Test – Indiana Jones et le Cercle Ancien – Quand la nostalgie frappe de plein fouet

Avec Harry sonne fort…
Comment faire pour entretenir la légende du plus célèbre aventurier de fiction ? Auréolé de succès après une trilogie cinématographique sortie dans les années 1980, Indiana Jones est revenu dans les salles obscures pour deux autres films en 2008, puis en 2023. Toutefois, ces récentes apparitions n’ont pas fait l’unanimité en raison, notamment, de certains choix narratifs très discutables. Et, bien qu’un héros ne meure jamais, il arrive un moment où les effets du temps semblent inéluctables. C’est pourquoi les fans ont probablement éprouvé des sentiments partagés en observant les dernières cascades et bagarres du personnage incarné par un Harrison Ford vieillissant.
Afin de redorer l’image d’Indy auprès d’une partie du public, il n’est donc pas surprenant de voir LucasFilm explorer d’autres voies que celle du cinéma. C’est ainsi qu’une collaboration avec Bethesda a vu le jour pour aboutir à la création d’une aventure vidéoludique inédite. Indiana Jones et le Cercle Ancien a été développé par MachineGames, le studio en charge de la série Wolfenstein, qui met en scène des combats contre les armées nazies. Un choix qui semble cohérent puisque les longs métrages cherchent, eux aussi, à illustrer la lutte contre cet obscurantisme idéologique. Il fut un temps où les œuvres artistiques osaient dénoncer les principaux dangers qui menacent nos sociétés et la paix dans le monde sans prendre de pincettes. On incite fortement les plus jeunes à bien lire le message d’avertissement présent en amont du titre avant de plonger dans cette histoire s’incluant dans un contexte complexe de la grande histoire…

À la poursuite du diamant vert
La soirée ne semble pas avoir été très productive au Marshall College puisque le professeur Jones somnole dans son bureau, tout comme son fidèle assistant Marcus Brody. Alors qu’il reprend ses esprits à la suite d’un rêve mouvementé, l’archéologue découvre des traces de boue jonchant le sol du couloir de l’établissement universitaire. Notre intrépide héros, n’écoutant que son courage, décide de suivre les empreintes. Il atteint rapidement une salle truffée d’objets antiques, où il fait la rencontre d’un immense individu parlant latin devant une vieille relique. Cette entrevue se solde par un affrontement durant lequel Indiana est étourdi par le géant. En reprenant connaissance, il s’aperçoit qu’un objet précieux a été dérobé et décide de partir à l’aventure pour percer les mystères de ce larcin…

L’action du jeu prend place en 1937, soit un an après l’histoire d’Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue. Les développeurs se sont d’ailleurs amusés à piller la scène d’ouverture du film dans le but de créer leur phase tutorielle. De ce fait, les joueuses et les joueurs effectuent leurs premiers pas au cœur de la jungle péruvienne jusqu’à cette fameuse scène de course pour échapper à un immense rocher. Un moment culte à revivre afin de se familiariser avec les mécanismes de base du gameplay et, pour les novices, découvrir l’ambiance unique de la saga. Précisons que celles et ceux n’ayant jamais vu le moindre épisode cinématographique peuvent se lancer sans aucune crainte dans l’aventure… sauf s’ils ont la peur des serpents !

Les aficionados de l’aventurier apprécieront toutes les petites références disséminées un peu partout à l’intérieur du jeu. MachineGames a effectué un gros travail pour retranscrire l’ambiance des premiers films. Les musiques originales rythment les moments-clés de l’intrigue, notamment lors des inoubliables séquences où l’on suit le trajet de l’archéologue sur une vieille carte du monde. Les joueurs peuvent aussi s’attendre à croiser des têtes connues ou encore découvrir l’état de la relation entre Indy et Marion Ravenwood.
Cocorico ! Les doublages français s’avèrent être d’excellente qualité. Évidemment, la présence de Richard Darbois pour mettre en voix le professeur Jones risque d’être la principale source de bonheur des fans. Mais plus généralement, le reste du casting vocal démontre la volonté des développeurs de proposer une adaptation rigoureuse dans la langue de Molière. Nous ne manquerons pas non plus de souligner le soin apporté à l’écriture des dialogues, en particulier avec les expressions d’Indy, qui font mouche dans toutes les situations.

