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Test – Arc Raiders : Le TPS coopératif dont on avait besoin

Test – Arc Raiders : Le TPS coopératif dont on avait besoin
© Embark Studios
Le 7 novembre 2025
Le 7 novembre 2025
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Sorti le 30 octobre 2025 sur PC, PS5 et Xbox Series X, Arc Raiders, le nouveau projet d’Embark Studios (également auteur de The Finals), s’attaque à un genre réputé impitoyable : le jeu de tir d’extraction. Vendu environ 40 euros, il nous plonge dans un futur post-apocalyptique où les rares survivants osent remonter à la surface pour récupérer ressources et butin, tout en échappant aux machines de l’Arc et aux autres pillards.

Un monde post-apocalyptique crédible et poétique

Le principe est connu : survivre, fouiller, s’extraire  ou mourir. Mais, là où ses concurrents se nourrissent souvent du PVP, Arc Raiders choisit un tout autre angle : l’entraide et la spontanéité humaine. Voilà ce qui fait de lui un titre singulier, à la fois viscéral et étonnamment bienveillant, où la survie passe par la coopération autant que par les tirs.

L’univers d’Arc Raiders impressionne d’entrée de jeu. Embark imagine une Terre désertée, marquée par la fuite de l’humanité vers les étoiles. Ceux qui restent vivent terrés dans des abris souterrains, tandis que des machines dévastatrices, les Arcs, arpentent la surface. C’est un décor à la fois mélancolique et captivant, une Italie futuriste rongée par le temps, où paysages chaotiques d’anciens affrontements s’entrelacent avec la végétation et les carcasses rouillées. L’ambiance évoque à la fois Star Wars et The Last of Us et chaque panorama semble raconter une histoire oubliée.

Chaque mission, chaque expédition est une plongée dans un monde qui semble vivant, presque sacré. Le joueur n’explore pas simplement des ruines, il traverse les traces d’une civilisation disparue. L’univers d’Arc Raiders regorge de détails qui invitent aussi bien à la contemplation qu’à la réflexion, un rare tour de force pour un jeu multijoueur.

Là où beaucoup de jeux d’extraction se contentent d’objectifs mécaniques, Arc Raiders relie subtilement ses missions à une logique de survie collective. Les différentes quêtes invitent à repousser les limites de l’humanité, à sécuriser des zones, à relancer des relais, tandis que des objectifs secondaires multiplient les opportunités d’improvisation sur le terrain comme éliminer certains Arcs et joueurs ou récupérer des ressources spécifiques. Les objectifs sont clairs, mais leur exécution est toujours imprévisible, car l’IA ennemie et les autres joueurs ajoutent une tension constante.

L’IA des Arcs est d’ailleurs impressionnante, le moindre bruit peut alerter un drone qui viendra alors rôder dans notre zone. Attaquer des Arcs plus robustes, comme le Bondissant ou le Bombardier, est une toute autre histoire. Le comportement de l’IA évolue en cours de partie et s’adapte en quelques secondes aux différentes actions des joueurs, donnant une crédibilité exemplaire aux affrontements PVE.

L’autre miracle d’Arc Raiders, c’est la coopération. Là où l’on s’attend à croiser des adversaires assoiffés de sang, on rencontre très souvent des alliés de fortune. Un joueur qui vous tire dessus dans un autre jeu peut ici devenir celui qui vous sauve d’un drone ou prend votre parti lors d’un affrontement contre des joueurs voulant votre peau. Ces instants imprévus, à la fois drôles et touchants, redéfinissent les interactions multijoueurs. Chaque rencontre devient un pari sur la nature humaine et c’est précisément cette incertitude qui fait toute la saveur du jeu.

Toutefois, il faut noter que la dimension narrative reste en retrait. Arc Raiders est un jeu avant tout multijoueur, qui raconte peu en dehors de son monde, mais qui a le mérite de proposer quelques cinématiques qui étendent le lore a des palier clés. C’est un univers qui se découvre à travers le gameplay et non par le texte. Cela fonctionne relativement bien, mais pourra frustrer les joueurs en quête d’un récit plus structuré.

