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Test – The Rogue Prince of Persia – Une jolie pierre qui ne demande qu’à devenir un diamant

Test – The Rogue Prince of Persia – Une jolie pierre qui ne demande qu’à devenir un diamant
TiousPar
Le 7 juin 2024
Le 7 juin 2024

Notre patience devrait être récompensée

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Après s’être fait désirer pendant de trop nombreuses années, le retour de la franchise Prince of Persia s’est finalement opéré en 2024 avec le Metroidvania Prince of Persia: The Lost Crown, développé par Ubisoft Montpellier. Alors qu’on pensait que le prochain titre de la série à voir le jour serait le remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, dont Ubisoft Montreal et Toronto ont repris les rênes, Evil Empire a surpris les joueurs avec l’annonce de The Rogue Prince of Persia, un tout nouveau roguelite prenant place dans le célèbre univers initié en 1989.

Par le biais du studio bordelais s’étant occupé des mises à jour et des DLC de Dead Cells, Ubisoft s’essaye à l’accès anticipé sur Steam, permettant aux développeurs de recueillir les avis des joueurs au cours du développement. Vous l’aurez donc compris, il ne s’agit absolument pas de la version complète du jeu et nous allons maintenant évoquer ce que nous avons pensé de cette base. Le titre sera disponible plus tard sur console.

Une direction artistique atypique

The Rogue Prince of Persia nous invite à incarner le Prince pour lutter contre une armée de Huns corrompus par une magie noire chamanique et pour se faire une place au sein de la famille royale, tout en explorant divers environnements de la Perse.

Dès les premiers instants du jeu, on comprend qu’il s’agit d’une histoire contée par un narrateur et la direction artistique se dévoile, l’occasion de découvrir le Prince à la peau rose. Ce détail a pu étonner de nombreux joueurs lors de l’annonce du jeu, mais ce n’est en réalité qu’une référence à l’opus original de 1989.

Concernant les inspirations de la conception de cet épisode atypique, on retrouve un mélange des vieilles miniatures persanes très colorées avec les bandes dessinées franco-belges. Le studio a d’ailleurs expliqué s’être grandement inspiré des travaux de Jean Giraud, plus connu sous le nom de Mœbius.

C’est bien beau tout ça, mais concrètement, qu’est-ce que ça donne en jeu ? Les premières minutes du jeu, qui font office de tutoriel, permettent de constater que l’action est particulièrement lisible. Le fait d’avoir un Prince rose peut dérouter au début, mais cela s’avère en réalité être une excellente solution pour une clarté optimale de l’action et des phases de plateforme.

Une run, comment ça se passe ?

La toute première run n’est qu’une manière d’appréhender les bases du jeu. On apprend à utiliser son attaque normale, sa technique puissante, les accessoires, mais aussi à escalader les murs !

On comprend rapidement qu’il ne s’agit nullement d’un clone de Dead Cells avec un skin de Prince of Persia, mais bien d’une proposition unique en son genre. Si les combats sont efficaces, le jeu parvient également à réellement se démarquer grâce à son système de parcours extrêmement fluide.

Une fois le système bien pris en main, il est particulièrement plaisant et simple de courir sur les murs en arrière-plan, de se laisser glisser, puis de finalement atteindre une corniche. Heureusement, le studio a pris soin de bien distinguer les fonds pour qu’on comprenne en un coup d’œil s’il s’agit d’un mur sur lequel on va pouvoir courir ou s’il n’y a rien. Evil Empire est bien conscient de l’efficacité de son système, c’est d’ailleurs certainement pour cette raison que le studio a imaginé des petites zones permettant d’accéder à un coffre, à condition d’être assez agile pour atteindre le sommet.

Justement, en parlant des coffres, ils jouent un rôle essentiel dans les runs, dans la mesure où ils contiennent des armes, des médaillons, des bonus de santé ou encore des schémas pour fabriquer de nouveaux objets au camp.

Concernant les armes, on trouvera une double dague, un sabre royal, un javelot ou encore une lance tournoyante pour varier les plaisirs, sans oublier la possibilité d’utiliser un arc composite, un chakram, un grappin et bien plus encore. L’action est aussi rythmée par la possibilité de faire une attaque plongée ou de donner des coups de pieds pour projeter un ennemi sur un autre adversaire et briser son bouclier, ou simplement pour le lancer sur des piques.

