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Test – Nier

Test – Nier
Le 28 avril 2010
Le 28 avril 2010

Ou peut être avant-nier

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Si les livres pouvaient parler, que diraient-ils ? S’ils étaient dotés de pouvoirs magiques, qu’en ferions nous ?

Il est inutile de le nier, Nier ne répondra pas à ces réponses à votre place, mais il vous proposera une histoire entre un père et sa fille dans un action-RPG édité par Square-Enix.

Nier

Vous êtes le héros du jeu, père d’une petite fille nommée Yonah gravement atteinte d’une maladie runique. Vous grelottez tous les deux dans la neige dans un décor de fin du monde. Nous sommes dans les années 2030. Quand soudain, des créatures nommées les Ombres vous prennent d’assaut. Vous allez devoir protéger votre raison de vivre de ces créatures dans un tutorial vous indiquant comment manœuvrer votre personnage et comment utiliser les sorts du livre parlant qui se trouve à vos côtés.

Une fois tous les monstres éliminés et 30 niveaux de pris, vous vous retrouvez 1300 ans après.

Aucune explication, vous n’avez même pas conscience ni même de souvenir que vous étiez présent 1300 ans auparavant. Mais votre situation n’a pas changé, vous êtes toujours le père de Yonah et cette dernière a une maladie runique, véritable fléau.

Vous êtes peut-être dans le futur, mais la vie ne semble qu’être basée sur le modèle heroïc fantasy construit sur les ruines d’une ancienne civilisation.

Ce sera tout ce qui vous sera dévoilé de l’histoire, le reste, il ne tient qu’à vous de le découvrir, cette dernière étant assez intense et attachante pour mériter la dénomination de scénario.

Ne mâchons pas nos mots, si le scénario tient la route et se détourne un peu des classiques princesses à sauver des griffes d’un méchant qui veut dominer le monde pour une approche touchante entre un père et sa fille, l’aspect technique est complètement à la ramasse entre aliasing à foison, décors vides… On dirait tout juste de la PS2, et encore pas vraiment le meilleur de ce que propose ce support. A l’inverse, les animations sont assez correctes.

Et c’est à peu près le seul défaut qu’on peut étiqueter à Nier.

Parce que si le visuel fait, au sens propre comme au sens figuré, très mal aux yeux, tout le reste est fait pour scotcher le joueur devant l’écran, à commencer par le gameplay. Nous avons là un action-RPG fortement inspiré de Zelda dans son déroulement. A savoir un univers ouvert laissant le joueur libre de circuler où et quand bon lui semble pour réaliser des quêtes annexes ou pour faire avancer le scénario. La ressemblance avec le titre de Nintendo ne s’arrête pas là, puisque vous pourrez attribuer des actions et magies, sur les boutons de flanc et les gâchettes, comme vous le feriez avec les objets de son concurrent. De plus, le jeu est bourré de clins d’œil, comme les balades dans la plaine à dos de sanglier ou, encore plus flagrant, une scène où un personnage découvre un objet à la Link.

Mais les clins d’oeil ne s’arrêtent pas là, puisque d’autres univers ont droit à leur hommage avec dans le désordre et sans classement d’importance : L’étrange Noël de Mr Jack, Resident Evil, Diablo, Bayonetta…

Si on peut douter de l’intérêt d’insérer ce genre de choses, on ne peut qu’apprécier que tout cela est bien fait et apporte une grande variété dans le gameplay, puisque le jeu vous permettra toutes sortes de fantaisies, comme des passages dans le plus pur style des romans dont vous êtes le héros, de la pêche, de la chasse, ou même de l’agriculture. Entre cela et satisfaire les moindres caprices des habitants de ce monde, vous aurez de quoi vous occuper. D’ailleurs, toutes ces quêtes annexes, allant de la récolte d’objets à l’extermination de monstres en passant par l’éternel messager, sont le cœur de la durée de vie, passant de la quinzaine d’heures de la trame principale à une quarantaine pour boucler toutes les quêtes. Et rajoutez en quinze autres environ si vous voulez voir les 4 fins que propose le jeu.

Nujourd’hui

Le personnage se prend en main en un clin d’œil. Vous pourrez marcher, courir, faire des roulades, bloquer, lancer des attaques magiques, effectuer des combos à l’épée, converser avec les gens, ramasser des objets, consulter votre livre.

Ce dernier est très intéressant et extrêmement bien fait, puisque vous pourrez consulter tous les objets à votre disposition classés par centre d’intérêt, voir vos armes, vos sorts, vos quêtes en cours et leur dernière mise à jour, voir les différentes cartes des zones de jeu, les divers documents et guides, répartir vos sorts sur les boutons, mais aussi équiper vos qualificatifs.

Qualificatifs, quézaquo ? Ce sont des sortes d’accessoires qui boostent vos sorts et armes. Vous les récupérerez sur les cadavres ennemis parmi les autres objets et soins laissés sur place.

A noter que vous avez un écran de raccourci vous permettant de choisir votre arme, ou de vous soigner. Le tout est très intuitif, et comme vous allez vous en servir très souvent, il est d’autant plus essentiel qu’il soit ergonomique !

