Bonjour je m’appelle Soap et là c’est mon pote Price, vous nous connaissez depuis 4 ans maintenant et vous avez pu découvrir nos 2 précédentes aventures. Durant tout ce temps on a pris vachement cher : on a flingué un terroriste russe dans MW1 pour terminer une guerre et un général américain mégalomane m’a laissé pour mort dans MW2 sans pour autant s’en sortir. Cette fois-ci dans Modern Warfare 3, je me demande bien ce qu’il va pouvoir encore nous arriver comme truc de dingue…
On prend les mêmes ou presque et hop…
Et oui, mine de rien cela fait déjà 4 ans que les Modern Warfare ont déboulé sans prévenir sur nos consoles, chamboulant nos habitudes de jeu en ligne et influençant en bien (ou en mal) toute la production vidéoludique de ces dernières années. C’est donc reparti pour une frénésie pendant plusieurs mois sur ce nouvel opus annuel, cinquième Call of Duty “new gen” et troisième de la série des Modern Warfare.
MW3 est donc la suite directe de MW2 (dans les minutes qui suivent la fin) et nous découvrons donc ce qu’il advient de Soap, laissé dans un sale état à la fin du précédent opus. Et franchement, dés le départ on sait que l’on va morfler sévère, autant les personnages joués, nombreux, que nous, le joueur. L’action commence sans préliminaires, pas de tutoriel où les coéquipiers font le boulot à notre place (d’ailleurs ils ne le font jamais de tout le jeu), non rien de tout ça. Dès les premières secondes on veut votre mort et tout explose autour de vous (et parfois sans raison, juste pour que ça fasse boum quoi…). Autant vous y habituer tout de suite, ça sera comme ça du début à la fin du jeu (comptez 6h), sans pratiquement aucun moment de répit. A tel point que MW3 semble avoir battu tous les records des précédents volets question action haletante, même le film Transformers pourrait passer pour un épisode de l’inspecteur Derrick en comparaison. Soyons francs, c’est souvent un peu trop, et le déluge d’action donne parfois le tournis à la limite de la saturation tellement les moments calmes sont rares. Même la séquence “infiltration” (un bien grand mot…) se fait au milieu des cris, des morts et des explosions.
Donc voilà, de l’action ça c’est sûr il y en a plus qu’il n’en faut, mais l’histoire dans tout ça ? C’est là qu’on peut être surpris, tout se suit plutôt bien et avec un certain intérêt. Contrairement à MW2 où les missions s’enchaînaient sans queue ni tête, où les objectifs à remplir n’avaient aucun rapport avec l’histoire et où rien n’était réellement expliqué, ici tout s’emboîte plutôt bien, on a rarement l’occasion de se demander pourquoi on fait telle ou telle chose et les cut-scenes entre les missions sont cette fois bien plus explicites qu’avant. Il y a toujours quelques incohérences, comme le fait qu’à la fin de MW2 Price, Soap et Nikolaï soient censés être les derniers survivant de la TF141, alors que comme par magie ils sont en fait des dizaines dans MW3. Oublions également de nous demander quelle pilule magique a avalé un des personnages pour être sur pied lors d’une mission alors que dans la précédente il était en train de mourir. Ne nous posons pas non plus de questions quand Price a toujours dans ses contacts LA personne qu’il faut, qui est au bon endroit au bon moment et qui comme par hasard, est super pote avec. Admettons également que des Delta Force américains aient des amis dans le GIGN français, après tout ça peut arriver…













