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Test – NINJA GAIDEN: Ragebound – Retour aux bases

Test – NINJA GAIDEN: Ragebound – Retour aux bases
Le 30 juillet 2025
Le 30 juillet 2025

On a le droit de faire des jeux de mots avec guedin ?

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Les ninjas ont décidément le vent en poupe cette année. En effet, 2025 accueille non seulement le retour de la saga Ninja Gaiden, mais aussi Shinobi, deux séries concurrentes qui ont fait les beaux jours de l’arcade. La franchise Ninja Gaiden est en grande forme entre le remaster de Ninja Gaiden 2 Black, qui était sorti en début d’année en shadow drop, et l’arrivée de Ninja Gaiden 4 en automne. Cette fois, c’est un spin-off de la série principale qui nous intéresse. Ce dernier se présente en 2D tout en pixel art et revient à l’essence de la série pour offrir une expérience rétro modernisée. Ninja Gaiden Ragebound est développé par The Game Kitchen, le studio espagnol à l’origine des Blasphemous, et édité par les français de chez Dotemu, qu’on ne présente plus.

Agile comme le ninja

Ici, point de Ryu Hayabusa en tant que héros principal, c’est sous les traits de Kenji que démarre cette aventure. En l’absence de son mentor, après un assaut du royaume des démons contre le village Hayabusa, le jeune ninja est contraint de conclure une alliance improbable avec Kumori, issue du clan de l’Araignée Noire, ennemie jurée de nos shinobis, cela, bien entendu, afin de sauver le monde. On en convient, le scénario est aussi fin qu’un rouleau de technique secrète. C’est un prétexte à notre aventure, il n’y a donc pas besoin d’être familier avec l’univers de Ninja Gaiden pour en « profiter ».

Jamais !

Si beaucoup d’entre nous connaissent Ninja Gaiden grâce à son arrivée en 3D sur Xbox début 2000, la série prend pourtant naissance bien avant, plus précisément à la fin des années 1980 sur NES en 2D, en tant qu’action-plateformer à scrolling horizontal. Ragebound marque un retour aux épisodes 8-bits de la licence et reprend le genre de son ancêtre. Soucieux d’être respectueux du matériau d’origine, le titre est servi par un pixel-art soigné, que ce soit dans ses décors, son bestiaire ou ses animations. On apprécie d’ailleurs le clin d’œil aux exécutions du jeu Blasphemous, lors de l’élimination de certains ennemis. Enfin, ce spin-off est également l’occasion de rendre hommage aux thèmes musicaux de Ninja Gaiden, en invitant sur l’OST les compositeurs originaux de la série.

Tomchoucrew, c’est toi derrière ce masque ?!

Ceux qui (comme votre serviteur) craignaient, en entendant le nom de The Game Kitchen, une certaine lourdeur dans le gameplay, à l’image de Blasphemous premier du nom, peuvent se rassurer, il n’en est rien. La maniabilité répond au doigt et à l’œil. Les mouvements du personnage sont fluides. Il est possible de grimper, de sauter, d’esquiver en dashant ou de donner des coups de katana à tout va. En plein saut, la technique du bond guillotine permet de rebondir sur les ennemis et les projectiles, ce qui ne sera pas de trop face à des séquences de plateformes périlleuses, où les pièges et précipices sanctionnent le moindre moment d’inattention.

Bouh, qu’il est affreux

Enfin, il y a la botte secrète de Kenji, à savoir, pour reprendre les dires de son sensei : l’attaque hypercharge. Capable de transpercer la plus solide des armures et parvenant même à mettre les boss au tapis, celle-ci s’acquiert par deux moyens : en attaquant des ennemis spécifiques ou en sacrifiant un peu de notre précieuse barre de vie. L’obtention de l’hypercharge apparaît comme une clé de gameplay, le jeu nous demandant de récupérer des charges de façons différentes, afin d’occire les mobs possédant une armure et ainsi avancer à travers le flot de démons. De cette façon, cette technique insuffle une certaine rythmique au gameplay. À noter, les ennemis ne nous harcèlent pas en continu, comme dans d’autres jeux du genre. Leur position est globalement fixe, ce qui, selon nous, s’avère un choix judicieux.

Cependant, ne vous attendez pas, malgré ce que suggère la jaquette, à deux gameplays distincts selon que l’on incarne Kenji ou Kumori. Sans en dévoiler davantage, disons que l’éventail de jutsu dont dispose notre ninja à la suite de son rapprochement avec la kunoichi s’en trouve étoffé. Kenji pourra utiliser des techniques de l’Araignée noire à base de lancers de projectiles, et même une attaque ultime capable de balayer les démons de l’écran ou d’entamer sérieusement la barre de vie des boss.