Un humour salutaire tant le contexte historique ne paraît pas se prêter aux fous rires. Comme nous l’avons déjà évoqué en introduction, Indiana Jones va croiser une nouvelle fois la route de fascistes italiens et de soldats nazis lors de ses périples. Une ambiance menaçante se ressent constamment en parcourant les différents lieux. Il n’y a qu’à voir l’abondance d’affiches propagandistes à Rome pour se rendre compte que le monde allait mal à cette époque ! La classification PEGI 16 illustre toute la vigilance que les adultes doivent porter aux représentations que se feront les jeunes gameurs. En effet, le jeu propose tout un éventail d’éléments propices à une immersion au plus près du célèbre aventurier. Peut-être même un peu trop près…
Chapeau melon et bottes de cuir
Indiana Jones et le Cercle Ancien ne propose qu’une vue subjective. Ne vous attendez donc pas à pouvoir observer l’envol du fedora d’Indy lors d’une chevauchée fantastique. Seules les mains de l’archéologue sont visibles lorsqu’il tient un objet ou quand il se prépare à la castagne. De toute évidence, les développeurs de chez MachineGames n’ont pas osé s’aventurer sur un chemin trop éloigné de ce qu’ils savent plutôt bien faire. On a d’ailleurs une forte impression d’être à l’intérieur d’un épisode de Wolfenstein durant les premières heures au Vatican, puisque les systèmes de déplacement et d’interaction avec les PNJ semblent avoir été calqués sur ceux des récentes épopées de Blazkowicz.

Le parallèle avec Wolfenstein s’explique également par le fait que le titre a été développé à partir d’une version améliorée du même moteur de jeu. Globalement, les graphismes d’Indiana Jones et le Cercle Ancien offrent un rendu correct. Nous avons pu effectuer le test sur Series S à partir du contenu basique téléchargeable, puis avec un pack optionnel de résolution supérieure. Les différences notables s’observent aux niveaux des cinématiques et des textures sur certains éléments du décor, qui affichent plus de détails.
Si nous n’avons observé aucun ralentissement lors de nos sessions, il s’avère cependant que nous sommes loin d’avoir pris une claque visuelle. Ce constat s’illustre parfaitement dans les zones plus ouvertes et lumineuses du jeu, comme au site de fouilles archéologiques du Vatican. L’affichage semble peiner à suivre les mouvements des ennemis lors de leurs rondes. Dès lors, tout ce qui est perceptible devient un peu fade et pourrait presque dater d’une autre époque. Petit clin d’œil pas discret aux expressions faciales assez laides des divers personnages hors cinématiques ! Nous n’avons pas eu l’occasion de comparer nos observations avec la version PC, qui requiert des configurations assez gourmandes, mais disons que ces écarts de caractéristiques ne nous surprennent pas.

Toutefois, et pour mettre en lumière les efforts créatifs du studio suédois, le gameplay vise un certain réalisme en montrant les modestes compétences motrices du professeur d’archéologie. Les déplacements sont globalement lents et, si vous souhaitez sprinter, une jauge d’endurance limitée apparaît avant qu’Indy ne crache ses poumons. Lorsqu’il faut grimper sur une gouttière ou s’agripper à la corniche d’un toit, les mouvements paraissent lourds et difficiles. Cela va à l’encontre des jeux actuels où l’escalade d’un bâtiment, par exemple, semble tellement simple. Alors certes, il y a forcément un temps d’adaptation au début, mais cette orientation est plutôt satisfaisante. D’autant qu’il existe des livres d’apprentissage pour améliorer les différentes aptitudes de notre héros, en fouillant un peu partout dans les niveaux au fil de l’aventure.

