement de l’environnement. Les milieux bruyants sont donc à proscrire.

Lors des tests réalisés avec le microphone, celui-ci nous a paru très correct. Avec une gamme de fréquences large, le son restitué est clair, la voix est captée sans être parasitée par les bruits nous entourant.
Il est néanmoins possible de personnaliser son expérience à l’aide de l’application Swarm II, disponible sur mobile et PC. Ce n’est pas sur Xbox que l’on va pouvoir mettre les mains dans le moteur, le programme nécessitant le dongle pour reconnaître le matériel ou le Bluetooth.
Sur mobile, l’application se trouve amputée de quelques fonctionnalités enrichissant l’expérience (comme Waves 3D), ce qui est dommage.
C’est donc du côté du PC que le logiciel de Turtle Beach se montre le plus complet.
Cette version offre en effet trois panneaux de configuration. Le premier gère les paramètres des hauts-parleurs et du microphone, le second s’ouvre sur l’égaliseur à 10 bandes, le dernier est relatif aux infos produit et réglages annexes, comme la veille ou la luminosité de la LED.

Outre l’accès aux traditionnels profils pré paramétrés mettant en avant certaines fréquences comme les basses, un égaliseur à 10 bandes est présent afin de créer son propre profil et d’en sauvegarder jusqu’à cinq distincts. Dans ce volet, la techno propriétaire “Superhuman Hearing” de Turtle Beach est également de mise. Pour rappel, en fonction du choix du joueur, celle-ci amplifie les bruits de pas, les coups de feu, etc.
Mais, ce qui mérite le plus d’attention est sans nul doute la spatialisation du son avec la technologie Waves 3D, ainsi que l’option qui offre un accès à une gamme de fréquences plus large avec un son en 24 bits et un taux d’échantillonnage de 96 kHz. Ces fonctionnalités retranscrivent bien les détails et complètent l’excellence du rendu sonore de l’appareil. Petit bémol cependant, ces options ne sont disponibles que sur PC.
Pour terminer le tableau, Swarm II offre aussi un large choix de modifications sur le microphone : réduction active du bruit, mise en avant de certaines tonalités dans la voix, augmentation des fréquences captées…
Reste la question de la batterie. Le constructeur nous promet une autonomie allant jusqu’à 50 h. Elle ne côtoie donc pas les sommets de ce qui se fait actuellement, pour autant elle reste dans la moyenne haute. De plus, la charge rapide vient s’ajouter à une autonomie déjà très confortable.
Testé sur Xbox Series X / PC
Le Bilan
On a aimé
- Le poids plume et l’ergonomie qui sont au rendez-vous
- La qualité sonore, encore plus sur PC
- L’autonomie importante et la possibilité de recharge rapide
- La compatibilité multiplateforme
- Le port jack !
On a moins aimé
- Le mode uniquement filaire sur Xbox Series
- Les fonctionnalités (Waves 3D, large gamme de fréquences, égalisateur à 10 bandes…) cantonnées au PC
- L’impossibilité de mixer les flux provenant de sources différentes
Conclusion du test de Test – Casque Turtle Beach Atlas Air – Le casque le plus aérien du marché
La fusion du confort et du son
L’Atlas Air se trouve être une excellente surprise. Son concept, efficace, se traduit dans les moindres détails et la qualité audio est au rendez-vous. Ce n’est malheureusement pas sur Xbox qu’il s’épanouit, bridé qu’il est dans cette version. La meilleure version du casque est à chercher du côté du PC où il bénéficie d’options très séduisantes et où il offre un rendu sonore incroyable.