Durant votre progression, vous ferez équipe avec deux autres personnages qui finiront par vous accompagner dans votre périple. Ces derniers sont entièrement gérés par la console et agiront selon les attitudes que vous leur donnerez individuellement entre offensive, défensive, ou neutre. De plus, ils deviendront plus forts au fur et à mesure de votre montée de niveau, vous autorisant à vous prélasser tranquillement pendant qu’ils font le gros du boulot.

Ils ont pour avantage de ne pas mourir et de vous faciliter la tâche, même si on pestera lorsqu’ils entravent votre chemin sans s’en écarter, ralentissant vos mouvements, voire pire, raccourcissant votre espérance de vie en vous empêchant d’échapper à une créature trop dangereuse pour votre niveau… Heureusement que cela n’arrive que rarement, sinon ça pourrait être agaçant.

Comme dans tout bon RPG de quelque type que ce soit, les termes XP, G ne vous seront pas inconnus. Ici, leur gestion est un poil différente par rapport à n’importe quel autre RPG, puisque les monstres ne lâcheront pas d’argent. Seulement des objets en plus de vous octroyer des points d’expérience. A l’inverse, les quêtes, ne vous feront gagner aucun point d’expérience, mais vous donneront droit à des récompenses en argent et/ou objets.

Il conviendra donc de mélanger correctement les deux afin de pouvoir avancer sans trop de heurts avec un équipement désuet. Et ce, même si l’adversité n’est pas très importante, vous devrez quand même vous procurer du matériel supérieur ou upgrader le vôtre afin de tenir tête aux boss de manière plus efficace.

Ces derniers sont assez nombreux et ont chacun une petite technique pour être abattus rapidement, même si le combotage est également possible.

Petite originalité, la plupart des boss ont des phases de tir frénétique de petites boules de magie rougeâtres faisant penser à du shoot them up de type manic shooter. Plutôt sympa.

Certains passages hors boss se transforment même en véritable shoot them up avec une vue de dessus.

Nemain

L’univers du jeu est cohérent et décharge une quantité d’émotions de tous les types par des personnages aussi divers que variés qui évoluent dans un monde aussi poétique que cruel.

En effet, ici le sang coule, les gens meurent, et pas forcément des « méchants ».

Le but d’un RPG étant de raconter une histoire en laissant le joueur s’y immerger et y évoluer. Le pari est tout à fait réussi de ce côté.

En dehors de l’histoire touchante et poétique, le jeu propose une mise en scène plutôt correcte, le tout illustré par des musiques tout simplement divines. A la fois apaisante et entraînante, cette bande son vous fera voyager à l’intérieur du jeu. C’est vraisemblablement le gros point fort du jeu qui maintient tout en place et encourage le joueur à continuer après avoir terminé le jeu une première fois.

En effet, le jeu proposant 4 fins, il sera nécessaire de le recommencer à partir d’un certain point pour le re-finir de la même manière à quelques détails sans importance près et admirer une autre fin. C’est un peu du foutage de gueule que de forcer les joueurs à recommencer environ les 5 dernières heures de jeu 3 autres fois pour voir toutes les fins. Surtout quand les 5 heures de jeux sont exactement les mêmes sans aucune réelle différence mis à part quelques détails et cinématiques illustrant les Ombres. Pas de possibilité d’incarner un des deux autres personnages, pas de nouvelle quête justifiant cette replay value, rien. Ah si, vous conservez tout ce que vous possédez en fin de partie que ce soit quêtes finies, objets, armes, expérience… C’est bien maigre comme consolation.

Et quand on sait ce qu’apportent ces légers ajouts, on se demande pourquoi les développeurs ont réalisé un système de ce genre alors qu’il était plus simple d’intégrer le tout dans la quête principale, sans pour autant toucher à l’intégrité du jeu !

Vraiment décevant et décourageant de ce point de vue…

Le dernier point qui fâche un peu vient de la caméra. Cette dernière, toutefois correcte, sert aussi de visée pour vos sorts, permettant ainsi de vous diriger dans une direction et de viser dans une autre. Si, en théorie, cela semble pratique, dans la pratique justement, ça ne l’est pas vraiment, étant donnée l’absence de viseur sur les sorts magiques à l’exception du javelot. Si ce dernier n’est pas essentiel sur bien des sorts de défense, il aurait pourtant été plus que bienvenu sur des sorts à distance comme les projectiles noirs.

Le Bilan

On a aimé 

  • Les musiques carrément divines
  • Durée de vie importante et flexible.
  • La variété des situations et du gameplay
  • Le thème du jeu
  • Devoir recommencer exactement les mêmes actions des 5 dernières heures de jeu principal 4 fois de suite pour voir toutes les fins
  • L’aspect technique désuet

Conclusion du test de Nier Gestalt

Nilan
{{Nier est un jeu très attachant et très touchant par bien des points. Possédant un gameplay à la fois varié et assez solide pour un contenu conséquent, il saura vous faire passer un excellent moment entre action et jeu de rôle, pour peu que vous surmontiez l’aspect technique obsolète et la replay value foutage de gueule, vous donnant droit à la totalité de l’histoire.

Comme quoi, jeu moche ne veut pas dire jeu nul, et vice et versa.}}

L
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Nier Gestalt

Développeur : Cavia, Inc
Éditeur : Square Enix
Date de sortie : 23/04/2010

commentaire

1 Commentaire
S
streptos
28 avril 2010 21h13

Je ne l’ai pas encore fini, mais c’est clairement un hit en puissance dans sa catégorie malgré des graphismes d’un autre âge.

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