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Test – Simon The Sorcerer Origins – Magie, sarcasmes et casse-têtes farfelus

Test – Simon The Sorcerer Origins – Magie, sarcasmes et casse-têtes farfelus
KatiePar
Le 2 novembre 2025
Le 2 novembre 2025
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Avant de devenir le sorcier le plus impertinent du jeu vidéo, Simon était un ado comme les autres, ou presque. À l’occasion du 30ème anniversaire de la célèbre saga d’aventure en point & click des années 90, Simon The Sorcerer Origins nous plonge dans sa jeunesse turbulente, à travers une préquelle inédite dans une formule remise au goût du jour. On y découvre les premiers pas d’un héros encore naïf, mais déjà délicieusement insolent, dans une contrée magique où chaque clic dévoile une surprise, une énigme farfelue ou une réplique bien sentie.

Entre nostalgie assumée et modernité bienvenue, cette aventure, signée Smallthings Studio et éditée par ININ Games, s’adresse autant aux fans de la première heure qu’aux nouveaux venus curieux de découvrir un monde féérique peuplé de trolls et de mages. Se déroulant quelques semaines avant le tout premier volet (paru en 1993 sur Amiga), Simon The Sorcerer Origins nous invite à dépoussiérer notre chapeau pointu et à agiter la baguette magique.

Simon, l’autre sorcier so british, bien plus insolent qu’Harry !

Le périple commence sur une route sinueuse, alors que Simon, adolescent rebelle au sarcasme affûté, se trouve à l’arrière de la voiture familiale. Ses parents, visiblement excédés, l’emmènent vers une nouvelle maison, loin de son ancienne école… dont il a été renvoyé. L’ambiance est tendue et Simon ne cache ni son ennui ni son agacement.

Ce déménagement forcé marque le début d’un changement radical : un nouveau foyer, une nouvelle vie et, bientôt, une plongée inattendue dans un monde magique où les règles n’ont rien de scolaire. Ce prologue installe avec humour et justesse le ton du jeu, entre conflit générationnel, répliques mordantes et mystères fantastiques à venir.

Un point & click modernisé avec soin

Le gameplay de Simon The Sorcerer Origins réussit le pari de moderniser les mécaniques du point & click, sans trahir l’essence du genre. Dès les premières minutes, on retrouve cette sensation familière, celle de cliquer, d’explorer et de réfléchir, mais avec une fluidité et une accessibilité étonnante qui rendent l’expérience agréable. L’interface est intuitive et, cerise sur le gâteau, on a la possibilité de choisir entre deux façons de jouer : soit en commandes classiques (on dirige le curseur avec le joystick gauche), soit en commandes directes (on contrôle directement le déplacement de Simon), cette dernière étant plus contemporaine, ce qui est un vrai plus pour les puristes comme pour les nouveaux venus.

En commandes classiques, la manette remplace la souris avec aisance et de manière instinctive, rendant hommage aux jeux d’aventure des années 90 tout en s’adaptant aux standards actuels. On guide alors Simon à travers des environnements en 2D dessinés à la main, en interagissant avec les objets, les personnages et les décors pour résoudre des énigmes souvent absurdes, mais toujours cohérentes dans l’univers décalé du jeu.

Les actions principales sont facilement identifiables grâce aux icônes dédiées : examiner (loupe), communiquer (bulle de dialogue), interagir (main), monter ou descendre les escaliers (marches), se déplacer (flèches directionnelles) et Simon peut même accélérer si l’on appuie deux fois sur la touche. Dans l’inventaire, modulable selon les besoins, on peut inspecter les objets collectés, les combiner entre eux ou encore les utiliser sur l’environnement ou les personnages, avec en prime des réactions souvent drôles ou inattendues.

Au fil de l’aventure, Simon apprend des sortilèges, tels que ceux basés sur le feu et la glace, et chaque nouveau pouvoir donne envie d’expérimenter et de voir jusqu’où il est possible d’aller. De plus, deux autres chapeaux magiques sont à déverrouiller afin de modifier les caractéristiques des objets contenus dans l’inventaire, une mécanique astucieuse qui dynamise le gameplay et ajoute un peu de piquant, transformant l’inventaire en un terrain de jeu. A noter que la résolution de certains casse-têtes implique de nombreux allers-retours dans les mêmes lieux. Heureusement, une carte permet de se téléporter d’une zone à l’autre, évitant toute forme de lassitude.

Abracadabra, entre nostalgie et renouveau, la magie opère !

Visuellement, le jeu nous a aussitôt séduit. Les décors, entièrement dessinés à la main, plongent le joueur dans un univers situé entre conte de fées et cartoon vintage. Les animations renforcent cette identité graphique avec un rendu enchanteur, coloré et toujours en phase avec le ton narratif. Chaque scène semble avoir été pensée pour stimuler la curiosité et la présence d’objets disséminés dans les décors invite à tout explorer.

Certains éléments déclenchent des interactions pleines d’humour, ponctuées de quelques clins d’œil qui feront sourire les connaisseurs. Il s’en dégage une vraie chaleur, que ce soit dans la palette des couleurs, dans les traits des personnages ou dans cette envie constante de cliquer partout, juste pour voir ce qu’il se passe. Et, souvent, il se passe effectivement quelque chose, une blague bien placée, une référence subtile ou un petit détail qui nous amuse.

