Test - Soul Calibur V

«Retour aux origines ?» , - 4 réaction(s)

La baston revient à la mode ces temps-ci, et il n’était pas question que Soul Calibur, la série de Namco qui n’a jamais quitté les écrans, ne participe pas à la fête. Autant le dire tout de suite, le jeu va forcément diviser, car contrairement à d’autres qui se contentent d’ajouter des combattants et quelques nouveautés d’un épisode à l’autre, ce nouvel opus prend une direction très tranchée, et également bien différente de ses prédécesseurs.

Toujours la même histoire, mais plus tard

Il ne peut rien m’arriver !

Comme c’est maintenant une habitude dans les jeux de baston, le mode histoire va tenter de vaguement nous raconter, et bien, une histoire, que nous évoquerons à peine tant elle est fondamentalement dénuée d’intérêt. Dix-sept ans après l’opus précédent, on va suivre Patroklos et Pyrrha, les enfants de Sophitia (avec d’ailleurs des styles de combat proches de Maman) dans leurs aventures. En gros, le frère cherche sa sœur, lui va suivre la voie de l’épée Soul Calibur, tandis que sa sœur va être confrontée à l’influence de Soul Edge. En chemin, ils croiseront les autres protagonistes, jusqu’au dénouement qui arrivera environ une heure après avoir appuyé sur START.

Et c’est terminé pour le mode histoire ! Franchement simple, et ayant beaucoup de mal à dissimulé sa vacuité, il relève pratiquement de l’anecdote dans le jeu. Premier choix culotté de la part des développeurs, alors que dans les épisodes précédents l’aspect « quêtes » avait été fortement développé.

A côté de cela, on a naturellement toujours la possibilité de jouer en mode arcade, avec juste des combats, jusqu’à débloquer rapidement un mode de jeu avec un niveau d’opposition plus relevé. Malheureusement, on s’y attardera très peu de temps, l’IA étant particulièrement mal équilibrée.

Il a l’entrejambe en feu...

Matraquer les boutons sera en général suffisant, ou bien à l’inverse on se retrouvera face à des adversaires intouchables et sortant de manière suspecte les coups les plus complexes à la chaîne.

Heureusement, le solo offre tout de même une option très intéressante avec un mode entraînement très bien pensé et motivant pour apprendre à bien contrôler les personnages. C’est là qu’on passera le plus de temps seul devant sa console, en programmant les réactions de l’adversaire-punching ball, et en s’appliquant à reproduire les enchaînements demandés. Vous l’aurez compris, ce n’est pas en solo qu’on va s’amuser avec SoulCalibur V.

Des nouveaux et des anciens

La refonte ne s’arrête pas là, même si le jeu garde bien entendu (et heureusement) ses fondamentaux, tous les combattants étant armés. Le casting proposé va ainsi faire hurler dans certaines chaumières. En effet, contrairement à d’autres jeux qui empilent les combattants, c’est cette fois une quantité à la baisse qui est proposée, avec une vingtaine de personnages. Exit Talim, Hwang ou Amy, et bienvenue Leixia ou Xiba. Rassurez-vous, les bons vieux Astaroth ou Siegfried sont toujours là, et oui, l’affolante Ivy et sa poitrine « DeadorAlivesque » est toujours très en formes. Si parmi les petits nouveaux, tous les combattants n’ont pas le même intérêt, avec trop de personnages qui sont des déclinaisons des anciens (même style, mouvements similaires...) certains sont vraiment attachants, et on accueillera avec plaisir Ezio, même si son attaque à l’arbalète à tendance à polluer les parties.

Vous me reconnaissez ? C’est moi, Ezio !

On peut également mentionner un outil de création de personnages, qui est amusant et permet de varier les plaisirs, même s’il se révèle au final limité, ne laissant pas la possibilité de faire autre chose que de se calquer sur des styles de combat stéréotypés. De toute façon, anciens ou nouveaux personnages, il faudra réapprendre à jouer !

En effet, le gameplay a été revu pour un résultat qui déroutera les habitués. Ce qui frappe en premier lieu, c’est la rapidité des combats qui renvoie directement à la bonne vieille Dreamcast et au premier SoulCalibur. La vitesse a été nettement revue à la hausse par rapport à l’épisode IV, ce qui favorise, il faut bien l’avouer, le bourinnage de boutons. Dans la grande tradition de la série, le jeu est donc tout de suite accessible, et sans faire de gros efforts on arrive à claquer des combinaisons sympathiques. Voilà pour les coups classiques, car pour le reste tout a changé !

Bilan

On a aimé :
  • La très belle réalisation
  • Le jeu en ligne excellent
  • L’intensité des combats
  • Le gameplay à la fois accessible et technique
On n’a pas aimé :
  • Le contenu très light en solo
  • l’IA mal calibrée
  • Trop de nouveaux personnages qui pompent les anciens
Excellent mais pas pour tout le monde

Au milieu des suites sans surprises, SoulCalibur V se démarque nettement. Ce n’est pas seulement un épisode de plus, mais un jeu qui a osé opérer une refonte de son gameplay au risque de s’attirer les foudres des fans des précédents. Namco va même jusqu’à clairement afficher l’orientation du jeu, avec un aspect communautaire développé et un jeu en ligne riche, cela contrastant avec un jeu solo pauvre et peu intéressant. La réalisation globale est un atout évident, mais la question va surtout être de savoir quel type de joueur on est. Pour les amateurs de baston cherchant à prouver leur supériorité, ce sont de longues heures de jeu et de combats acharnés qui les attendent. Mais si vous n’avez pas d’abonnement Xbox Live, passez votre chemin.

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Soul Calibur V

Genre : Combat

Editeur : Namco Bandai Games

Développeur : Namco Bandai Games

Date de sortie : 3/02/2012

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3

4 reactions

diez979

09 fév 2012 @ 15:48

Trop de nouveaux personnages qui pompent les anciens

Mais c’est dégueulasse ça !!! Ça voudrait donc dire qu’il faut donc coucher pour réussir ? Non mais quelle époque !

streptos

09 fév 2012 @ 18:10

Je fais partie des anciens pour qui le mode quête des Soul Calibur valait l’achat du jeu à lui seul. Le 4 m’avait déçu, j’attendais beaucoup du 5. J’ai fait la campagne solo... puis je n’ai plus touché au jeu depuis.

Le test dit vrai que si on n’est pas intéressé par le online, faut passer son chemin.

oliv211

09 fév 2012 @ 19:45

Dommage, je reste donc sur les souvenirs de la version dreamcast, en espérant que le prochain aura un vrai solo ... :’-(

melmoth46

14 fév 2012 @ 18:39

Décevant pour les modes de jeu, c’est clair ! Reste quand même un trés bon jeu de baston, bien nerveux et réservé au multi sur le live.