Un équilibre rare entre tension et émerveillement

Le gameplay d’Arc Raiders est d’une précision exemplaire. Les commandes sont fluides, les armes percutantes et chaque affrontement a du poids. On sent la maîtrise d’Embark, déjà auteur d’un des FPS les plus dynamiques de ces dernières années. À la troisième personne, le jeu offre une lisibilité bienvenue : la caméra permet d’évaluer les menaces, mais aussi d’établir un contact visuel avec les autres joueurs. Lever son arme devient un choix éthique autant que tactique, et ce simple détail change tout.

Les sensations à la manette sont très bonnes, que ce soit la finesse du recul des armes, les vibrations d’une explosion ou les secousses d’un drone qui s’écrase. Chaque tir, chaque impact, chaque souffle participe à une immersion sensorielle efficace.

La boucle de progression est solide : on accumule du butin, on améliore son équipement et ses établis, on débloque de nouvelles compétences. L’arbre de talents, bien que perfectible, incite à la spécialisation, sans punir l’expérimentation. Chaque raid, même raté, fait avancer le joueur. Cependant, la base principale (Speranza) est un peu confuse au début. Son ergonomie et ses menus sont peu intuitifs et nécessitent un certain temps pour que l’on s’approprie ses différentes options. C’est la partie la moins réussie de ce jeu par ailleurs brillant.

La direction artistique d’Arc Raiders est sans conteste l’un de ses points forts. Chaque carte raconte un fragment d’histoire, la ville enfouie et ses ruelles sablonneuses contrastent avec les paysages vallonnés de la Porte Bleue. Le travail sur la lumière et les conditions météorologiques confèrent une atmosphère changeante, presque cinématographique. Le cycle jour-nuit et la météo dynamique avec les tempêtes, la pluie et le brouillard participent pleinement au gameplay, l’environnement devient un protagoniste à part entière.

Le design sonore renforce avec brio l’ambiance générale. Les bruits de pas, le sifflement du vent, les cliquetis métalliques ou les cris des drones tissent une toile acoustique dense et précise. Le son ne se contente pas de renforcer l’ambiance, il influence le jeu. Un bip lointain, un cri d’alarme ou une explosion au loin suffisent à dicter nos décisions. On n’écoute pas Arc Raiders, on le ressent.

Malgré tout, Arc Raider est loin d’être un long fleuve tranquille, le jeu pouvant se montrer impitoyable. Sans mode de jeu spécifique, affronter seul des équipes de deux ou trois joueurs relève parfois du masochisme. Des joueurs peuvent faire semblant d’être pacifiques et nombre d’alliances peuvent être éphémères et virer au drame. De même, certaines IA surpuissantes, comme les Bombardiers, punissent la moindre erreur, parfois de manière frustrante. Malgré tout, cette rigueur contribue à la tension propre au genre, Arc Raiders ne triche pas avec ses joueurs.

Un endgame pensé pour durer

Une fois les bases maîtrisées, Arc Raiders propose des expéditions, missions à long terme qui réinitialisent notre personnage contre des récompenses exclusives. Ce système, totalement optionnel, respecte le temps du joueur, on peut progresser sans se lancer dans un “grind” épuisant. Les épreuves hebdomadaires et les raids nocturnes apportent suffisamment de variété pour maintenir l’intérêt sur la durée, même si la redondance finit par se faire sentir après plusieurs dizaines d’heures.

Visuellement, le jeu tourne admirablement bien sur PC et consoles, atteignant les 60 images par seconde, même si quelques baisses se font sentir. Les performances restent globalement stables et le rendu est superbe, surtout sur PC. Toutefois, quelques bugs subsistent, notamment des collisions étranges (qui peuvent littéralement coincer un joueur entre deux chaises) et des problèmes de détection de terrain, mais rien qui soit rédhibitoire.

L’interface, en revanche, mériterait d’être repensée. Speranza est un labyrinthe de menus et de PNJ synthétiques aux voix artificielles, ce qui rompt un peu la magie d’un univers par ailleurs si vivant. De ce fait, le contraste est regrettable, tout brille pendant les raids, mais la base fait retomber dans une monotonie de gestion.