Le gameplay mise sur l’exploration, la dérision et la curiosité, avec un rythme posé, presque contemplatif, qui laisse le temps de s’imprégner des conversations et des décors pour profiter au mieux de l’ambiance. Et quelle ambiance ! L’humour so British est bien là, fidèle à l’esprit de la série originale. Les dialogues sont savoureux, parfois mordants ou absurdes, mais toujours portés par cette verve irrévérencieuse qui fait de Simon une personnalité aussi agaçante que drôle et attachante.

En cours de route, on croise une galerie de personnages hauts en couleurs, volontairement caricaturaux, mais jamais dénués de charme. Certains sont vraiment adorables, comme le chien Chippy ou le lézard des marais Swampling, qui nous touchent tout en nous faisant rire. D’autres, comme les trolls peu commodes, nous font parfois lever les yeux au ciel, tout comme, bien sûr, notre jeune protagoniste, toujours aussi vindicatif et sarcastique.

De plus, les animations faciales et les mouvements des personnages renforcent le ton cartoonesque et rendent les conversations encore plus vivantes et plus théâtrales. C’est un vrai plaisir de les voir interagir, se chamailler ou, tout simplement, exister dans ce monde loufoque, donnant l’impression de feuilleter un grimoire illustré où chaque page est une vignette pleine de tempérament, dont l’humour et l’excentricité sont les vedettes.

Quant aux énigmes, elles sont variées et bien intégrées au récit. Certaines font appel à notre sens de l’observation, à notre logique, tandis que d’autres, volontairement farfelues (pour ne pas dire tirées par les cheveux !), nous ont bien fait cogiter. Le jeu ne cherche pas à être réaliste, mais à nous divertir, à nous surprendre et à stimuler nos neurones avec malice.

Côté son, le titre bénéficie d’un doublage de qualité, porté par Chris Barrie, la voix originale de Simon, qui reprend son rôle avec panache et, même si celle-ci semble un peu trop mature pour un Simon adolescent, elle offre néanmoins une touche nostalgique efficace. Le récit alterne entre scènes comiques et absurdes et rebondissements bienvenus. De plus, les dialogues sont interactifs, le choix des répliques pouvant influencer les réactions de nos interlocuteurs, ajoutant une légère dimension narrative.

Une recette bien écrite, mais quelques sorts à ajuster

Cependant, même dans ce monde enchanté, tout n’est pas féérique. Si Simon The Sorcerer Origins nous a souvent charmés, il nous a aussi parfois laissés perplexes. Le rythme de l’aventure n’est pas toujours bien dosé, certaines séquences traînent en longueur, surtout quand les énigmes manquent de clarté ou de logique immédiate. Il n’est pas rare de tourner en rond, à scruter le moindre recoin, en cherchant ce fameux clic oublié pour que l’action se déclenche, avec cette sensation frustrante de ne pas avoir cliqué au bon endroit. De plus, malgré leur richesse visuelle, certaines zones offrent peu d’interactions, ce qui peut décevoir les cliqueurs compulsifs.

Autre point délicat qui peut faire grincer des dents, l’absence totale de système d’aide ou d’indices. Certaines énigmes, particulièrement retorses, peuvent bloquer les joueurs pendant de longues minutes, voire heures. Et, quand on finit par trouver la solution, on se demande si c’était vraiment logique ou juste tordu… Un petit coup de pouce aurait été souhaitable, pour éviter de décourager les joueurs les moins aguerris. Parfois, il suffit de rater une interaction essentielle pour se retrouver dans l’impasse, ce qui casse vite le rythme.

Enfin, l’humour à l’anglaise, fidèle à la série, ne plaira pas à tout le monde. Ce mélange particulier de sarcasme et d’absurdité pourrait laisser certains joueurs sur le bord du chemin. On adhère… ou on décroche.

Pour la durée de vie, comptez entre environ six à huit heures, si vous êtes familiers du genre, et jusqu’à une quinzaine d’heures si vous êtes novices. Tout dépendra de votre capacité à résoudre les casse-têtes.

Simon The Sorcerer Origins est disponible depuis le 28 octobre sur Xbox Series X|S, Xbox One, PlayStation 5, PlayStation 4, PC et sur Nintendo Switch. 

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur












Le Bilan

On a aimé 

  • La direction artistique
  • Le gameplay fluide et personnalisable
  • Les mécaniques des sortilèges
  • Le doublage de Chris Barrie et les dialogues interactifs
  • L’humour insolent, fidèle à la série…
  • Certaines énigmes complexes ou mal amenées
  • L’absence d’indices ou d’aide
  • Certaines séquences qui traînent en longueur
  • … qui ne plaira pas à tout le monde

Conclusion du test de Simon The Sorcerer Origins

Simon the Sorcerer Origins réussit à raviver l’esprit d’une licence culte du point and click, tout en la revisitant. Le charme opère grâce à une direction artistique soignée, un humour toujours aussi British, une ambiance qui sent bon les années 90 et un gameplay modernisé qui respecte les codes du genre. Mais, derrière ce monde féérique, tout n’est pas parfait. Le rythme est inégal et l’absence de système d’aide pour les énigmes les plus complexes peut freiner l’élan de certains joueurs. Que vous soyez un vétéran du genre ou un fan de la première heure, vous aurez plaisir à retrouver Simon dans cette aventure décalée, à condition d’accepter son humour burlesque et ses petits défauts, car, au fond, c’est aussi ça la magie de Simon, un brin de chaos, beaucoup de sarcasme et une bonne dose d’imagination !

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Simon The Sorcerer Origins

Éditeur : ININ Games
Date de sortie : 28/10/2025

commentaire

1 Commentaire
xTOTO62x
xTOTO62x
5 novembre 2025 20h15

qui l’a fait sur Amiga à l’epoque ? 😉

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