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Test – Neverdead

Test – Neverdead
Le 31 janvier 2012
Le 31 janvier 2012

Mais parfois bourré

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La mort est dans 99% des cas, l’élément majeur d’un jeu vidéo, puisqu’elle accompagne le joueur en permanence lorsqu’il se défait de ses ennemis ou en s’en prend plein la tronche lui-même.

Mais qu’arriverait-il si des développeurs probablement sous produits hallucinogènes se décidaient d’en faire l’axe principal du gameplay du jeu ?

Et bien cela donnerait probablement Neverdead…

Les bras m’en tombent !

Dans le genre de question existentielle : Qui mourra percuté par le train : Bryce ou le Panda ?

Vous êtes dans la peau de Bryce, un p’tit jeunot de 500 balais et totalement blasé de la vie. En même temps, quand on est immortel, seul, chasseur de démon et qu’on s’est déjà fait tuer des millions de fois, y’a de quoi faire un peu la gueule.

Bryce était chasseur de démons à l’époque où il était immortel et a vu son immortalité accordée malgré lui par le seigneur des démons, juste après que ce dernier ait tué sa femme.

Il poursuit donc sa quête 500 ans plus tard dans ce jeu d’action à la 3ème personne.

Bryce peut utiliser indépendamment dans chaque main une arme à feu (pistolets, uzi, mitraillette, fusil à pompe, lance grenade), ou utiliser son épée butterfly (comme un couteau papillon, mais en plus gros) pour trancher dans le gras de démon. D’ailleurs, certains ennemis étant insensibles aux balles, il faudra souvent monter au front et leur demander de “partir les pieds devant” à l’aide d’attaques au corps à corps.

Bryce à la recherche de sa jambe gauche adorée pendant que ce gentil toutou cherche un nonos à ronger. Que de poésie dans ce jeu.

Première chose qui marque, c’est que vous n’avez pas un, mais deux viseurs d’armes à feu : un pour chaque arme équipée. En fonction de vos mouvements et de vos tirs, vous provoquerez un certain recul, et il faudra donc ajuster un peu la cible de l’arme désirée pour atomiser le malheureux démon.

Au début un peu déconcertant, ce système se révèle sympathique et efficace avec un peu de pratique. Vous pourrez de toute façon zoomer (mais cela ralentira vos déplacements) pour cibler avec précision vos adversaires sans subir de recul ce coup-ci.

Le combat à l’épée se trouve lui aussi affublé d’une bonne idée de gameplay, puisque la gâchette gauche vous mettra en position d’attaque et le joystick droit servira à simuler le mouvement de vos bras pour obtenir un cocktail étonnant de coups aussi dynamiques que directionnels. Vous pourrez également parer les attaques dans la direction désirée en rajoutant la seconde gâchette dans ce petit melting-pot de commandes. Et même dans cette configuration, vous pourrez vous déplacer via le joystick gauche.

Malheureusement, ce système à l’épée a ses petits défauts, à commencer par le ciblage.

C'est pas parce qu'on est héros de jeu vidéo qu'on n'a pas le droit d'avoir une sale gueule de truand.

Ce dernier se fait automatiquement lors de la pression de LT sur un ennemi qui ne sera pas forcément celui désiré. Ce qui est d’autant plus rageant lorsque l’on sait qu’il n’y a pas de moyen pour changer de cible, sans avoir à relâcher sa garde.

Les attaques à l’épée ne sont pas aussi précises qu’’il semble, puisqu’en fait, les attaques se font que sur 4 axes : vertical (de haut en bas ou de bas en haut), horizontal (de gauche à droite ou de droite à gauche), ainsi que les deux diagonales. Cela permet de faire des combos simples, mais finalement pas une grosse variété d’attaques à l’épée…

Ce système possède également une énorme faille, encore plus gênante que la précédente, puisqu’il occulte la possibilité de tourner la caméra, privant ainsi le joueur de l’appréciation de l’environnement et de l’action en cours et laissant le loisir à vos ennemis de vous décapiter, voire même vous démembrer.

Malgré ces petits défauts, il reste néanmoins très fun à prendre en main et à latter du démon aux dents acérées sur un fond musical assez rock, faisant rappeler l’ambiance décontractée de Devil May Cry, en rajoutant l’aspect comico-gore basé sur le thème du jeu

A en perdre la tête !

Drôles de Dames, mais en moins glamour sur le côté droit.

