Test - Project CARS 3 - Un régal pour les amateurs de conduite sim-arcade

«Car je suis le mal aimé» , - 4 réaction(s)

Après un premier épisode sorti en 2015 et salué par la critique, puis un deuxième en 2017 venu confirmer le talent de Slightly Mad Studios, Project CARS 3 déboule à plus de 300 km/h en cette fin d’été 2020. Dès l’annonce de sa révélation, la communauté de fans que la franchise a su fédérer rêvait d’une simulation de courses automobiles encore plus aboutie et réaliste. Les premiers retours sur le jeu douchèrent à l’azote liquide ces derniers. Aujourd’hui, les possesseurs de la version “deluxe” peuvent enfiler leur combinaison et se ruer sur la bête. Les autres devront patienter jusqu’à vendredi. Pour nous, le moment est venu de juger sans a priori mais après avoir cramé de la gomme sur des centaines de kilomètres la nouvelle création du studio britannique.

Project Forza Cars 3

Crevons l’abcès d’entrée. Project Cars 3 prend une épingle au frein à main et fait bien la nique aux fans des deux premiers épisodes de la franchise. Slightly Mad Studios (SMS) a passé du bon temps avec ce public de puristes. C’était un amour beau et fusionnel, presque idyllique. Il est vrai que le puriste est un passionné, trop peut-être, c’est un ultra, les fumigènes et les chants sarcastiques en moins. La rupture sera difficile et les insultes vont fuser. D’ailleurs, la nouvelle recrue au service marketing, Don Mattrick, a répondu aux premières attaques dans un tweet : “Nous avons un produit destiné aux gens qui veulent une simulation de conduite automobile, son nom, c’est Project CARS 2”. La cicatrice sera profonde et longue à refermer. SMS a décidé de reconquérir son premier amour de jeunesse, le public des Need For Speed Shift, plus rock’n roll et permissif, souvent beauf mais attachant.

Fallait-il changer le nom du titre ? Non. Le projet original est bafoué, et alors ? Le puriste est allergique au changement, crie rapidement à la trahison. Il est épuisant. Resident Evil 4 n’est pas un vrai Resident Evil. Et pourtant si, parce qu’il reflète l’âme et le génie de son créateur. Ceux de SMS ont une passion inconditionnelle pour tout ce qui a 4 roues, une conduite exigeante que l’on retrouve dans toutes leurs productions et une ambiance immersive et spectaculaire avec l’introduction d’une vue casque qui a marqué les esprits des fans de la série Shift et la météo dynamique dantesque de la série Project Cars. Le studio est jeune et s’est révélé au grand public par sa nouvelle franchise. Le risque était trop gros d’en créer une autre.

Pour calmer les esprits, un cigare et une promenade dans la Havane

Alors respectons cette nouvelle approche. Le pari est aussi osé et courageux. Ce n’est pas facile de s’attaquer à Forza Motorsport et Gran Turismo sur consoles. Le studio assume cette nouvelle orientation vers un jeu à la conduite sim-arcade et une meilleure accessibilité pour le grand public. Et il a de sacrés atouts à faire valoir.

Project Cars super agréable à jouer à la manette ? Même pas en rêve !

Afin de titiller le mastodonte de la simulation automobile destinée au grand public qu’est Forza Motorsport sur Xbox One, il était obligatoire de proposer enfin une maniabilité à la manette du même calibre. Ne maintenons pas le suspense plus longtemps. SMS a trouvé une partie de la recette Forza, ce dosage subtil de l’inertie de la voiture en phase avec les mouvements du stick gauche. Terminés les comportements abrupts des bolides sur l’asphalte, vive la délicatesse. C’est un miracle, vu l’historique du studio avec les précédents opus, même si c’était bien mieux dans le deuxième.

Les acharnés de la manette, immense majorité des joueurs sur console, pourront vraiment se faire plaisir plus facilement qu’avec les précédents opus. Ils arriveront même à rivaliser sérieusement avec les possesseurs de volant en acquérant de l’expérience. Toutefois, la faiblesse des sensations provenant des gâchettes atténue l’euphorie. Espérons qu’un patch améliore cet aspect prochainement. Sans surprise, le jeu offre les meilleures sensations avec un volant à retour de force accompagné de son pédalier. Et pour la première fois, le réglage de base est optimal pour notre TMX. Dans ces conditions, chaque aspérité de la route et toute la physique des voitures sont superbement retranscrites.

