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Test – Ridge Racer Unbounded

Test – Ridge Racer Unbounded
Le 11 avril 2012
Le 11 avril 2012

Vrrrrrrrrouuuuuuuuum

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Ridge Racer existe depuis tellement longtemps et a connu tellement d’épisodes qu’il est presque impossible de n’avoir joué à aucun titre de la franchise. Unbounded est la deuxième tentative sur consoles HD, et a pour objectif rien de moins que de le relancer la série.

Pour ce faire, ce n’est pas Namco qui s’est occupé du développement du jeu, celui-ci ayant été confié aux finlandais de Bugbear (FlatOut 1 et 2). Objectif atteint ?

Riiiidge Racer

Zoummm

Quand on lance le jeu, c’est FORCEMENT la déception qui est le premier sentiment ressenti. On s’attend à une cinématique avec une minette courtement vêtue qui déambule entre les bolides au son d’une techno ravageuse ou bien d’une chanson sirupeuse J-pop. A la place, un menu minimaliste nous propose de dominer la ville, le monde, ou bien de créer sa ville.

Attaquons-nous à la ville, qui fait office de solo de ce Unbounded.

L’habitué de Ridge Racer va devoir mettre sur pause pour vérifier la jaquette, tellement le résultat à l’écran n’a qu’un rapport très lointain avec la franchise. C’est bien simple, en dehors d’une musique techno ultra-speed (et suivant vos goûts entrainante ou insupportable), seul le fait que l’on conduit des bolides imaginaires est similaire aux précédents épisodes.

Ici, il faudra enchainer des courses pendant lesquelles on pourra défoncer ses adversaires grâce à un boost dévastateur dans des ralentis spectaculaires (ça vous dit quelque chose ?), sur des parcours urbains destructibles qui partent en miettes (ça vous re-dit quelque chose ?). D’autres épreuves proposent de terminer premier en utilisant à nouveau le boost, mais sans que celui-ci ne donne la possibilité de détruire les autres, ou bien au contraire, il faudra détruire le plus de choses possible au volant d’un gros camion. Enfin, on devra déraper non-stop pour cumuler des points. En d’autres termes, c’est Burnout qui rencontre Split/Second Velocity.

Comme la lisibilité des parcours est pour le moins délicate et que les graphismes ne sont pas vraiment impressionnants, l’envie de continuer à jouer n’est pas très forte…

Plop

Pourtant, alors qu’on gagne des points à la fin de chaque course, débloquant de nouveaux parcours et de nouvelles voitures, étrangement les parties s’enchainent et on se retrouve accroché au jeu.

Les épreuves sont de plus en plus difficiles, et il faut vraiment s’accrocher pour décrocher une première place. C’est là que le concept véritable d’Unbounded se révèle. Derrière son aspect bourrin se cache un jeu de course où il faudra bien connaitre les parcours pour prévoir ce qu’on va faire : prendre les raccourcis, détruire les éléments bonus, partir en dérapage exactement au bon moment…Il ne faut pas avoir peur de recommencer à de multiples reprises une course avant de réussir un gros score qui permettra de continuer à avancer, d’autant plus que l’IA est redoutable et fait peu d’erreurs. En bref, c’est un vrai jeu de scoring, exigeant, et livrant une vraie satisfaction aux joueurs qui s’y investissent.

Pédale de frein en option

Fizzzzzzz

Celui qui a passé des heures sur Forza va devoir faire un sérieux effort d’adaptation. Départ, on passe la deuxième…Ah, non, les vitesses se passent toutes seules. Attention, un virage un peu serré, on ralentit pour passer et…Ah, non, ici, pour ne pas perdre de temps, il ne faut pas éviter le dérapage, il faut au contraire le provoquer (avec un petit coup de frein à main, qu’on pourrait rebaptiser ici « le bouton pour drifter »). Les dérapages sont une marque de fabrique de la série, et la logique est poussée dans des proportions qui en font l’axe principal de gameplay. Comme ils sont plus que difficiles à maîtriser, il faudra pas mal de pratique avant de réussir à en faire quelque chose pour s’en sortir. C’est aussi avec le gameplay qu’il faudra être patient.

