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Test – UFC Undisputed 3

Test – UFC Undisputed 3
Le 29 février 2012
Le 29 février 2012

Une baffe arrivée à maturité

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J’avoue avoir été en manque. Tremblant, bégayant, nerveusement à bout, j’ai attendu durant une longue année ma dose de coups de coude dans les gencives, de genoux caressant langoureusement les pommettes, d’étranglements, de câlins, d’un ami pour lui donner une jolie couleur bleu azur. J’avoue que j’avais été mal habitué avec mes deux jeux de UFC (Que choisir ?) sortis à quelques mois d’intervalle. Même si le résultat et les évolutions étaient loin d’être transcendants, la série des UFC Undisputed restait la maîtresse dans sa catégorie. THQ a eu cette fois l’intelligence de donner un peu plus de temps aux petits gars de Yuke’s pour peaufiner leur simulation de cassage de gueule en arène octogonale. J’allais enfin avoir ma came, et le moins que je puisse dire c’est que j’ai frisé l’overdose avec ce UFC Undisputed 3 !

Il était une fois, un nez qui se brise…

Mieux vaut se protéger le visage...

Inconnu en France il y a de cela quelques années, l’Ultimate Fighting Chamionship s’est taillé une certaine notoriété auprès des amateurs de fromages qui puent et de mandales qui font mal. Diffusé sur RTL 9, ce sport de combat mixant différentes disciplines martiales surprend par la violence de ses affrontements et la particularité de son arène : une cage octogonale. La reprise de la licence par THQ en 2009 fut un coup de maître pour l’éditeur, les ventes mondiales furent très bonnes de même que la critique et l’accueil des joueurs. La suite, développée un peu précipitamment, n’apportant pas vraiment de nouveauté, et fut à ranger aux côtés de ces séquelles sportives qui ressemblent plus à un gros patch pour l’ancienne version qu’à un véritable jeu. Malgré cela, le succès fut encore au rendez-vous. On pouvait craindre le pire pour le troisième opus ou du moins voir la série s’enfoncer dans une certaine routine, mais contre toute attente, UFC Undisputed 3 sauta l’année 2011 pour arriver seulement en ce début 2012, plus beau et plus abouti que jamais.

L'indispensable tutorial vous permettra de vous lancer dans l'Octogone.

Les habitués des joutes viriles des stars de l’UFC telles que Anderson Silva, George Saint-Pierre, Brock Lesnar ou la nouvelle coqueluche Cain Velasquez ne seront pas perdus. Ils retrouveront facilement leurs marques dans cet UFC Undisputed nouvelle génération qui s’appuie toujours sur un gameplay riche, profond et exigeant. On y alterne les coups de pied et de poing (faibles et forts), les contres, les mises au sol et les soumissions afin de mettre hors de combat notre adversaire le plus rapidement possible. Le but est de frapper vite et bien, foncer dans le tas est le plus sûr moyen de se retrouver à terre en train de compter les étoiles. Dans UFC Undisputed, tout peut aller très vite et le débutant ne survivra pas dans l’arène sans passer par la case didacticiel. Celui proposé dans ce nouvel opus est très complet et permettra aux anciens de se familiariser avec les nouveautés et aux petits nouveaux de faire connaissance avec l’impressionnant panel de coups du jeu et de ses huit styles de combat (boxe, karaté, judo, muay thai, lutte, sambo, jiu-jitsu et kickboxing). UFC Undisputed 3 n’est pas un jeu de combat qui se livre facilement, l’apprentissage est long, fastidieux et seuls les joueurs les plus persévérants pourront arriver à en maîtriser toutes les finesses de son gameplay. Mais contrairement à ses deux grands frères, il laisse toutefois la porte entrouverte aux novices amateurs de marrons.

Les même phalanges mais en mieux…

La modélisation des combattants est superbe.

Les nouveautés de UFC Undisputed 3 ne sauteront pas directement aux yeux des connaisseurs. Certes, le jeu s’avère beaucoup plus riche que ses prédécesseurs avec près de 150 combattants (Apparition des catégories légères), de nouvelles animations (coups, techniques, soumissions et aux abords de la cage) et un enrobage enfin à la hauteur du jeu (les athlètes sont saisissants de réalisme, l’ambiance sonore a été améliorée, de même que les alentours de l’octogone). Techniquement, le fossé s’est réellement creusé vis à vis de l’épisode précédent.

