L’ancien patron d’Activision accuse : le procès contre Microsoft devait aider Embracer Group, selon lui

Le rachat d’Activision-Blizzard par Microsoft a fait couler beaucoup d’encre, et on découvre aujourd’hui que l’ancien PDG de l’éditeur, Bobby Kotick, a répondu de manière explosive au procès intenté par le fonds de pension suédois AP7 qui conteste encore le rachat.
Un rachat qui continue de déchaîner les débats
Fin 2022, le fonds de pension suédois AP7 a déposé une plainte devant la Cour de chancellerie du Delaware accusant Bobby Kotick d’avoir précipité la vente afin d’éviter les conséquences des scandales de harcèlement et d’agressions sexuelles dont il était accusé au sein d’Activision.
Comme nous l’évoquions il y a peu, le fonds suédois cible Microsoft, Activision Blizzard et son ancien conseil d’administration (dont Kotick) et cherche à transformer cette plainte en action collective, à obtenir des compensations supplémentaires et à faire annuler le rachat.
Dans la réponse déposée officiellement par les avocats de Bobby Kotick en décembre dernier, et rendue publique récemment, on découvre que l’ancien PDG ne se contente pas de nier les accusations, mais qu’il tente aussi de renverser la situation en impliquant le groupe Embracer.
Bobby Kotick accuse Embracer
Selon lui, Embracer aurait un intérêt direct dans cette action en justice et pourrait en tirer avantage pour renforcer sa présence sur le marché californien au détriment d’Activision. Kotick suggère que le groupe pourrait être un bénéficiaire indirect de la plainte, rendant plus difficile pour Activision de recruter des talents ou de se développer via des acquisitions.
Cette plainte déposée dans le Delaware visait apparemment à contribuer à ouvrir la voie à Embracer afin qu’il renforce sa présence sur le marché californien aux dépens d’Activision, en rendant plus difficile pour Activision le recrutement de talents et son expansion par le biais d’opérations de fusions-acquisitions, un levier de croissance sur lequel Activision s’est historiquement appuyée.
Le groupe Embracer a évidemment contesté ces accusations, et dans les colonnes de Game File, un porte-parole de l’entreprise indique qu’il n’a pas besoin de l’aide d’un fonds de pension suédois pour concurrencer Activision.
Cela est peut-être difficile à accepter pour M. Kotick, mais nous n’avions pas et n’avons toujours pas besoin de l’aide d’un fonds de pension suédois pour concurrencer Activision
Autant le dire tout de suite, on ne s’attendait pas à ce genre de pirouette de la part de l’ancien PDG d’Activision-Blizzard et tout porte à croire que nous ne sommes pas encore au bout de nos peines.
Rappelons que Microsoft a racheté Activision pour 69 milliards de dollars. Le rachat a été officiellement validé en octobre 2023, et rien ne semble aujourd’hui réellement pouvoir remettre en cause l’opération.
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