Test – Ninja Gaiden 3

Nippon mais mauvais …
Que d’émotions lorsque l’on aborde le sujet de Ninja Gaiden… Nostalgie, défoulement, frustration, énervement voire crises de nerfs tant la difficulté était élevée. Mais c’est justement cette rigueur, cette complexité qui a donné à Ninja Gaiden ses lettres de noblesse.
Team Ninja a souhaité rendre plus accessible son troisième opus, et donc refondre totalement sa licence phare, dont la réputation de jeu hardcore suscitait un phénomène d’attraction-rejet auprès des gamers. Le public initial sera-t-il au rendez-vous ? Ninja Gaiden 3 fera-t-il honneur à ses pères ?
Paix à son âme…
Les fans de la première heure semblaient quelque peu réticents à ce nouveau volet, et ô combien avaient-ils raison ! Le départ de Tomonobu Itagaki a fait très mal à la Team Ninja, l’équipe a tenté une ouverture du titre au grand public, une sorte de renaissance de Ryû Hayabusa ! Malheureusement,notre dark hero japonais n’est pas le phénix tant attendu.
Observons donc une minute de silence en mémoire à Ryû Hayabusa qui nous a quittés prématurément en ce début de printemps…
Si Ninja Gaiden 3 paraît de prime abord assez tentant et dynamique, notre enthousiasme laisse très vite place à une étrange déception mêlée d’ennui lorsque nous prenons la manette en main. Dès l’introduction nous voilà plongés dans un QTE, Ryû se dirigeant droit sur nous, joueur, sabre à la main, nous tranchant sans état d’âme … ! On ne pouvait pas rêver mieux, un meurtre de sang-froid sous forme de suicide volontaire du joueur, comment choisir meilleure introduction pour illustrer la mise à mort de Ninja Gaiden !
Quand tayooooooo devient Tata Yoyo …
Révolu le temps des luttes acharnées contre une IA surdéveloppée, cette dernière a apparemment été trépanée… Pour vous faire une idée de la chose, que vous ayez 2 ou plus de 10 ennemis, pas vraiment de différence, vous pourrez toujours combattre avec la plus grande facilité, même pas besoin des deux mains, un seul doigt bourrinant le bouton X et le tour est joué ! Oui, l’auto-lock est présent, plus vraiment besoin de parer, plus de sueurs-froides à chaque rencontre craignant le game over ; idem pour l’arc, vous arrivez à tuer des adversaires grâce à l’auto-lock sans même avoir vu lesdits adversaires. C’est pas magique ? Aaaah… Enfin ce n’est pas la seule offense faite à la lignée des Ninja Gaiden. Plus besoin de gérer vos potions de soin, la vie de notre héros se régénère TOTALEMENT après chaque combat ! Non, non, pas après un boss, un simple ennemi lambda suffit. Bien entendu, les dégâts encaissés sont considérablement réduits, faut croire que la régénération ne devait pas rendre l’affaire suffisamment simple… !
Si malgré tout vous vous retrouvez coincé lors d’un affrontement, imaginons que vous oubliiez d’appuyer sur X au détour d’un assoupissement tant ce jeu tient de la cinématique interactive, et bien aucun problème !
Vous pouvez utiliser LE SEUL Ninp? du jeu, que vous avez de base, qui consiste en l’invocation d’un dragon de feu qui bute tous les adversaires autour de vous (ce qui dans ce jeu s’étend à un très grand périmètre). Par-dessus le marché, une espèce de 6ème sens vient compléter les talents de Ryû, si vous ne savez plus quel chemin prendre, pressez le joystick droit , la caméra s’oriente alors vers la route à suivre… C’est vrai qu’il est très dur de se repérer dans un univers linéaire !
Le grand vide
N’espérez pas compenser tout ça par un arsenal gigantesque qui pourrait au moins pallier le manque cruel d’intérêt et de défi dans ce beat’em all de seconde zone, vous n’aurez en tout et pour tout qu’une seule arme jusqu’à la fin du jeu et un arc en arme secondaire capable de dégommer en quelques flèches un hélico à l’autre bout du niveau sans que vous l‘ayez repéré ! Pratique en soi vu les problèmes de caméra. Vous pourrez bientôt utiliser les griffes et la faux grâce au prochain DLC gratuit… Pourquoi ne pas les avoir intégrés directement sous un système d’évolution, de progression, à la limite même d’achat virtuel s’ils voulaient changer mais là non, rien.