L'ocotgone des soumissions arrive comme un cheveu sur la soupe.

Ce sera du côté des soumissions qu’il faudra chercher pour trouver l’une des principales nouveautés de gameplay de cet opus. Lors de celles-ci, un octogone apparaîtra à l’écran et chaque joueur devra jouer au chat et à la souris avec une bande de sa couleur (rouge ou bleue) dans un laps de temps limité (suivant sa forme physique et ses capacités) afin d’échapper à la prise ou la réussir. Le système est plus cohérent que l’ancien, plus lisible, mais ne convainc toujours pas, les soumissions pouvant se déclencher sans réellement le vouloir après un contre mal négocié et l’apparition intrusive de l’octogone nuit au réalisme froid et sans atours des combats. Les autres nouveautés viendront de l’ouverture du jeu aux joueurs débutants, qui auront la possibilité d’opter pour un système simplifié en ce qui concerne le changement de position au sol et lors des prises. Un seul mouvement haut ou bas du stick droit suffira au lieu des traditionnels quarts de tours ou demi-tours. La difficulté a été aussi revue à la baisse avec 5 niveaux, celui par défaut équivalant au mode facile du précédent épisode.

La star Scott Jorgensen en train de remodeler un visage.

Les contres et les esquives ont aussi été enrichis d’animations supplémentaires qui donnent un surplus de dynamisme aux combats et les rendent encore plus techniques. Ces quelques ajustements de gameplay opérés, avec l’ajout de nouvelles animations, coups et contres, sans être une véritable révolution, rendent le jeu plus fluide, plus accessible, plus équilibré et d’autant plus riche. Chaque partie du corps a maintenant sa propre jauge de résistance et le combat pourra s’arrêter après une fracture de la jambe d’un des deux combattants ; s’acharner sur les jambes de son adversaire pourra être tout aussi décisif dans la victoire qu’un gros uppercut dans la mâchoire.

Le Pride sera le royaume des coups de genoux et de pieds dans la tête.

La dernière grosse nouveauté de UFC Undisputed 3 est l’apparition de la licence Pride. Le Pride Fighting Championship était la compétition de Mixed Martial Arts Japonais, un championnat réunissant différents combattants de toutes disciplines. Les règles du Pride diffèrent de l’UFC, à commencer par l’arène : il n’est plus question de combattre dans une cage octogonale mais bel et bien sur un ring traditionnel, ce qui enlève d’emblée toutes les prises où l’on coince son adversaire contre le grillage. Pour le combat en lui-même, il est interdit de donner un coup de coude à la tête, de projeter son adversaire hors du ring, de sortir intentionnellement du ring, de frapper l’arrière du crâne ; il est toutefois toléré de donner des gros coups de pied à son honorable adversaire au sol et de lui fracasser la tête à coup de genou. C’est comme ça au pays du soleil levant, on aime recevoir et surtout donner. La licence Pride Fighting Chamionship fut rachetée en 2007 par l’UFC. Les meilleurs combattants du Pride ont migré vers l’UFC ne laissant derrière eux qu’une coquille vide, une histoire et une série de combats mythiques. Il ne reste aujourd’hui plus rien de ce championnat dont la licence et les stars se retrouvent dans UFC Undisputed 3. Une petite tranche de nostalgie en somme, égayée par l’ambiance Japonaise et la brutalité des combats.

Pieds, poings, coudes, genoux…

A chaque round vous recevrez les conseils de vos entraineurs.

UFC Undisputed 3 ne se démarque pas seulement de ses prédécesseurs par une technique plus aboutie, une nouvelle licence et un gameplay affiné, les modes de jeu ont aussi eu droit à toute l’attention des développeurs, à commencer par un mode carrière revu en profondeur. Le moteur de création de votre combattant est toujours aussi performant et vous permet de créer un combattant doté d’une classe folle en quelques minutes. Une fois le style de combat choisi on remarquera tout le soin apporté à l’habillage de la carrière beaucoup plus spectaculaire que les précédentes. On pourra choisir l’entrée de son athlète, la musique qui l’accompagne, sa pose de victoire, son tour d’arène, etc. Les combats sont d’autant plus vivants et son personnage devient beaucoup plus attachant.

De nombreuses vidéos vous feront pénétrer au coeur de l'UFC.

