Test - Praey for the Gods - Un plat qui se mange froid

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Le petit studio composé de trois personnes, No Matter Studios, nous permet de découvrir Praey for the Gods depuis le 14 décembre 2021. Ce jeu de survie action-aventure en monde ouvert nous transporte sur un monde gelé et mourant où l’humanité est au bord de l’extinction. Toutefois le principal intérêt du titre provient de sa ressemblance avec Shadow of the Colossus où notre héroïne devra escalader des monstres gigantesques. Les six années de développement ont-elles suffi à créer un jeu accrocheur ?

Gelée jusqu’aux os

Un monde sous la neige

Nous commençons l’aventure alors que notre héroïne sort de l’eau gelée, vraisemblablement à la suite du naufrage de son bateau. Le vent et la neige nous poussent à nous réfugier dans une grotte non loin de là. Nous découvrons au passage un ATH des plus minimalistes où l’endurance, la vie, les résistances au froid, à la fatigue et à la faim sont représentées dans un petit compteur. Nous découvrons l’histoire au fil du jeu en ramassant des notes laissées sur des cadavres gelés : les déchus. Des symboles sur les murs laissés par ces mêmes personnes nous permettent de découvrir tout au long de notre progression la carte du jeu. Nous tombons rapidement sur le premier boss qui sert de tutoriel. En effet, le même processus aura lieu pour les autres boss du jeu. Nous devons les escalader afin de trouver des sortes de cloches. L’objectif est de faire sonner trois fois chaque cloche pour les casser, et ainsi battre les géants. Après une courte cinématique suite au premier boss, nous découvrons une stèle où sont représentés les autres monstres légendaires à vaincre, ainsi débute notre palpitante aventure.

Même pas peur !

Tout au long de notre quête, il nous faut combattre la faim, la fatigue et le froid. Pour cela nous devons chasser des animaux (lapins, sangliers, cerfs…), couper des arbres et récupérer ainsi des matériaux permettant d’améliorer notre équipement. Ce dernier peut même être changé lors de notre pérégrination par des sets plus solides, ou protégeant mieux du froid, après avoir résolu des casse-tête dans des grottes cachées. Le système de craft demeure assez simple, ce qui est bienvenu car il faut constamment rester vigilant sur ses armes qui se détériorent, le froid à combattre et la faim qui nous tiraille. Des totems sont disséminés sur toute la carte, et permettent d’augmenter notre vie ou notre endurance. Nous nous rendons compte assez rapidement que l’énergie doit être optimisée au plus vite afin de grimper dans d’innombrables endroits, même si un grappin nous permet de faire une grosse partie du travail. Il est à noter que le nombre et la différence entre les ennemis est assez pauvre, seulement trois types d’adversaires nous donnent du fil à retordre.

Point de vue prise en main, la vraie difficulté du jeu provient des innombrables problèmes que rencontre notre personnage lors des ascensions. Les blocages, pertes de notre prise, l’impossibilité de monter sur un simple petit rocher et un grappin qui ne veut pas s’accrocher nous ont plus embêtés que la difficulté à vaincre des boss. Somme toute, notre héroïne réagit bien manette en main, malgré quelques phases de combat incompréhensibles.

Même le moteur est gelé

Concernant les graphismes nous avons trouvé que le moteur Unity a connu une bien meilleure optimisation dans d’autres jeux. Les arbres et les rochers se ressemblent tous, la profondeur de vue reste assez pauvre, contrairement au clipping malheureusement… Comme dit précédemment, notre personnage fait des mouvements incompréhensibles, comme par exemple de se retrouver à l’horizontale alors qu’il grimpe, de glisser sur une pente peu pentue ou de ne pas réussir à finir de grimper à cause d’un mur invisible. Encore plus fâcheux, ces problèmes surviennent aussi lors de l’escalade des boss.

Un peu de Game of Thrones

La bande-son est quant à elle de bien meilleure facture. Les musiques omniprésentes, le vent, les pas dans la neige ou sur la glace, le bruit des animaux collent bien au jeu.

Pour les chasseurs de succès, ceux-ci seront assez faciles à obtenir. Seuls les deux succès liés au fait de battre cinq boss en difficulté élite et légendaire pourront s’avérer corsés mais plus par les étranges mouvements de l’héroïne que par la difficulté elle-même.

Testé sur Xbox Séries X

Bilan

On a aimé :
  • L’univers enneigé
  • La difficulté liée à la survie
  • Le craft assez simple
  • Les énigmes des grottes cachées
On n’a pas aimé :
  • Le moteur graphique mal exploité
  • Les mouvements incompréhensibles
  • La trame de l’histoire inexistante
Un goût d’inachevé

Praey for the Gods aurait pu atteindre la case des « bons jeux ». Malheureusement, après quelques minutes manette en main, on ressent que les moyens mis en œuvre sont trop justes. L’histoire est inexistante, il n’y a pas de dialogue, le bestiaire demeure pauvre et les combats sans grand intérêt. Rajoutez à cela des problèmes de blocages du personnage lors des phases d’ascension, un peu comme Assassin’s Creed à une certaine époque, et tous ces défauts finissent par achever le titre de No Matter Studios. C’est frustrant car Praey for the Gods aurait vraiment pu être original. Dommage...

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Praey for the Gods

PEGI 12

Genre : Aventure/Plates-Formes

Editeur : No Matter Studios

Développeur : No Matter Studios

Date de sortie : 14/12/2021

Prévu sur :

Xbox Series X, Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Mac OSX