Tout comme un autre très bon jeu (Helldivers 2), la boutique ne propose que des cosmétiques et il est possible de récupérer de la monnaie en réalisant des objectifs secondaires. On sent que le studio souhaite bien faire, il propose même des petits cadeaux après le crash des serveurs ou si l’on se fait tuer par des tricheurs.

Malgré quelques petites imperfections, Arc Raiders s’impose comme une bouffée d’air frais dans le paysage saturé des shooters compétitifs. Sa philosophie de jeu, fondée sur la solidarité spontanée et la tension partagée, lui confère une identité rare. On en ressort avec des histoires à raconter, des rencontres improbables et une sensation d’avoir réellement vécu quelque chose, pas seulement d’avoir joué. Et puis, Embark Studios l’a dit, Arc Raiders est prévu pour durer 10 ans.

Coup de coeur de la rédac !Coup de coeur de la rédac !

Le Bilan

On a aimé 

  • La direction artistique somptueuse 
  • La coopération
  • Le gameplay fluide et immersif
  • Le sound design
  • La philosophie rafraîchissante
  • L’interface confuse et l’ergonomie maladroite
  • Les rares bugs et soucis techniques
  • La répétitivité du endgame sur le long terme

Conclusion du test de ARC Raiders

Arc Raiders réussit un pari audacieux, rendre l’extraction shooter humaine. Là où la plupart des jeux du genre cultivent la méfiance, Embark Studios choisit la confiance, la coopération et l’émerveillement. Porté par une direction artistique somptueuse, un sound design exemplaire et un gameplay précis, le titre offre des moments de grâce inattendus. Certes, l’interface laborieuse et les quelques bugs ternissent légèrement le tableau. Mais on retient surtout que, dans un genre souvent brutal et punitif, Arc Raiders respire la vie et la camaraderie. Chaque mission devient un souvenir, chaque rencontre un risque assumé. C’est un jeu d’extraction avec tout ce que ça implique, oui, mais il est surtout une expérience d’humanité rare.

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
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ARC Raiders

Développeur : Embark Studios
Éditeur : Embark Studios
Date de sortie : 30/10/2025

commentaires

7 Commentaires
PaTChevaliers
PaTChevaliers
7 novembre 2025 19h14

Excellent extraction shooter, aussi bien en solo qu’en coop… graphiquement sur tous les supports très propre et fluide. Après, voir comment va évoluer le jeu ? Mais et pour 39,99€ (store Xbox), franchement, pas de mal financièrement à se faire plaisir !

Tomchoucrew
Administrateur
Tomchoucrew
8 novembre 2025 21h27
Réponse à  PaTChevaliers

C’est l’une des pépites de l’année, oui ! Un super rapport qualité/prix pour un jeu qui est sorti bien fini, et avec un PvP aussi bon que le PvE.

R
Romano@54
7 novembre 2025 20h10

J’ ai lu pas mal de retour comme quoi bcp de noobs gachaient l’ expérience de la coop du jeu en campant et tirant sur tout ce qui bouge. N’ étant pas ma came ces jeux, ça me donne encore moi envie mais j’ espère que les devs puissent régler ces soucis de pvp car il a l’ air de plaire aux amateurs du genre.

L
like an animal
8 novembre 2025 6h29

Globalement la presse et les joueurs sont unanimes sur ce jeu, j’ai beaucoup trop de jeux à faire pour m’intéresser à ce genre d’expérience en ce moment mais qui sait, peut être dans quelques temps.

Tomchoucrew
Administrateur
Tomchoucrew
8 novembre 2025 12h06

J’ai vu aucun noob faire n’importe quoi dans le jeu. Et même si ça arrivait, ça ne dérangerait pas les parties puisque dans la plupart du temps, faire du bruit et se faire remarquer, c’est mauvais pour soi ^^

SauroneMX338
Éditeur
SauroneMX338
9 novembre 2025 9h55

C’est vraiment un énorme kiff en coop. Après The Finals, Embark s’inscrit directement parmi mes studios préférés pour les jeux multi !

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