Évidemment, qui dit Indiana Jones dit fouet. Tout un pan de l’action du jeu tourne autour de l’utilisation de cet objet iconique. Il existe des endroits uniquement atteignables en lançant le fouet sur des poutres ou certains lustres. Ces éléments du décor sont identifiables grâce au logo d’un bouton de la manette qui, une fois pressé, actionne automatiquement le lancer. Jones peut alors traverser des gouffres ou bien se hisser vers des zones en hauteur, sous le regard médusé du joueur puisque cela s’observe à l’écran avec une vue temporaire à la troisième personne. Malheureusement, tout cela reste trop dirigiste et laisse quelques regrets quand on songe aux multiples possibilités que le système aurait pu offrir. De plus, lors du test, nous sommes restés coincés dans les galeries souterraines du Vatican à cause d’un vilain bug empêchant le déclenchement du fouet pour remonter à la surface. Un blocage particulièrement rageant, qui ne fait qu’accentuer notre déception. Mayday chers internautes, mayday !
La grande vadrouille
On espère que votre passeport est à jour car le programme de l’aventure se révèle plutôt chargé. Jugez plutôt : Vatican, Égypte, Thaïlande… Autant de lieux propices aux enchantements et aux mystères. L’une des forces de la saga Indiana Jones a toujours été de proposer des cadres merveilleux pour en mettre plein les mirettes. Cet épisode vidéoludique ne déroge pas à la règle. Les zones explorables sont très variées, allant d’espaces confinés, comme des cavernes, à des endroits plus larges tels que des vallées rocheuses. Si ces lieux ne sont jamais immenses, leur charme réside dans leur level-design. Les niveaux peuvent être parcourus de différentes manières, par exemple en passant sur les toits des bâtiments romains plutôt qu’en traversant la rue infestée de soldats fascistes.

Indy va trouver de nombreuses portes ou grilles verrouillées sur son chemin. Ce système classique des jeux d’aventure invite le joueur à trouver des clés cachées un peu plus loin dans les niveaux. Ainsi, les allers-retours sont fréquents, mais sans devenir ennuyeux pour autant. Lorsqu’un endroit digne d’intérêt pour l’objectif d’une mission est identifié, un symbole apparaît sur la carte, consultable à tout moment depuis les menus. Il est cependant impossible de zoomer dessus, ni de tracer un éventuel parcours pour atteindre notre cible. De ce fait, il semble judicieux de se déplacer en laissant le plan dans les mains de l’archéologue, surtout pour celles et ceux ayant du mal à se repérer.
Dès le début du jeu, il est possible de choisir le niveau de difficulté des affrontements, mais aussi celui qui concerne la complexité des énigmes. Pour notre plus grand bonheur, Indiana Jones et le Cercle Ancien propose de nombreuses phases de réflexion afin de progresser dans l’aventure. S’il n’y rien d’étonnant là-dedans, il faut louer la façon dont les trois types d’actions sont imbriqués. L’exploration permet d’alterner les combats et les enquêtes à un rythme idéal. Et, grâce aux options de personnalisation, chaque gameur peut adapter son expérience selon ses désirs, d’autant que les curseurs de challenge sont modifiables à tout moment. Nous recommandons quand même d’opter pour le niveau moyen afin d’espérer voir quelques gouttes de sueur perler sur votre joli front, en bon archéologue virtuel que vous êtes !

En plus de la trame principale, il existe plusieurs types de missions secondaires. Les travaux de terrain correspondent à de longues intrigues poussant les joueurs à explorer chaque recoin des différents lieux. Ils se composent généralement d’une succession d’étapes variées et se concluent par la réception de précieux points nécessaires pour améliorer les compétences d’Indy. De leur côté, les mystères sont des épreuves plus modestes qui apparaissent en parlant aux marchands locaux. La plupart du temps, il s’agit de mini casse-têtes pour ordonner des objets ou effectuer des actions dans un ordre précis, comme avec la maquette de la Basilique Saint-Pierre. Tout cela reste très agréable à découvrir, bien que facultatif !