Le mode carrière a été simplifié dans son déroulement, on passe beaucoup moins de temps entre les combats, au lieu de gérer son endurance entre deux phases d’entraînement on a maintenant la possibilité d’effectuer une ou deux actions. On retrouve les traditionnels entraînements déclinés en mini-jeux, la possibilité de choisir une approche tactique lors du prochain combat (il faudra alors réaliser 3 objectifs durant celui-ci afin d’augmenter ses capacités de façon conséquente) ou alors d’aller dans un camp afin d’apprendre un nouveau coup ou augmenter le niveau de ceux déjà appris. Les camps d’entraînement ont gagné en consistance ; chaque camp est modélisé et accompagné d’une petite vidéo présentant entraîneurs, préparateurs physique et combattants. Lors de la carrière, un choix devra être fait afin d’en choisir définitivement un et obtenir un panel de coups plus large et un équipement personnalisé. Le mode carrière est nettement plus agréable à suivre, mieux rythmé, plus riche (avec la possibilité de participer au tournoi Pride GP et faire des combats entre les différentes catégories) et agrémenté de vidéos (sous-titrées en français) qui nous font pénétrer dans les coulisses de l’UFC.

Le mode Ultimate fight vous fera revivre des combats mythiques...

Outre ce mode carrière pléthorique, le jeu nous gratifie d’un mode exhibition pour des matchs simples, d’un mode de création de tournoi ou d’évènements, d’un mode arcade qui nous fera conquérir le titre d’une catégorie, puis une fois celui-ci finit, on débloquera un mode défense de titre. Ces deux modes sont enrichis par différents objectifs qui, une fois réalisés, vous feront gagner des crédits pour débloquer divers accessoires (shorts, maillots, casquettes…) voire des surnoms à utiliser pour votre personnage lors du mode carrière. UFC Undisputed 3 propose aussi un mode Combat Ultimate qui nous fera revivre des combats qui ont marqué l’UFC et le Pride. On pourra y incarner un des combattants pour remplir différents objectifs dans un temps imparti. Ces objectifs ne sont pas nécessaires pour remporter le combat mais les remplir permettra de débloquer une vidéo très intéressante sur ce match historique.

L'entrainement du mode carrière est décliné en mini-jeux.

Cerise sur le gâteau, UFC Undisputed 3 est le premier jeu de la licence à avoir un code réseau correct. Et oui, il est désormais facile de jouer en ligne sans risquer de rencontrer un lag énorme et pénalisant (heureusement, vu qu’il est nécessaire d’utiliser un code pour jouer au mode online). Le réseau communautaire est enrichi de combattants créés par les autres joueurs, de logos, d’évènements, le tout téléchargeable à loisir. On pourra toujours créer son propre camp d’entraînement ou en rejoindre un suivant son style ou sa langue. Ces camps permettent de se retrouver en petit comité (jusqu’à 16 quand même) afin de s’entraîner et s’élever dans la hiérarchie mondiale tout en participant à la réputation du camp. UFC Undisputed 3 a un mode réseau complet, fonctionnel qui aura tout pour vous faire passer de longues heures de jeu.

Le Bilan

On a aimé 

  • Une réalisation technique sans faille
  • Des modes de jeu riches et variés
  • Le soin apporté à l’ambiance des matchs
  • Plus accessible que les précédents
  • Un système de soumission intrusif et perfectible
  • La mauvaise compression des vidéos

Conclusion du test de UFC Undisputed 3

Le direct du gauche de la maturité
Enfin ! Voilà le mot qui vient à l’esprit lorsque l’on joue à UFC Undisputed 3, et la preuve qu’une suite est d’autant plus réussie et plus aboutie lorsque l’on laisse suffisamment de temps aux développeurs. Sans révolutionner le gameplay de la série, UFC Undisputed 3 propose un jeu fluide et des combats plus intenses, un environnement et une technique soignés et des modes de jeu affinés et très plaisants. Il ne lui manque pas grand-chose pour arriver à séduire totalement, les soumissions sont encore perfectibles, le mode carrière peut encore être amélioré. Quoi qu’il en soit, on ne peut que saluer ce troisième épisode, épisode de la maturité pour UFC Undisputed qui l’installe pour de bon et pendant très longtemps sur la plus haute marche du palmarès des jeux de MMA. Si vous aimez ce sport, foncez !

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UFC Undisputed 3

Développeur : THQ
Éditeur : THQ
Date de sortie : 14/02/2012

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