Le mode photo, assez complet, permet de se faire plaisir

Bien entendu, des réglages existent pour peaufiner le matériel selon les besoins. De plus, des assistances pour la conduite sont paramétrables à souhait, bien que l’on puisse choisir parmi 4 niveaux de réglages prédéfinis, de débutant à professionnel. Mais avec cette nouvelle maniabilité à la manette, vous ne tarderez pas à les supprimer suite à votre progression inéluctable et au plaisir de goûter à une conduite plus réaliste.

Des courses fun et dynamiques, beurk !

Dès la première cinématique du tutoriel, la philosophie de Project Cars 3 est dictée sans aucune ambiguïté : priorité à l’action. Oubliez les arrêts aux stands, les dégâts irréversibles, la gestion de la température des pneus et de l’essence. Accueillez à bras ouverts les courses rapides et nerveuses, les poussettes et les coups fourrés. Cela tombe bien, l’IA des précédents opus de la franchise était jugée catastrophique et le studio avait du mal à satisfaire son public exigeant. Ce n’est pas en deux ans, avec les mêmes outils de développement, qu’on pouvait espérer un miracle. Dans ces nouvelles conditions, ça passe crème... Et on s’amuse follement. Avec quelques ajustements de l’agressivité et du niveau de l’IA si besoin, les courses sont fun et acharnées.

La météo dynamique est vraiment un point fort du jeu

Si, en plus, on subit par moments une pluie violente ou un brouillard épais, les frissons et la pression sont garanties. Car oui, ce nouvel opus a conservé la bien fichue météo dynamique qui a tant fait la renommée de la franchise auprès des amateurs de jeux de course. La pluie ou la neige ont un réel impact sur la manière de conduire et faire une course urbaine à la limite de l’adhérence, de nuit en plein orage, est une expérience saisissante qui vous marque. Le seul bémol est que la transition d’un temps sec à pluvieux se fasse trop rapidement à cause de la rapidité des courses, souvent programmées sur 2 ou 3 tours en début de carrière.

La mise en scène pousse le dynamisme à fond

Les développeurs ont également ajusté leur moteur maison, le Madness Engine, à la nouvelle approche. Les sensations de vitesse sont beaucoup plus prononcées via des effets graphiques judicieux. Les distances de freinage ont été raccourcies. Les dégâts sur les voitures ne sont plus que cosmétiques, mais vous perdez du temps en cas de collision avec le décor, vous rendant transparent et inactif un court instant pour laisser passer les concurrents. La présence d’hélicoptères ou d’avions dans le ciel renforcent cette sensation de dynamisme de l’ensemble. La même logique est de mise pour les vues jouables. Sept sont au programme dont une nouvelle vue externe plus éloignée qui manquait à l’appel. La vue casque a subi un nouveau traitement très réussi et encore plus immersif, mais elle reste malgré tout en dessous de celle d’Assetto Corsa Competizione .

Enfin, l’environnement sonore participe grandement à cette ambiance enivrante. Des musiques au tempo plutôt élevé accompagnent discrètement les bruits de moteurs réalistes et uniques à chaque modèle, les crissements des pneus ou les sons pétaradants des échappements. Spectaculaire et efficace.

Un gameplay riche et exigeant

Méfiez-vous, Project Cars 3 ne devient pas pour autant un pur jeu d’arcade. Entre le noir et le blanc, il y a 50 nuances de gris. Le titre garde, à quelques exceptions près, un gameplay exigeant et profond, proche du précédent opus. Il en corrige même un sacré défaut, celui des décrochages surprenants et inattendus, bien identifié dans notre test de PC2. Chaque voiture conserve son comportement unique. Et si certaines se manient facilement, d’autres sont de véritables savonnettes et presque en configuration d’origine comme la Porsche 958 S. Pour les néophytes, vous allez vite comprendre les différences de conduite entre une voiture à traction, à propulsion ou à quatre roues motrices.

Dans l’ensemble, les transferts de masse et de charge demeurent réalistes et garder la trajectoire idéale ne sera pas une sinécure. Ratez votre freinage et vous irez tout droit ou en tête-à-queue dans les graviers et les rambardes. Pas de doute, un pilotage rigoureux et une grande concentration sont nécessaires. D’autant plus que le titre exige la plupart du temps de rester sur la piste pour valider des objectifs ou enregistrer votre temps. Et si on vous dit que le rembobinage n’est pas possible, vous comprenez aisément que les SAV risquent de connaître un afflux de manettes explosées.