Et comme Bryce est immortel, il se moque de se faire arracher un bras ou deux, une jambe ou deux, ou encore la tête. Il s’en joue même, puisque tout au long de l’aventure, il lui faudra par lui-même se servir de ses lambeaux, pour se frayer un chemin, ouvrir des mécanismes, atteindre des hauteurs, et même buter des ennemis ! Enfin un vrai jeu où on doit se servir de sa tête ! Littéralement.

Le gameplay du jeu est articulé autour de Bryce et de son immortalité, donnant lieu à des situations plutôt cocasses, puisqu’il devra s’électrocuter, s’enflammer, se démembrer, perdre la tête pour atteindre son objectif, non sans un certain humour cynique de sa part. Malheureusement, les situations d’exploitation du corps de Bryce ne sont pas assez variées ni même très nombreuses pour ne pas finir le jeu sans un arrière goût d’inachevé. On aurait préféré que les développeurs aillent encore plus loin dans leur délire.

Au lieu de cela, l’immortalité finira par devenir un calvaire (tout en restant très drôle notamment grâce aux remarques constantes de Bryce), notamment durant les combats, parce que même si vous ne pouvez mourir, votre corps sera trop souvent démembré, rendant les phases contre les boss (généralement gigantesques) vraiment chaotiques à s’occuper de se frayer un chemin jusqu’à ses membres pour les recoller (s’ils ne sont pas perdus ou hors d’atteinte). On en vient à se dire que Bryce en fait, n’est pas résistant pour un sou, alors qu’à ses côtés, sa partenaire Arcadia, totalement humaine, se prend les mêmes attaques sans une égratignure. Mais attention quand même, il lui arrive d’être gravement blessé, et il faudra alors aller la sauver sinon c’est le game over.

La parade, élément essentiel pour ceux qui gardent la tête sur les épaules.

Et oui alors que vous pouvez plonger dans de la lave en fusion, arracher votre bras pour vous en servir de grenade ou pour jouer au basket avec, sans vous soucier de la mort, il faudra prendre soin de votre partenaire pour qu’elle survive devant les ennemis plutôt acharnés et aux arguments très tranchants, sa défaite entraînant le game over. Douce ironie… même si entre nous, elle se débrouille très bien toute seule pour repousser ces vilaines créatures.

Cela n’est cependant pas le seul élément déclencheur de cet écran fatidique, puisque si vous-même pour une raison ou une autre ne pouvez combattre temporairement (éjecté dans le vide, la lave…), lors de votre retour et le temps de vous reconstituer, elle se sera faite submerger par les démons.

Il existe une dernière menace qui vous fera regretter d’être né : les Ground Baby. Ce sont des petites créatures qui roulent rapidement et qui sont totalement inoffensives. Par contre, elles sont très voraces et très répandues et se rassasieront de toute la chair humaine qui traîne : bras, jambe, voire tête. Et dans ce cas, si votre tête se fait attraper, vous regretterez d’être immortel, puisque passer une éternité à être digéré dans des sucs gastriques c’est pas super plaisant.

Sers-toi de ta tête !

Bryce aime quand une jolie fille lui tient la main parce qu'elle a peur. Mais quand la fille ne veut pas, Bryce à la solution de secours pour pas passer pour un naze sans main à tenir.

Le jeu propose heureusement un système d’expérience qui vous permettra d’acheter des compétences (plus de 60) que vous devrez activer en fonction de votre style de jeu ou des situations, votre personnage n’ayant que jusqu’à 16 emplacements pour les compétences. Ces compétences rendent vos coups plus puissants, débloquent de nouvelles techniques de corps à corps ou encore peuvent rendre vos déplacements plus aisés, comme par exemple le rampement, ou le déplacement de la tête plus rapide, la diriger plus aisément, allant même jusqu’à la technique ancestrale secrète de la boule de bowling, vous permettant de foncer sur tout ce qui se trouve devant votre caboche.

Il arrivera par moments, volontaires ou pas, que vous ayez besoin des morceaux de votre corps qui manquent, alors qu’ils ne sont pas disponibles. Pour cela, il faudra vous servir de votre œil démoniaque qui permettra la régénération du reste de votre corps. Malheureusement pour vous, il faudra que votre jauge d’œil vous le permette (elle se recharge progressivement, ou à l’aide d’un bonus), des chocs (le décor est très destructible, mais ne fait aucune différence entre démons et humains, donc faites attention), attaques ou situations tendancieuses, pouvant la diminuer et retarder la possibilité de régénération.

C'te plan d'enfer pour reluquer sous les jupes des demoiselles !