Très limité au premier abord, il demande un investissement important pour révéler ce qu’il a à offrir, même si ce ne sera jamais très évolué : le plus souvent on part en dérapage, et on se remet dans le bon sens en s’appuyant sur un mur ou un adversaire.

La réalisation globale a bien du mal à briller. Les graphismes, très chargés, utilisent des couleurs chaudes et saturées donnant une impression de bordel à l’écran qui n’est pas des plus agréables. L’animation n’est pas extraordinaire non plus. Si elle est stable, sans ralentissements observés même quand cela explose de partout, la fluidité est loin d’être celle des cadors du genre. L’ambiance sonore, quant à elle, est en adéquation avec les graphismes et se limite à une cacophonie fatigante. Quelques bonnes idées pointent toutefois le bout de leur nez, comme les indications de course incrustées sur le parcours (avec l’écart qui nous sépare du concurrent précédent). L’ensemble n’est pas honteux, mais tout cela est loin d’être impressionnant.

Chacun son monde

Il faut dire qu’une partie des efforts de développement a sans doute été dirigée vers une logique communautaire particulièrement bien vue.

En effet, on pourra fabriquer ses propres circuits et les proposer en ligne à la terre entière. Et l’outil est plutôt bien fait et donne la possibilité au créateur patient de laisser libre cours à sa créativité pour des parcours qui peuvent être variés et funs.

Crrrriiii

Des épreuves ponctuelles sont proposées, mais on pourra surtout aller visiter les villes des autres joueurs qui ont conçu leurs propres circuits. Bien entendu il faut y passer un peu de temps : beaucoup de joueurs ont juste créé une boucle vite fait juste pour gagner le succès associé, mais on peut tomber sur des parcours excellents et très sympas. Une très bonne façon de donner à Ridge Racer Unbounded une durée de vie virtuellement infinie.

Le multijoueur (sans pass online ou autre système de verrouillage, ce qui devient suffisamment rare pour que cela soit souligné) est particulièrement fun ! Le gameplay basique et sauvage du jeu se prête à merveille à des courses violentes et acharnées particulièrement drôles, dans l’esprit du bon vieux Flatout (et hop, encore une influence). A chaque fois qu’on est victime d’un autre joueur, on aura de cesse de le courser pour lui rendre la monnaie de sa pièce ! C’est sans doute la plus grande réussite du jeu.

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé :

  • L’aspect communautaire et la création de circuits
  • Le jeu en ligne très drôle
  • Le scoring motivant dans la carrière solo
  • Réalisation moyenne
  • Gameplay limité
  • Aucun rapport avec Ridge Racer

Conclusion du test de Ridge Racer Unbounded

Split/Burn/Flatout
Ce Ridge Racer Unbounded est un titre surprenant, qui n’a juste qu’un rapport très lointain avec la série. Pot-pourri d’autres jeux, il offre un résultat qui n’est pas désagréable à partir du moment où on sait à quoi s’attendre. Sa logique de scoring bien vue et son jeu en ligne méritent qu’on s’y arrête, même s’il faut pour ça passer le cap des deux premières heures de jeu peu avenantes. Dommage que la réalisation, un peu légère pour un jeu de course sur console HD, entache l’expérience globale.

L
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Ridge Racer Unbounded

Développeur : BugBear Entertainment
Éditeur : Namco
Date de sortie : 30/03/2012

commentaires

3 Commentaires
B
Bron
11 avril 2012 21h34

Ta deuxième remarque n’est pas pertinente, ce jeu n’emprunte que des parcelles de gameplay à ceux que tu as cité.

J
Jarel
12 avril 2012 8h56

Ta première remarque n’est pas pertinente vu que ce jeu a quand même Ridge Racer dans son titre. Lorsque l’on fait cela ce n’est pas pour rien mais pour se servir de la renommée d’une série auprès de ses fans/des personnes qui aiment la série. Faire un jeu en prenant le nom d’une série sans en rien garder ou presque c’est quand même un peu surprenant si ce n’est malhonnête. Quitte à faire cela autant changer carrément de nom.

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