Une autre particularité qui différencie Project Cars 3 de la plupart des autres jeux de course est l’absence du guidage fluo de la trajectoire idéale. Les développeurs ont fait le choix de proposer 3 vignettes pour baliser les virages. La première marque l’emplacement idéal pour débuter le ralentissement ou freinage, la deuxième pointe l’apex et la dernière l’endroit idéal de sortie du virage plein gaz. Cette solution intelligente a le triple avantage de ne pas trop polluer la visibilité, de vous habituer à prendre les informations de l’environnement sans suivre bêtement une ligne et de mémoriser plus facilement les tracés.

Un contenu toujours aussi dense et varié

Ah les fameux tracés. Bonne nouvelle, Project Cars 3 conserve l’immense majorité des pistes qui font la réputation de la franchise, dont les fameux circuits ouverts de la Côte d’Azur et la voie rapide Californienne. Les localisations sont au nombre de 51 et certaines possèdent plusieurs variantes. Malheureusement, toutes les pistes de glace et de rallycross ont disparu. Un choix incompréhensible quand on met en point d’orgue de l’expérience la priorité à l’action. Soit ça sent le futur DLC, soit Codemasters qui possède la licence officielle du rallycross via Dirt Rally 2.0 a mis son veto après l’acquisition du studio. L’avenir nous le dira, puisque nous n’avons aucun détail sur le contenu du pass saisonnier de PC3. Autres disparitions remarquables, les célèbres circuits de Spa, du Mans, de Spielberg et des Amériques.

La piste de Fiorano n’est disponible que pour les Ferrari

En contrepartie, le contenu s’étoffe des circuits d’Interlagos, de Jerez, de Mugello et de Leipzig. Les deux derniers faisaient partie des DLC de Project Cars 2. Surtout, les développeurs ont ajouté de nouveaux tracés uniques à leur jeu. Parmi les nouvelles localisations, deux sont urbaines avec Shanghai et la Havane, deux sont campagnardes et vallonnées avec la Toscane et Monument Canyon. Ces ajouts amplifient la diversité et change des sempiternels circuits officiels. Mention spéciale aux tracés urbains qui sont beaucoup plus inspirés et techniques que ceux proposés dans Grid malgré les mêmes localisations. Le choix d’un tracé est un art que SMS maîtrise à la perfection.

La Jesko avec son écran intégré au volant aura beaucoup de succès

Concernant les voitures, on en compte cette fois-ci 211 contre 189 sur PC2. Certes le compte n’y est pas du tout par rapport à Forza Motorsport 7, mais cela reste conséquent et chacun trouvera son bonheur. On retrouve entre autres les principales voitures historiques et les nombreuses GT. Les amateurs de karts pleureront leur disparition mais ceux des belles cylindrées se réjouiront de pouvoir tester les récentes et superbes Koenigsegg Jesko avec sa boîte à 9 rapports et sa vitesse de pointe dépassant les 400 km/h et Lotus Evija, première Hypercar 100% électrique de la marque. Cocorico oblige, l’arrivée de la marque Alpine fait plaisir avec notamment la A110S de 2019 en modèle tourisme et GT4. Les modélisations sont toujours aussi superbes et les vues internes permettent vraiment de profiter de chaque détail du cockpit en conditions d’utilisation.

Une technique qui pique les yeux

Sur la piste, le moteur graphique montre rapidement ses limites et semble dépassé en 2020. Pas de miracle pour ceux qui ont roulé leur bosse sur le précédent opus, les rendus sont assez proches. Si le nombre de détails a augmenté comme les effets lumineux, les textures sont parfois indignes d’un jeu de course de fin de génération. Pour continuer la comparaison avec Grid sur les nouveaux tracés urbains de Shanghai et de la Havane, la modélisation des villes est très inférieure. Néanmoins, le jeu reste globalement joli et les effets météorologiques font toujours leur effet.

Les textures ne sont pas au niveau d’un jeu de fin de génération

Malheureusement, le plus énervant est à venir. Si le titre nous laisse le choix de prioriser les graphismes ou le framerate, nous constatons dans les deux modes un clipping très important dans l’arrière plan qui détourne l’attention et gâche l’immersion. Comme souvent, ce sont les circuits avec beaucoup d’arbres qui souffrent le plus. De l’aliasing est toujours présent même s’il est moins prononcé que dans PC2. Quelques bugs d’affichage apparaissent parfois, tout comme certains freezes, beaucoup plus gênants. Certains problèmes devraient pouvoir se résoudre grâce à de futures mises à jour. Concernant le framerate, nous doutons que le titre atteigne les 60 images par seconde. Nous attendrons les résultats de nos confrères de Digital Foundry pour confirmer notre sensation. Il faudra s’y faire, Project Cars n’est plus synonyme de claque graphique ni technique après un deuxième opus déjà décevant sur ce point.

