Test – You Suck at Parking – Trials en voiture ?

Vroom Vroom Vroom !
Développé par Happy Volcano, tout jeune studio belge, You Suck at Parking est un jeu de voiture en vue de haut, où nous devons redoubler de talent afin de nous garer le plus rapidement possible dans chacun des niveaux proposés.
Même s’il s’en éloigne dans son objectif final, le titre du développeur flamand, sorti le 14 septembre 2022 et disponible immédiatement dans le Game Pass nous a fortement ramené à l’époque de jeux tels que Supermarket Shriek ou la série des Trials. Là où le premier proposait un mode multijoueur hilarant, le second quant à lui nous permettait de relever des défis compétitifs de haute volée. Voyons quelle formule nous est proposée ici.

Born to Rage
Le titre démarre sur un tutoriel simple et efficace qui nous apprend à contrôler le véhicule et nous explique l’objectif qui sera le même tout au long du jeu : garer sa voiture sur les places présentes dans les différents niveaux et cela en un temps donné variable selon les défis. Pour ajouter un peu de sel, une jauge d’essence vient presser le joueur à chacun de ses essais, ces derniers étant infinis dans la limite du temps imparti.

Ne tournons pas autour du pot, l’expérience se veut plutôt familiale et ne nous oppose pas de réelle difficulté. Malgré certains niveaux plus corsés que d’autres, aucun ne nous paraît insurmontable. Le challenge peut en revanche s’avérer plus ardu si l’on vise la « perfection ». Cette dernière consiste à finir un niveau sans aucun échec. C’est en terminant ces objectifs que l’on débloque des tickets permettant de passer aux épreuves suivantes par le biais d’un hub dans lequel nous nous déplaçons librement entre différentes îles jusqu’aux points d’intérêt suivants.
Nous éprouvons pas mal de plaisir à maîtriser le véhicule dans les deux environnements disponibles au lancement du jeu.
Le gameplay est fluide et déraper dans les virages à toute vitesse pour éviter la police qui cherche à nous arrêter ou frôler une bombe dans un virage afin de battre le meilleur score est enivrant. Les développeurs ont eu la bonne idée d’ajouter régulièrement de nouvelles mécaniques, sortant ainsi le joueur de sa zone de confort. Les premiers niveaux de chaque nouvel environnement donnent l’impression d’être un gros tutoriel pour arriver au défi final de chaque zone se trouvant sur les îles de maîtrise, déblocable uniquement grâce à la réussite d’un grand nombre de perfections.

Si certaines mécaniques, telles que le verglas instauré dans la seconde partie du titre, sont réussies et demandent vraiment de la concentration afin de les maîtriser, d’autres sont peu intéressantes voire très frustrantes : bonjour à vous les ventilateurs. Certains ajouts vont même augmenter la difficulté d’un niveau en y ajoutant de l’aléatoire. Heureusement pour les joueurs, une simple pression sur la touche Y permet de recommencer le niveau à zéro et ainsi enchaîner les essais. En revanche, sur Xbox One X nous constatons des lenteurs au niveau des chargements qui peuvent rendre l’expérience plus désagréable que sur Xbox Series.
Une machine bien rodée
Une fois la fin de carrière avec nos trois-cent-onze tickets d’or atteinte, nous retournons dans le menu et faisons un tour dans le Season Pass ici appelé « Ticket de stationnement », disponible pour 9,99 €. Premier constat : finir le jeu à 100% ne nous fait monter qu’au niveau dix-sept sur cinquante du Pass. Sans utiliser la carte bancaire, nous avons débloqué six items, dont une peinture et un bruit de klaxon qui n’a aucune utilité. Pas de quoi réellement donner envie de se dépasser pour arriver à la complétion ultime à part une pure satisfaction personnelle.

La nostalgie des jeux qui nous permettait de déverrouiller des skins et autres éléments cosmétiques simplement en jouant et non carte bancaire en main est encore plus présente lorsqu’on se rend à la boutique disponible en plus du Season Pass et qui propose des peintures entre deux et sept euros. Ce ne sont pas les trois voitures et les quelques cosmétiques disponibles dès le début qui nous font changer d’avis, surtout pour un produit proposé à 19,99 €, heureusement disponible sur le Gamepass.

Un cahier de route disponible dans le menu principal nous permet de voir les évènements à venir. Si les annonces sont plutôt fournies, nous espérons que les développeurs apporteront de nouveaux niveaux car si la campagne en compte suffisamment pour nous tenir en haleine un certain temps, ce n’est pas forcément le cas du multijoueur.
The floor is lava
Meilleure façon de monter rapidement les échelons du Season Pass, le mode multijoueur nous propose d’affronter d’autres pilotes dans des niveaux proposant assez peu de défis. Ici pas de verglas, ni de mécanique trop lourde, le but étant de se garer sur toutes les places de parking disponibles avant les autres et la fin du chrono, sur un total de quatre manches prenant la forme d’un tournoi. Le défi c’est les autres et non la carte, à l’inverse de la campagne.
En l’état nous trouvons cela amusant, mais pas de quoi retenir notre attention durant des heures, la faute à un manque de niveaux disponibles dans ce mode de jeu et à un Season Pass peu attirant dans les éléments qu’il propose de débloquer. N’est pas Rocket League qui veut.

Graphiquement, You Suck at Parking est plutôt joli. On retrouve un côté coloré et lumineux, mais les environnements ne sont pas très variés et transpirent le divertissement familial pour petits et grands.
La caméra vue du dessus réglable permet également d’ajuster sa préférence en étant plus ou moins éloignée du véhicule.
Les musiques quant à elles sont des parodies de bruits de voiture (vroom vroom) et du titre du jeu chantonné pour un rendu amusant. Le tout est en cohérence avec le souhait des développeurs de toucher le maximum de monde.
Testé sur Xbox Series X (optimisé).
Le Bilan
On a aimé
- Des défis parfois corsés
- Le sentiment de maîtrise des pistes
- Le contrôle des véhicules
On a moins aimé
- Trop peu de récompenses in-game
- Les achats trop présents pour un jeu payant
- Certains niveaux à la difficulté artificiellement augmentée
- Les éléments de customisation ne sont pas foufous
Conclusion du test de You Suck at Parking
Un jeu de de course et d’adresse en devenir
You Suck at Parking propose une formule éprouvée, est moins exigeant qu’un Trials et aussi malheureusement moins fun qu’un Supermarket Shriek. Malgré tout, le côté familial assumé du titre va vous tenir en haleine quelques heures entre satisfaction personnelle et frustration. Il est pour l’instant dommage que le bébé de Happy Volcano disponible pour 19,99 € ne propose que si peu d’éléments déblocables in-game sans passer par la case carte bleue. Heureux sont les possesseurs du Game Pass, le jeu étant téléchargeable sur le service depuis le 14 septembre 2022. Au final, You Suck at Parking a toutes les clefs en main pour évoluer dans le bon sens et nous promet d’ores et déjà de nouveaux défis.
Le manque de contenu en multi et le fait de ne pas pouvoir jouer avec 2 ou 3 potes, que ce soit local ou online, aux défis est vraiment un point négatif que vous ne soulignez pas assez. Une “expérience familliale” où un seul joueur peut s’amuser… Mwouais. Ce qu’ils appellent le “friend parties”, pour jouer avec des potes en ligne, sera apparement bientot dispo. Y’a intérêt car en solo on se fait vite chi**. Par contre, toutes les merdes en vente in-game : ça c’est déjà bien implémenté !… Lire la suite »