La seule subtilité, qui n’est pas expliquée dans les contrôles de notre personnage, c’est qu’il est possible d’effectuer une attaque légèrement différente après un dash et un saut. Au registre des regrets, on pourra pester sur le fait que notre ninja ne puisse pas donner des coups d’épée dans toutes les directions, notamment lors des phases en hauteur, même si le lancer de kunais demeure possible.

L’un des traditionnels niveaux « véhicule », ici version moto

A la recherche de la paix intérieure

Les décors sont nombreux et variés et l’expression « le Japon, entre tradition et modernité » n’a jamais aussi bien porté son nom, le titre nous propulsant aussi bien dans des buildings high-tech que dans les forêts nippones. Reste que, dans sa structure, le level design est plutôt classique. Après une brève phase de dialogue, on s’élance à travers les ennemis et les pièges qui parsèment le niveau, après quoi s’ensuit généralement une confrontation avec un boss. Afin de briser la monotonie, outre le renouvellement du bestiaire et des pièges, se présentent les passages obligés du genre : la scène de poursuite (si, vous savez, celle où un monstre nous course) ou les niveaux comprenant l’utilisation d’un véhicule. Si l’on était un peu grincheux, on pourrait reprocher une certaine répétitivité dans la structure des niveaux (entendez par là qu’on repasse en boucle devant les mêmes couloirs) et peut-être une durée inégale de ceux-ci. Mais, au regard de la qualité globale, convenons-en, c’est faire la fine bouche.

Promenons-nous dans les bois
On joue la carte de la modestie avec un simple A

Le frisson de l’arcade est bel et bien au rendez-vous. D’autant plus que le titre sait toucher la corde sensible de son public, en y incorporant les ingrédients comme des défis à relever dans chaque niveau : éliminer un type d’ennemis, vaincre un boss dans un temps imparti, etc. À cela s’ajoutent des collectibles plus ou moins bien dissimulés : crânes de cristal, rouleaux secrets, scarabées d’or, ces derniers permettant d’acheter des armes secondaires ou des talismans à équiper. De quoi renforcer ou, au contraire, pimenter la run en cours. Chaque niveau s’achève par notre score, basé notamment sur le temps écoulé, les défis accomplis et le nombre d’ennemis vaincus. Les plus complétionnistes d’entre nous chercheront à cocher toutes ces cases, quitte à apprendre un tempo à la limite du par cœur…

Quelle indignité, vous n’avez pas honte de me vendre ce talisman ?!

Si la dimension speedrun, scoring et runs à contrainte est évidente, il manque peut-être, pour parfaire la recette, le sacro-saint tableau de classements sous toutes ses formes (mondiale, avec vos amis ou au sein de votre rédaction, afin de maintenir une bonne ambiance).

En ligne droite, l’aventure se boucle en cinq heures environ. Mais en y incluant la recherche de collectibles, les défis spécifiques à chaque stage (dont certains particulièrement corsés) ainsi que les missions secrètes, qui reprennent les niveaux principaux avec des variations, le temps de jeu s’allonge sensiblement. Ajoutez à cela votre envie de briller sur la scène du speedrun et vous obtenez de nombreuses heures supplémentaires. Enfin, soulignons que la fin de l’aventure débloque un mode difficile, taillé pour les véritables shinobis.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le respect de la licence
  • Un pixel-art fourmillant de détails
  • La durée de vie plus qu’honnête pour le genre
  • La volonté de variété dans les missions proposées
  • Le challenge bien présent
  • L’absence du tableau de classement
  • Les quelques répétitions dans le level design

Conclusion du test de NINJA GAIDEN: Ragebound

Rang : Ryu Hayabusa
La voie du ninja est semée d’embûches, mais la mission est accomplie avec succès par l’alliance entre le clan The Game Kitchen et les ninjas de Dotemu. Le défi de ramener la licence depuis les années 1980/1990 en modernisant l’expérience s’est achevé sans le moindre accroc. L’amour du titre transpire, le gameplay repensé fait des merveilles et le pixel art est de qualité. Pour tous les fans d’expérience rétro, nous lui accordons le rang S.

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
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NINJA GAIDEN: Ragebound

Développeur : The Game Kitchen
Éditeur : Dotemu, Joystick
Date de sortie : 31/07/2025

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