Impossible de s’ennuyer sur le long terme

Enfin une interface séduisante pour un Project CARS

Reste à s’intéresser aux modes de jeu, savoir si on reste sur Project Cars 3 un week-end ou plusieurs mois. Ce qui surprend d’entrée pour les connaisseurs de la franchise est le rafraîchissement de l’interface principale. La nouvelle est accessible, ergonomique et illumine l’écran d’un jaune flamboyant. Les modes de jeu sont bien identifiés. C’est une véritable réussite. L’idée générale des créateurs via cette nouvelle expérience Project Cars est de vous faire passer de pilote zéro à héros. Pour cela vous partez du néant et vous accumulez dans tous les modes de jeu des points d’expérience de pilotage et d’affinité avec chaque voiture, ainsi que de la monnaie virtuelle qui vous permettra principalement d’acheter de nouvelles voitures.

Un mode “Épreuve personnalisée” vous permet de tester directement n’importe quelle voiture sur tous les circuits, dans toutes les configurations possibles, en mode course ou essais libres.

Le système de classement du mode « Rivaux » est bien pensé

Un nouveau mode “Rivaux” représente des challenges quotidiens, hebdomadaires et mensuels en multijoueur de façon asynchrone, qui se renouvelleront au fil du temps. Les trois types de challenge sont “Breakout“ qui consiste à faire tomber des cibles qui jalonnent le chemin, “Pace Setter” où vous devez faire la meilleure moyenne sur trois tours sans commettre la moindre faute et le traditionnel “Hotlap” en départ lancé. L’objectif principal est de se comparer aux joueurs du monde entier via un classement organisé en divisions suivant vos résultats et de manière secondaire cumuler des points d’expérience. Les défis sont souvent intéressants et la présence du fantôme d’un concurrent de sa division encourage à persévérer, même si la comparaison avec les autres fait souvent mal à l’ego.

L’incontournable mode multijoueur propose les traditionnelles parties rapides, avec un matchmaking tenant compte de notre niveau de compétence et de sécurité, et les courses en lobby personnalisé pour accueillir les amis et les compétitions privées. Les développeurs ont également mis en place des courses planifiées à date et heure fixes avec des conditions à respecter. Dans celles-ci, vous aurez la possibilité de participer à une séance de qualification pour grappiller quelques places sur la grille. Malheureusement, il nous a été impossible d’essayer le multijoueur à l’heure de publication du test, mais nous reviendrons compléter nos impressions une fois les serveurs bien remplis.

Un mode carrière qui vous fera vraiment progresser

Le mode carrière a été entièrement repensé. Le concept n’est pas du tout révolutionnaire mais a le mérite d’être plus clair et surtout beaucoup plus motivant. 10 catégories vous attendent pour grimper en haut de l’échelle. Vous démarrez obligatoirement en classe E et devez progresser catégorie par catégorie jusqu’à la GT Open au fil de vos exploits. Chaque classe se compose de 4 groupes de 3 épreuves et un championnat final de deux ou trois courses. Au-delà des simples courses, vous retrouvez également le type d’épreuves du mode Rivaux pour varier les plaisirs et les techniques de pilotage.

Le mode carrière est une véritable école de conduite pour les persévérants

Surtout, chaque épreuve possède 3 objectifs à réaliser, soit 48 par catégorie. Ce sont ces derniers qui permettent de gagner des points d’expérience pour monter dans les catégories et représentent l’intérêt de la carrière. Ils ne seront pas tous faciles à obtenir et peuvent concerner un temps à battre au tour sans quitter la piste, un nombre de virages parfaits ou de dépassements en un temps limité, une place minimale à atteindre, etc. Si le mode carrière reste classique dans son organisation, il tient toutes ses promesses par le bon choix des objectifs, sa longueur, la gratification permanente, la montée en puissance des voitures au fil des catégories et une réelle impression de progression de son pilotage.

Qu’est-ce qu’elle est belle et puissante ma caisse !

Même les fautes de goût sont permises

Pour terminer ce copieux tour de la maison, arrêtons-nous sur l’autre nouveauté majeure de Project Cars 3 en comparaison de ses grands frères. Il est enfin possible de personnaliser esthétiquement et techniquement ses voitures achetées à prix d’or. L’éditeur de livrée est plutôt complet et offre la possibilité de modifier les peintures, stickers, jantes et pneus ou de personnaliser la plaque d’immatriculation. Certaines livraisons officielles sont disponibles. Il est également possible de sauvegarder un style afin de l’appliquer directement à toute nouvelle voiture achetée. Et tout cela n’engendre aucune microtransaction.