Techniquement, le jeu se place à un niveau très honorable. Les graphismes sont dans la bonne moyenne et le jeu ne souffre d’aucun ralentissement malgré les nombreux effets, destructions et adversaires qui peuvent survenir en simultané à l’écran.

On remarquera par contre quelques bugs qui ne gênent pas dans la progression, mais qui font un poil tache sur le rendu global à commencer par les collisions. Il arrivera souvent que le personnage (ou un de ses morceaux) se fonde avec un objet du décor, que ce soit une poutre, des murs, débris…

Ce bug de collision posera aussi le souci des sauts lorsqu’on est près d’un mur, les rendant quasiment inefficaces.

Un autre petit souci (qui est du chipotage, mais quand même) vient des attaques à l’épée, des animations plus précisément, puisqu’à la fin de chaque coup, on constate un petit accroc d’animation. Rien de méchant, et cela ne se constate que très difficilement en plein combat, mais pour les observateurs, cela peut gâcher l’ensemble.

Les musiques, sans être transcendantes, accompagnent bien l’action et les voix totalement en anglais sont de bon niveau. On regrettera quelques accrocs dans la localisation, que ce soit quelques petites erreurs de français dans les dialogues ou des éléments dont la traduction en humain a été oubliée (notamment dans les menus de compétences).

La jouabilité est relativement efficace, même si quelques manipulations sont fastidieuses, telles que le changement d’arme à feu. Il faudra en effet utiliser les touches directionnelles gauche et droite pour modifier l’arme du bras associé à la direction, et ce, autant de fois jusqu’à obtenir l’arme désirée. Assez handicapant en combat. Le reste est plutôt convaincant.

Trading heads

Tiens, Johnny Hallyday serait passé par là ?

Pour les immortels les moins solitaires, le jeu propose un mode multijoueurs à 4 pour une dizaine de défis, aux objectifs divers et variés.

Ainsi, on croisera le désormais classique mode horde dans lequel vous devrez affronter des vagues d’ennemis tous ensemble, mais chacun pour soi, le vainqueur étant celui ayant remporté le plus de points au bout de toutes les vagues. Il faudra donc combattre avec classe.

Vous pourrez également escorter des survivants vers une zone sûre, mais pour cela il faudra en plus des démons qui vous attaqueront, arriver à surmonter la terrible bêtise des civils qui s’arrêteront dès qu’ils verront un démon, même s’il est assez loin, accélérant d’autant l’arrivée au royaume des morts du stupide citoyen.

Le mode chasse aux oeufs, quant à lui vous propose de ramasser des œufs dorés disséminés sur le niveau et de les ramener dans la cible. Le premier arrivé au seuil requis remporte le défi.

Dommage qu'on ne puisse pas dunker. On se contentera du lancer franc.

Bien évidemment, ce mode étant purement compétitif (et également bourré de démons), rien ne vous empêche de subtiliser les œufs des adversaires en les répartissant littéralement aux 4 coins du niveau juste avant par exemple.

Ces défis vous feront gagner de l’expérience et vous pourrez utiliser les compétences déverrouillées dans la campagne.

Le mode multijoueurs, bien que sympathique, ne procure pas autant de plaisir que le solo à cause notamment des cartes qui sont pour la plupart du copier-coller de morceaux de la campagne, et ne sont finalement pas super adaptées à ce type de joutes.

Les bugs de collision sont, en outre, légèrement plus marqués qu’en solo et un certain retard d’exécution dans les actions se fait sentir.

Il saura vous occuper quelques dizaines de minutes, puis vous retournerez à des jeux plus taillés pour le multijoueurs.

Le Bilan

On a aimé 

  • Délirant
  • Un concept comme ça, pourquoi ne pas l’avoir exploité plus tôt ?
  • Plein de bonnes idées
  • L’action devient un peu bordélique par moments
  • Quelques impairs dans le gameplay
  • Situations peu variées
  • Le multijoueurs pas vraiment ambitieux

Conclusion du test de NeverDead

Neverdead se trouve être une bonne surprise avec son concept d’immortalité et d’exploitation de ce pouvoir assez macabre doublé d’un fun immédiat et permanent. Il n’en reste pas moins que malgré une expérience plaisante, le joueur reste un peu sur sa faim de par le manque de diversité des situations, énigmes, ainsi que les quelques défauts qui gâchent un paysage de qualité.

L
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NeverDead

Développeur : Rebellion
Éditeur : Konami

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