Test - Rango

«Cowboys et envahisseurs» , - 1 réaction(s)

Malgré un sujet plutôt drôle (les aventures d’un caméléon mytho), Rango n’a pas été sur les écrans un énorme carton. Cela n’a naturellement pas empêché l’adaptation vidéoludique de débouler sur les consoles, comme c’est le cas pour n’importe quel dessin animé sortant en salles. Traditionnellement, le résultat n’est jamais très folichon, sauf exceptions. Tradition ou exception, c’est à voir dans le test de Rango.

Une histoire de Sheriff Rango

Un peu de shoot
Un peu de shoot'em up

Ce n’est pas une adaptation littérale qui nous attend, mais plutôt une histoire parallèle reprenant les ingrédients du film. Ainsi, Rango raconte à un auditoire plus ou moins crédule, qui n’hésite pas à souligner les incohérences de l’histoire du caméléon, une aventure extraordinaire qu’il a vécue ces derniers jours. Mettant sans cesse sa vie en danger, Rango a récupéré des fragments d’une pierre extra-terrestre, et espère ainsi retrouver le père de sa chérie qui a disparu il y a des années en manipulant des fragments identiques.

Surtout rester caché
Surtout rester caché

Sur ce scénario totalement basique on aura le droit à quelques variations bienvenues et assez originales. Ainsi Rango est un mytho, et cela se ressent dans l’histoire qu’il raconte, qui part dans tous les sens, jusqu’à se terminer dans un délire étonnant. Si le déroulement des niveaux est au final très classique, cette atmosphère de folie douce fait qu’on ne sait pas où va nous mener le niveau suivant. On le sait d’autant moins que le jeu se paie le luxe de proposer des décors variés qui tranchent avec la fainéantise de trop d’adaptations qui se contentent d’un seul environnement vaguement décliné. C’est donc avec plaisir qu’on avance dans le jeu, très fun et souvent drôle. En tout, c’est une bonne dizaine d’heures qui attend le joueur avant de voir le générique de fin.

Rango sait tout faire

Le gameplay est tout aussi varié. Tellement qu’on en exploitera qu’une petite partie. En effet, Rango peut sauter, s’accrocher, grimper, tirer avec son pistolet, frapper avec sa queue, et il dispose de plusieurs attaques au corps à corps. Très vite on se concentre surtout sur le tir au pistolet en délaissant le corps à corps qui est rarement utile. En avançant dans le jeu, on pourra augmenter ses capacités, ce qui pourra éventuellement servir, à condition de directement attaquer le jeu en « difficile ».

Glissade sur les rails
Glissade sur les rails

C’est une grande limite de ce Rango : il est d’une facilité déconcertante, tellement qu’il vaut mieux éviter le jeu en « facile » ou « normal » si on ne veut pas traverser le jeu en ligne droite sans rencontrer de challenge. D’un niveau à l’autre, on fera un peu de tout. Si, la majeure partie du temps, il faudra tirer/cogner sur des adversaires représentés par un bestiaire assez limité, on aura également des phases de vol, lancé à toute allure au milieu d’un canyon, ou bien un niveau entièrement basé sur l’infiltration. Au milieu de niveaux au déroulement classique, on croisera régulièrement des idées sympas, comme le tir sur cibles (on dirige la balle), ou le swing de golf pour faire exploser des ennemis.

Rango seul contre tous
Rango seul contre tous

Décidément, que d’atouts pour ce Rango ! Dommage qu’il ne parvienne pas à s’affranchir de sa logique d’adaptation et qu’il reste étriqué dans sa conception : les niveaux sont des tunnels, avec une caméra libre, mais un seul chemin possible pour progresser, et les astuces de gameplay qu’on croise régulièrement ne sont que beaucoup trop mollement exploitées. C’est un vrai plaisir de diriger Rango, mais il y avait le potentiel pour que ce soit encore mieux, pour qu’on ait envie de retourner au jeu même une fois le générique de fin terminé.

Il est beau mon Rango, il est beau !

Excellente surprise, la réalisation est à un niveau qu’on n’attend pas dans un jeu à licence. Tous les aspects ont été soignés pour un résultat bien difficile à critiquer. Ainsi, les graphismes sont fins, avec des décors pas toujours très remplis, mais variés et agréables à l’œil. Même constat à propos des animations : pas de ralentissements à l’écran, et mouvements du héros et de l’ensemble des personnages bien décomposés et fluides. Même au niveau sonore, les doublages ont été correctement faits en français, et les musiques, typées western, sont de premier ordre. De premier ordre, oui, mais pas très nombreuses ! Quelques morceaux supplémentaires n’auraient pas été superflus, car à force d’entendre toujours les mêmes thèmes, une petite lassitude viendra s’installer. C’est également au niveau sonore qu’un bug peut survenir pendant les niveaux : quand on croise l’orchestre qui suit nos exploits, il peut arriver que plus un son ne sorte des enceintes pendant quelques minutes. Un détail au regard du niveau d’ensemble de la réalisation de Rango.

Bilan

On a aimé :
  • Excellente réalisation
  • Gameplay varié et efficace
  • Jeu fun et drôle
On n’a pas aimé :
  • Faible replay value
  • Trop facile
Mieux que le film ?

Le petit monde des adaptations de films accouche tellement souvent de jeux sans intérêt ou sans imagination qu’on ne va pas bouder notre plaisir avec ce Rango de première catégorie. On peut lui reprocher d’être trop facile, de ne pas oser exploiter les bonnes idées esquissées, et c’est vrai que c’est ce qui limite son impact. Mais le jeu propose tellement de qualités qu’il serait vraiment dommage de ne pas en profiter. On en vient à souhaiter qu’il y ait une suite du film au cinéma, histoire qu’il y ait également une suite en jeu vidéo !

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Rango

Rango

Genre : Action

Editeur : EA

Développeur : Behaviour Interactive

Date de sortie : 17/03/2011

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3, Wii, DS

1 reactions

diez979

11 mar 2012 @ 14:01

Trois choses :

> Le film est un gros succes (+ 1 millions d’entrées en France et + de 100 millions de $ de recettes au US).

> Associer Rango à Cowboy et envahisseurs (sous titre du test) c’est pas cool pour Rango. :D

> Il n’est pas impossible que je me prenne le jeu un jour à moins de 10€. Merci pour le test.