Test – Naughty Bear Panic in Paradise

Quel est ton film d’horreur préféré ?
Le jeu vidéo à très souvent été violent, montré des accès de débauche et de gore, provenant des actions de personnages principaux, aussi fun que condamnables dans la vie réelle. Cela va du gangster de base, au tueur à gages, en passant par le justicier et sa justice parallèle, ou encore le voleur.
Il était cependant un type de personne peu recommandables, probablement la pire espèce qui soit, qui n’avait jamais été traité dans son approche primaire en jeu vidéo : le serial killer sociopathe qui traque ses cibles sans relâche.
Cela a duré longtemps, jusqu’au jour où la créature vivante la plus vilaine qui puisse exister a fait son apparition sur nos consoles de salon : l’ours en peluche.
Et c’est un peu plus de deux ans plus tard, que Naughty revient pour semer la mort et la terreur sur le visage de ses proies moqueuses.
En même temps, elles l’ont bien cherché à pas l’inviter en vacances avec elles…
Scream… Bouuuuuuh !

Le concept de ce Naughty Bear Panic in Paradise ne change pas. Vous devrez toujours massacrer, effrayer, terrifier toute une bande d’ours en peluche qui ont été méchants, moqueurs, ou encore dédaigneux envers Naughty Bear, un ours pas très beau, car raccommodé à de nombreuses reprises, le forçant à devenir méchant pour rester en vie.
Bien évidemment, sinon ce n’est pas drôle, Naughty est légèrement rancunier, au point de faire payer de la vie de ses tortionnaires moraux toutes les misères qu’il a subies.
Le but final étant de générer le plus gros score possible.
Sur la forme, le titre a beaucoup changé avec tout d’abord le passage d’un jeu boîte vers le support dématérialisé qu’est le Xbox Live Arcade. Ce dernier justifiera un peu l’aspect technique, certes amélioré par rapport au premier épisode, mais pas non plus inoubliable.
Le gros du changement qui a été fourni vient du gameplay. Naughty peut toujours marcher, courir, frapper, tuer, interagir avec les personnages et éléments, mais également utiliser son fameux cri qui fait peur selon trois degrés (attirer l’attention sans éveiller de soupçons maléfiques, faire peur, ou paralyser de terreur les ours à portée pendant quelques instants). On a retiré le chrono qui ne servait pas à grand-chose, et on a apporté une touche RPG.

Cette facette se montre sous la forme de votre équipement. Ce dernier doit être trouvé et débloqué différemment au fil des terrains et selon sa nature (voler les vêtements ou ramasser des armes et les utiliser dans une mise à mort). Une fois débloqué, un objet devra être acheté dans la boutique, et équipé pour permettre à Naughty de gagner des points d’expérience. Ce système force le joueur à changer régulièrement d’équipement (des techniques se débloquent sur certains niveaux), et ainsi s’adapter en fonction de caractéristiques associées à ces objets (vie, charisme terrifiant, force, endurance qui sert pour la course et les techniques spéciales…).
Bien sûr, ces objets auront également un impact sur les ours, puisque certains éléments vous feront passer pour quelqu’un de gentil, permettant de vous fondre dans votre environnement afin de frapper au moment opportun.
Contrairement au premier opus, le titre ne se découpe pas en chapitres. Vous avez une liste de cibles parties sur Paradise Island sans vous inviter (une quarantaine), chacune traînant dans un des 10 lieux de l’île (contre 4 pour le premier) qui sera plus ou moins modifieé en fonction de l’évènement qui s’y passe. En tuant des cibles disponibles, vous en débloquerez d’autres, mais attention, il faudra les tuer selon les conditions fixées (assez variées, bien que les traductions soient pour quelques unes erronées) pour accéder à d’autres futures victimes !
I know what you did last vacations…