L’optimisation technique de la voiture s’inspire clairement des Forza

Même si Project Cars 3 utilise le même système que les Forza concernant l’amélioration d’un véhicule sur le plan mécanique, les options disponibles sont toutefois moins nombreuses. Suivant vos choix, vous changez l’indice de performance de la voiture. Cet aspect vous permettra de faire monter de catégorie vos bolides préférés dans le mode carrière. Sachez également que tous vos véhicules personnalisés apparaîtront en ligne afin d’épater la galerie... ou passer pour un ringard.

Le coin des chasseurs : Project Cars 3 propose 37 succès pour un total de 1000G. En quelques jours, vous aurez déjà récupéré la moitié des points. Aucune surprise, les succès sont classiques pour un jeu de courses.

Bilan

On a aimé :
  • Une maniabilité à la manette aux petits oignons
  • Des courses et des défis funs et passionnants
  • Une certaine exigence de conduite maintenue
  • Un réel sentiment de progression au fil du temps
  • Des tracés uniques qu’on découvre et redécouvre
On n’a pas aimé :
  • Un moteur graphique et technique vieillissant
  • Le retrait des pistes de rallycross
  • Le retrait des circuits de Spa et du Mans !
Slightly Mad Studios a sorti les big balls

Project Cars 3 ne suit plus la trajectoire définie par les deux premiers opus, mais il est un vrai jeu Slightly Mad Studios qui transpire la passion de l’automobile et du jeu vidéo. Avec un moteur vieillissant et des défauts récurrents à la franchise, le studio anglais a osé le pari fou de déboussoler sa communauté de fans pour plonger dans les bras grassouillets du grand public amateur de jeux de “simulation” dans le canapé. Bien lui en a pris, car ce choix fort de se positionner sur le marché du sim-arcade, en l’état actuel de ses moyens, permet de minimiser les faiblesses de la franchise tout en maximisant ses points forts. Voulait-on vraiment un Project Cars 2.1 en simulation ? Sur Xbox One, la nouvelle proposition est une franche réussite et devient une réelle alternative à Forza Motorsport 7, qu’elle dépasse sur de nombreux points. Le report du prochain Forza est un cadeau du ciel. Reste à voir si ce fameux grand public répondra présent commercialement. Quoi qu’il arrive, la concurrence des jeux de course automobile s’annonce d’un niveau stratosphérique sur la prochaine génération de consoles.

Accueil > Tests > Tests Xbox One

Project CARS 3

PEGI 0

Genre : Courses

Éditeur : N.C.

Développeur : Slightly Mad Studios

Date de sortie : été 2020

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

4 reactions

lowfab

25 aoû 2020 @ 17:57

Merci pour ce test complet. J’hésitais a le prendre, vous m’avez convaincu de l’acheter, aussi parce que le prochain Forza n’est pas tout de suite

PaT Chevaliers

25 aoû 2020 @ 18:57

(Project Cars 3 ne suit plus la trajectoire définie par les deux premiers opus, mais il est un vrai jeu Slightly Mad Studios qui transpire la passion de l’automobile et du jeu vidéo).

Pour une fois, ce n’est plus du PC, on tombe dans les travers des NFS et GRID, une IA complètement à la ramasse, des graphismes bof, et un Framerate qui oscille le plus souvent à 30 FPS voire moins... bref pour moi, PC2 à été mon dernier SMS, mais merci pour votre test quand même mais qui me semble vraiment souple envers SMS ;-)

Faites un tour sur YouTube et les chaines qui ont testés ce PC3, et franchement sa refroidi bien quand même !

TomS

26 aoû 2020 @ 10:16

Don Mattrick : ok il vont couler. Ce mec est une sombre merde, d’ailleurs la One est ce qu’elle est à cause de lui est « sa vision ». Il avait déjà répondu un truc du genre à l’époque du lancement de la One. Du genre « Nous avons un produit destiné aux gens qui n’ont pas accès à la moindre connexion internet, son nom, c’est Xbox 360 ». Je vois que les années passent et que ce triste sire ne change pas. Dommage pour SMS, il va les mener à leur perte.

TomS

26 aoû 2020 @ 10:20

entre « Nous avons un produit destiné aux gens qui veulent une simulation de conduite automobile, son nom, c’est Project CARS 2 » et « Nous avons un produit destiné aux gens qui n’ont pas accès à la moindre connexion internet, son nom, c’est Xbox 360 », franchement.... ce mec a du se faire violer par un gaver dans son enfance pour les détester à ce point.