Une seule arme, un seul Ninpô et régénération de santé, l’inventaire a donc complètement disparu.
Mais il n’y a pas que le sac de Ryû qui est vide, l’histoire aussi. Entre deux bains de sang en attaque semi-automatique se glisseront quelques éléments d’une histoire toute aussi bancale et incohérente que dans les deux premiers opus, à croire que c’est le seul héritage que la licence aura su garder.
Petite nouveauté cependant de la licence : le multi ! Lequel n’a pu être testé par nos soins pour des raisons de pass en ligne non fournis avec la version éditeur que nous avons reçu. Il s’agit d’un mode multijoueurs proposant des missions en coopération ainsi que des deathmatchs de 8 joueurs en 4VS4. Son succès reste peu probable mais au moins ils auront essayé !
Comment sauver les apparences
Les cinématiques sont assez jolies, mais le jeu en lui-même pèche un peu par moment… Un résultat graphique assez inégal. Les effets du Ninp? sont très beaux, idem pour les les instants de « frénésie » de Ryû, mais semble-t-il au détriment du décor et de la finesse des textures. Les QTEs à répétition offrent de très jolies scènes sanglantes et travaillées, dommage qu’elles soient omniprésentes, clairement de la poudre aux yeux. Si l’indication textuelle est nécessaire lors des QTEs (on voit mal comment deviner les actions), elle est des plus insupportables quand elle nous renvoie à un stade d’intelligence primaire en nous expliquant sur quels boutons appuyer pour escalader un mur après plus de 3h de jeu. Il est possible de désactiver ces indications dans les paramètres de jeu, mais dans ce cas, à vous les QTEs surprise !
L’ambiance générale ne dénote pas des autres Ninja Gaiden, Ryû étant très fluide, les combats sont très dynamiques. On regrettera les démembrements très sympas du second opus.
Le Bilan
On a aimé
On a aimé :
- La fluidité
- La classe légendaire de Ryû Hayabusa
On a moins aimé
On n’a pas aimé :
- Le gameplay raté
- L‘absence de challenge
- Les auto-locks
- La linéarité
- Que Ninja Gaiden 3 ne soit pas un Ninja Gaiden
Conclusion du test de Ninja Gaiden 3
Haute trahison
Bien que Ninja Gaiden 3 soit concrètement un beat’em all correct, on ne peut clairement pas s’en contenter pour ce genre de licence. Team Ninja et Tecmo ont trahi l’âme du titre, ainsi que les fans. Si le jeu est classé PEGI 18, il convient pourtant superbement bien à un enfant de 4 ans en ce qui concerne le gameplay. La déception face à ce titre est inévitable, il n’y a plus qu’à faire le deuil de notre sombre héros.
Malheusement NG a perdu d’identité en pompant a gauche et a droite, surtout God of war avec cette opus!
La Team Ninja n’ai rien sans Itagaki :’-(
Attention Eupsylone dans ton test tu as intégré une photo du jeu Ninja Blade;-).Sinon pour parler du test je suis tout fais d’accord avec toi.Un jeu a prendre d’occaz.Moi perso j’ai bien aimé car il est très bourrin malheureusement il y a un gros défaults,quand on découpe les ennmis les partis du corps restent intacts.
Ah oui la 1ère image c’est du ninja blade ^^. Un boss chiant en plus avec sa fille il m’a fait bien ch*é !
Oulalaaaa… Oui j’étais tellementcontente d’avoir trouvé un screen de QTE que je n’ai même pas vu que c’était ninja blade!
Toutes mes excuses.
-> POUBELLE ^^
Malheusement NG a perdu d’identité en pompant a gauche et a droite, surtout God of war avec cette opus!
La Team Ninja n’ai rien sans Itagaki :’-(
Oulalaaaa… Oui j’étais tellementcontente d’avoir trouvé un screen de QTE que je n’ai même pas vu que c’était ninja blade!
Toutes mes excuses.
-> POUBELLE ^^
Malheusement NG a perdu d’identité en pompant a gauche et a droite, surtout God of war avec cette opus!
La Team Ninja n’ai rien sans Itagaki :’-(
Malheusement NG a perdu d’identité en pompant a gauche et a droite, surtout God of war avec cette opus!
La Team Ninja n’ai rien sans Itagaki :’-(