Sur chaque mission, vous aurez aléatoirement des objectifs secondaire à remplir (tuer, piéger, ou encore faire se suicider un certain nombre d’ours, brûler des invitations, récupérer un certain nombre de pièces…) selon vos envies, ne provoquant ainsi pas la lassitude en refaisant les niveaux pour améliorer son score, récupérer de nouveaux morceaux de costumes (plus de 200), de nouvelles armes, ou tout simplement être encore et toujours plus méchant. Vous pourrez aussi en profiter pour trouver la clé et le temple secret de chacun des niveaux afin de donner accès à un trésor, un objet rare, ou encore un costume mystique qui fait généralement bien flipper ces tapettes de peluches.
Et pour flipper, elles vont flipper ! Vous pourrez toujours tuer comme vous le souhaitez tous ceux qui se mettront sur votre chemin, et même ceux qui n’y sont pas d’ailleurs. Vous pourrez saboter des éléments du décor, mais malheureusement, cela ne produira plus d’incidents mortels, simplement des réparations, qui cependant vous permettront de passer dans le dos de ces Bob le bricoleur en mousse et de les « aider » à cracher leurs peluches !
Vous pourrez également, et c’est conseillé, exposer vos « œuvres » pour entretenir une ambiance terrifiante. Ainsi, on préférera les derniers de modèles de porte-nounours en cactus, ou encore les bonnes rasades d’eau des toilettes dans lesquelles le destin aura décidé que la victime ne sera pas championne d’apnée.

Mais si vous préférez les buter à coup de Phil l’épée chantante et laisser les cadavres traîner, ce n’est pas un problème non plus, même si ça rapporte moins de points.
D’ailleurs à ce propos, et même s’il faudra y mettre de sa personne en rendant les lieux oppressants et hostiles, il est un peu plus aisé de faire tomber les ours dans la folie, allant jusqu’au suicide, ou encore les retourner les uns contre les autres, en prenant l’apparence d’un mec, frapper un autre, et se barrer pour observer le massacre que vous aurez provoqué.
Et ce n’est pas plus mal, puisque c’était assez aléatoire dans le premier.
Le jeu n’est pas d’une époustouflante beauté, mais se laisse regarder par son univers très coloré et tout mignonnet. Les actes relativement violents, accompagnés de sons intenses pour les illustrer, passent plutôt bien à l’écran, même si on aurait préféré un peu plus de naturel à l’ensemble quant aux transitions jeu avec les petites séquences visuelles des mises à mort sur les éléments du décor.
Mais on ne peut que prendre le jeu avec légèreté, malgré la cruauté évidente qui le caractérise. Que ce soit, dans la mise en scène de nombreuses mises à mort (mais presque toujours hilarantes), ou dans le souci du détail comme les gerbes de peluche, les bruitages, les voix fluettes des ours en panique à mourir de rire…. On voit bien que le jeu ne s’engage pas sur du serious business, mais bel et bien sur le fun. C’est probablement pour cela que le multijoueurs ennuyeux et pas adapté du premier opus est passé à la trappe.
Le Bilan
On a aimé
- Stalker ses victimes et les buter de manière la plus cruelle et drôle qui soit
- Le fun du titre, manette en mains
- L’humour débile
- L’écran de chargement
On a moins aimé
- Les sabotages qui ne tuent plus
- Ça manque encore un peu de variété dans les environnements et surtout les objets interactifs
- Technique moyenne
Conclusion du test de Naughty Bear Panic in Paradise
I hate you beary much
Naughty Bear Panic in Paradise est le genre de titres que l’on aimerait voir un peu plus souvent : fun, à contre courant dans la violence, sans prise de tête, et au concept original maîtrisé. Cependant, même si les développeurs ont bien écouté les joueurs pour corriger les nombreux défauts du premier titre, ce second opus conserve la série dans le lot des jeux moyens, sans avoir réellement de quoi rivaliser avec des blockbusters et se hisser à leur rang. Il n’en reste pas moins un bon petit jeu délirant et violent dont il ne faudrait sous-estimer l’intérêt ludique pour quiconque veut faire payer à ces salopiauds qui n’ont jamais entendu dire qu’il ne fallait pas réveiller l’ours qui dort.
Je viens d’aller voir le film Ted au cinéma et vraiment je vous le conseille.
Je suis curieux d’aller essayer ce jeux d’après que j’ai lu du test il a l’air intéressant :-))
@-- Snoopy
Quel rapport avec le jeux ?:-|
Ted est le perso principal, et c’est un ours en peluche :o) ^^
A aller voir en VOSTFR si possible.