Les différents médaillons présents dans le jeu viendront pimenter les runs, notamment en octroyant divers effets, comme la possibilité de répandre une résine pour ralentir les ennemis après une esquive, celle d’enflammer le sol après un plongeon ou encore celle d’être ressuscité avec 50% de PV après avoir subi un coup fatal.

Durant le cheminement, le Prince pourra trouver des PNJ pour faire avancer l’intrigue et accomplir des objectifs. Un marchand et un forgeron peuvent aussi être rencontrés pour s’assurer d’être toujours parfaitement équipé pour les combats à venir. D’ailleurs, les téléporteurs éparpillés dans la zone permettent de vite les retrouver une fois un biome nettoyé avant de passer au suivant.

Roguelite oblige, les runs se découpent en plusieurs zones et des boss obligatoires se trouvent sur le long chemin du Prince. Dans la mesure où il ne s’agit pour l’instant que d’un accès anticipé, seulement 6 biomes sont présents et il n’est possible d’affronter que deux boss.

Une fois décédé, ou le deuxième boss vaincu, le Prince peut alors retourner à l’oasis pour débloquer des armes et des médaillons, mais aussi dialoguer avec ceux qui s’y trouvent.

Une bonne base, mais qui a besoin d’être solidifiée

Tout ce que propose The Rogue Prince of Persia est parfaitement exécuté, que ce soit le parcours, les combats ou les affrontements contre les deux boss, mais, entendons-nous bien, le jeu manque encore cruellement de contenu.

Au bout de quelques heures, toutes les runs se ressemblent et il n’y a finalement que la volonté d’en apprendre plus sur la trame scénaristique qui motive à quitter le paisible oasis. Notons qu’à part la possibilité de fabriquer de nouveaux médaillons et équipements au camp, il n’y a pas de système de progression.

Heureusement, la base du jeu est extrêmement solide. Nul doute qu’une fois que bien plus de contenu aura été implémenté, nous nous relancerons dans d’autres runs avec grand plaisir pour essayer des armes inédites, affronter de nouveaux mobs, faire face à de nouvelles créatures et, bien sûr, découvrir de nouveaux biomes à l’identité unique avec, espérons-le, de nouvelles musiques.

Justement, concernant ces dernières, Evil Empire a travaillé avec le musicien ASADI pour composer des pistes modernes avec des inspirations perses, pour un résultat tout simplement unique !

Le studio a promis le déploiement de mises à jour hebdomadaires et a déjà rendu disponible un nouveau biome avec bien d’autres nouveautés pour les joueurs qui sont prêts à tester la version bêta de l’accès anticipé. On peut donc espérer que les quelques défauts du jeu vont rapidement être gommés et que le contenu va vite gonfler !

Testé sur un PC équipé d’une RTX 3080 et sur Steam Deck

Le Bilan

On a aimé 

  • Le parcours et la fluidité de l’action
  • Les animations
  • La direction artistique atypique
  • Les pistes sonores composées par ASADI
  • Le trop peu de contenu encore
  • La répétitivité des runs
  • Le manque de système de progression

Conclusion du test de The Rogue Prince of Persia

Une jolie pierre qui pourrait devenir un diamant
D’une certaine manière, il est très frustrant de ne profiter de The Rogue Prince of Persia qu’en accès anticipé, car on aimerait pouvoir en découvrir plus dès maintenant. Grâce à son système de parcours particulièrement agréable et à son magnifique univers visuel et sonore, le premier jeu de Evil Empire pourrait tout à fait s’imposer dans la cour des incontournables roguelites. Il manque malheureusement cruellement de contenu, mais ce problème sera évidemment gommé dans les mois à venir. On peut aussi croiser les doigts pour l’accès anticipé qui permettra aux développeurs de s’orienter dans la bonne direction grâce aux précieux retours des joueurs. Ce qui est sûr, c’est que nous reviendrons régulièrement faire quelques runs pour découvrir les nouveautés implémentées par le studio ! }

Tious
J’ai rejoint Xboxygen en 2020 sur un coup de tête et j’y travaille désormais à plein temps, entre mes sessions de jeu sur PC. Eh oui, je n’ai plus de console Xbox aujourd’hui, mais après tout, le PC est désormais une Xbox !
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The Rogue Prince of Persia

Développeur : Evil Empire
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 27/05/2024

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