À partir du niveau du Vatican, il est possible de récupérer un appareil photo. L’objet donne à Indiana Jones des allures de reporter, puisqu’il invite à mitrailler énormément de choses, pacifiquement bien entendu. Les monuments et les principaux protagonistes sont les cibles privilégiées de l’apprenti photographe, mais il est également donné l’opportunité aux joueurs de capturer des moments de vie insolites. On pense, par exemple, à ces deux employés qui peinent à accrocher un tableau dans une cage d’escalier. Courage les gars ! Ah tiens, voilà un nouveau bug. Il nous reste pourtant des pellicules, mais l’objectif n’est plus sélectionnable depuis la sacoche de l’archéologue. Bon, ça commence à faire beaucoup…
Papy fait de la résistance
Indy a beau être un super aventurier, il ne peut pas s’évertuer à lutter seul contre des hordes d’ennemis armés jusqu’aux dents. C’est pourquoi l’approche du jeu encourage à adopter une posture discrète à proximité des soldats. Afin de réussir une infiltration, le joueur doit régulièrement s’accroupir pour se rendre moins visible. Il est indispensable de bien observer les lieux avant de se lancer dans une quelconque action, car chaque décision compte lors de ces phases stressantes.
“Il me semble que ces gens essayent de nous tuer !”
Henry Jones, dans Indiana Jones et la dernière croisade
Comme dans beaucoup d’autres jeux, il est envisageable d’assommer des ennemis en arrivant dans leur dos. Pour cela, Indy peut choper n’importe quel objet en surbrillance dans les environs de la zone. Le choix de l’objet a une grande importance car, si la barre métallique risque de mettre KO l’adversaire, la tapette à mouche ne va pas lui occasionner mieux qu’une petite griffure. Nous avons adoré tester les différentes babioles, avec plus ou moins de réussite mais beaucoup de crises de rire. Mention spéciale aux objets longs, avec lesquels notre héros espiègle s’amuse d’abord à viser entre les jambes de ses cibles avant de les étourdir magistralement.

Une fois qu’il est mis à terre, il est recommandé de déplacer le corps de l’ennemi pour qu’aucun de ses petits copains ne tombe dessus. Surtout que certains d’entre eux sont accompagnés d’un chien qui détecte plus efficacement notre présence inopportune. Un indicateur permet au joueur de savoir si un adversaire se doute de quelque chose, ou s’il est carrément certain qu’on est en train de semer la zizanie dans ses rangs. Sans être complètement à la ramasse, l’I.A. montre de sérieuses limites. Nous avons constaté des réactions invraisemblables de certains soldats, comme ceux qui ne nous voyaient pas alors qu’il leur suffisait de baisser les yeux car nous étions juste en dessous d’eux. Autre exemple, après avoir été pris la main dans le sac, une patrouille nous a poursuivi jusqu’à un bâtiment, puis s’est arrêtée net alors que nous étions à l’intérieur. Bref, tout cela reste très perfectible !

Pour celles et ceux voulant en découdre avec les fascistes, il existe deux types d’affrontements. Les combats au corps à corps sont bizarrement assez tactiques puisqu’ils demandent de bien maîtriser plusieurs indicateurs. Il y a évidemment les deux touches correspondant aux poings d’Indy, le bouton pour bloquer les attaques adverses, mais aussi la jauge d’endurance afin de rester en état de combattre. Certains ennemis donneront plus de fil à retordre à cause de leur casque ou de leur physique plus imposant.

Autrement, il est possible d’utiliser une arme pour faire taire définitivement ces irréductibles nuisibles. Le revolver s’avère très efficace en réussissant à viser la tête des ennemis. Toutefois, il n’existe pas énormément de munitions récupérables dans le jeu. L’idée sous-jacente de cette rareté est de proposer d’autres voies offensives. Nous revenons donc à notre très cher fouet qui permet de rapprocher des ennemis ou de les faire tomber par mouvement de traction. Dans les faits, nous ne l’avons pas énormément utilisé, car les occasions ne s’y sont pas souvent prêtées et, surtout, à cause du bug mentionné précédemment. Toutefois, il y a de quoi faire pour les bastons, ce qui démontre une nouvelle fois toute la virtuosité de MachineGames dans ce domaine.
L’étreinte du serpent
Indiana Jones a toujours plus d’un tour dans son sac ! En cas de blessures graves, il peut piocher des bandages ou des fruits, collectés par-ci par-là, dans sa sacoche. Un détail intéressant concerne la variété des aliments trouvables puisqu’ils diffèrent selon l’endroit du monde où l’on se situe : on déniche des figues au pied des pyramides de Gizeh alors qu’il y a plein de bananes près des temples de Sukhothaï. Voilà une information anecdotique qui donne quand même la pêche !

Dans un souci de vouloir s’intégrer efficacement aux populations locales, Indy porte différents types de costumes tout au long de l’aventure. Si cela semble intéressant sur le papier, l’absence d’une vue à la troisième personne limite fortement la pertinence de cette personnalisation. Certes, on peut admirer les vêtements choisis durant les cinématiques, mais le choix unique de la vue subjective pose véritablement question, même après avoir joué plusieurs heures au jeu. Et pourquoi donc proposer des tenues additionnelles pour quelques euros supplémentaires ?
Consolons-nous en signalant que les joueurs peuvent revenir à l’intérieur d’une zone préalablement visitée pour compléter les missions inachevées ou leur collection de babioles. Tous ces éléments sont consultables dans les menus du jeu, qui font le job sans devenir mémorables. Les informations sont parfois brouillonnes, mais collent avec le caractère un peu foufou d’Indiana Jones.

Grâce à plusieurs mises à jour corrigeant les différents bugs, nous avons réussi à atteindre la conclusion de cette histoire qui tient toutes ses belles promesses. En se focalisant uniquement sur la trame principale, Indiana Jones et le Cercle Ancien s’achève après une bonne quinzaine d’heures de jeu. Toutefois, il y a tellement de secrets à découvrir un peu partout que le compteur risque de grimper bien plus haut chez la plupart des joueurs. Nous pensons également aux chasseurs de succès pour qui l’obtention de leur Graal passera par une exploration méticuleuse de chaque zone, ainsi que par quelques actions spécifiques comme jeter une pomme sur un soldat nazi. Bref, nous ne pouvons que vous conseiller de vous lancer dans cette grande aventure. Parce que le titre le vaut, et qu’Indy le mérite…
Testé sur Xbox Series S, code fourni par l’éditeur.
Le Bilan
On a aimé
- L’histoire dans l’esprit des trois premiers films
- La construction des niveaux explorables
- Le mélange réflexion/action durant l’aventure
- Les innombrables objets utilisables sur les ennemis
- Les petits aspects vieillots du gameplay
- Les doublages de la version française
On a moins aimé
- L’absence fâcheuse d’une vue objective
- Les bugs gênants avec l’appareil photo et le fouet
- Les endroits lumineux pas toujours jolis
- L’I.A. clairement améliorable
Conclusion du test de Indiana Jones et le Cercle Ancien
Sa place n’est pas encore dans un musée
Rien ne se passe jamais comme prévu avec Indiana Jones. Chacune de ses aventures réserve son lot de surprises, bonnes comme mauvaises. Le Cercle Ancien s’inscrit dans la droite lignée des premières épopées de l’archéologue grâce à son histoire captivante. Les événements s’enchaînent à un rythme oscillant entre les phases intenses de combat et les instants où la patience est de rigueur pour résoudre les énigmes. On a l’impression d’avoir découvert le joyau d’une arche perdue, brillant par son accessibilité et précieux par les souvenirs auxquels il nous renvoie. Il n’y a rien de révolutionnaire dans les mécanismes de gameplay, mais c’est pourtant cette absence d’originalité qui fait la force du jeu. Malheureusement, le tableau se noircit en constatant que la version Xbox souffre de plusieurs défauts techniques. À cela s’ajoutent de nombreux bugs, notamment celui du fouet qui a entravé notre progression à l’intérieur d’un temple maudit. Il manque vraiment peu de choses pour que MachineGames transforme cet épisode en une référence du genre. Croyez-nous puisque nous sommes même prêts à nous lancer dans une dernière croisade pour défendre ce titre !