Test – Dead to Rights : Retribution

Assis, debout, couché, donne la papatte !
Par-delà l’espace-temps et bien au-delà de la profondeur d’une chanson de Passe-Partout, le chien a toujours été considéré comme le meilleur ami de l’homme. Aller chercher une balle, rapporter le journal, chasser les chats et même faire caca partout sont des actions quotidiennes de la vie canine.
Le jeu vidéo nous avait déjà proposé d’incarner des chiens, mais tous étaient excentriques comme Sam, le chien détective accompagné de son ami lapin. Jamais nous n’avions eu l’opportunité d’incarner le fidèle compagnon de manière plus réaliste jusqu’à aujourd’hui. Et c’est grâce à Dead to Rights Retribution que nous avons désormais cette opportunité.
Tu le veux le test ?
Va chercher !
Quelle vie de chien !

Vous êtes Jack Slate, fils de Franck un policier exemplaire, et policier beaucoup plus dissipé vous-même, dans la ville de Grant City.
Votre aventure commence par une simple histoire de gang et va se complexifier dans le plus pur style des romans policiers noirs. D’ailleurs, le design du jeu ne nie pas ce détail, puisque les couleurs sombres sont dominantes dans un style graphique assez étrange au premier abord, mais qui n’est pas si mal que ça au final.
Le jeu vous proposera d’incarner à tour de rôle, Jack, puis Shadow, le chien-loup de votre père. Ce sera l’occasion d’aborder deux approches de jeu totalement différentes.
Lorsque vous contrôlez Jack, le gameplay se tournera plus vers le jeu d’action à la troisième personne, tandis que dans la peau de Shadow, ce sera plus l’aspect infiltration qui sera mis en avant.

Commençons par parler de la phase avec Jack. Cette dernière se présente comme un classique jeu d’action à la troisième personne. Vous pourrez donc tirer, zoomer, vous plaquer contre des surfaces. Ajoutez à cela quelques originalités du soft, comme désarmer les ennemis pour retourner leur arme contre eux, effectuer des combos de manière assez libre permettant de gérer plusieurs ennemis en simultané ou exécuter des ennemis affaiblis. Vous pourrez porter sur vous 3 armes différentes parmi une quinzaine de modèles différents : une de type de grenade, une arme à une main et une arme à deux mains.
La visée des armes est assez imprécise, d’une part à cause d’un réticule pas forcément visible obligeant à procéder à un zoom, et donc à ralentir ses déplacements pour viser l’adversaire, et d’autre part à cause du déplacement trop rapide de la visée en mode zoom demandant une certaine dextérité et rapidité d’action.

Surtout que les ennemis sont assez intelligents pour s’écarter de votre ligne de mire et se mettre à couvert lorsqu’ils ont conscience que vous allez leur envoyer leur acte de décès.
Les phases de combat au corps à corps (faisant penser légèrement au système de Free Flow de Batman Arkham Asylum) peuvent être engagées à tout moment et s’axent autour d’un système assez libre et fluide permettant d’effectuer des combos en alternant coups forts (B), coups faibles (Y), coups imparables (B+Y), auquels viennent s’ajouoter la possibilité de bloquer avec X et d’attraper avec X et A en simultané. Les ennemis attrapés pourront être projetés ou servir de couverture en appuyant sur le bouton adéquat.

Enfin, le bouton A servira à désarmer les adversaires munis d’une arme et lorsqu’un adversaire sera sonné à force de se prendre des coups sans arrêt, ce bouton fera office d’Execution.
Ces dernières varient aléatoirement et également en fonction de l’arme avec laquelle vous vous battiez si vous en aviez utilisé une au début du combat. Les exécutions sont particulièrement violentes et engrangent des giclées de sang considérables venant jusqu’à tacher l’écran par moment.

Dernière petite subtilité avec Jack, puisque vous pourrez donner des ordres à Shadow qui pourra faire diversion ou attaquer des ennemis pour vous faciliter la tâche. Il pourra également rapporter des objets ou venir près de vous. Ce processus nécessitera un petit temps d’adaptation, puisque pour envoyer Shadow à un endroit, il faudra utiliser la flèche haut de la croix de direction puis la diriger à l’endroit désiré et relâcher pour donner l’ordre. Un peu fastidieux en pratique. Heureusement qu’en présence d’adversaires, une simple pression sur haut donne l’ordre d’attaquer l’ennemi le plus proche du centre de l’écran.
Bunny, baballs !

Sur plusieurs objectifs, il vous sera impossible d’avancer et ce sera donc à Shadow de jouer seul grâce à sa taille plus réduite, permettant de passer dans les trous d’un grillage cassé par exemple.
Contrôler Shadow nécessite de maîtriser deux modes : normal et discrétion. Avec cette dernière attitude (en maintenant pressé LT), vous « voyez » l’odeur des ennemis et entendez leurs battements pour vous permettre de les localiser, ainsi que de savoir s’ils sont tranquilles (halo bleu), en alerte (halo rouge) ou suspicieux (halo orange).

Shadow étant un chien relativement puissant, il lui sera possible de tuer à crocs nus ses adversaires dans une mini cinématique très sauvage, mais pour que cela se fasse sans trop de risques, il est nécessaire de le faire discrètement et en isolant une par une les proies. Pour cela, vous avez la capacité d’aboyer (mode normal) ou de japper (mode discrétion) pour attirer un ou plusieurs adversaires sur un rayon plus ou moins important.
Sachant que tuer n’est pas obligatoire (mais très drôle), il sera pratique de maîtriser l’aboiement pour détourner l’attention des gardes et passer dans leur dos pour avancer.

Mais si vous choisissez la voie du massacre, vous aurez la possibilité en appuyant sur X près d’un cadavre de le prendre dans votre gueule et de le tirer pour le cacher où vous le souhaitez. Et si vous préférez jouer avec les cadavres ayant acquis la dynamique étrange d’un ballon de baudruche au bout d’une ficelle (ça change de la rigidité cadavérique), il suffira d’appuyer frénétiquement sur A pour faire gicler leur sang partout sur l’écran. Inutile, mais tellement fun !
Et comme tout bon chien qui se respecte, vous pourrez réaliser des choses totalement inutiles, comme lécher le sol ou vous rouler par terre avec le bouton B. Là encore ça sert à rien, mais vous êtes un chien, non ?
Le chien aboie et la caravane passe

Une fois revenu auprès de votre maître, et la voie ouverte pour ce dernier, le jeu repasse en phase action avec l’arrivée d’ennemis (quand vous aviez éliminé tout le monde dans l’endroit en tant que Shadow, ça la fout un peu mal, mais passons), et vous pourrez continuer votre quête à deux.
Quelques passages viennent saupoudre le tout d’un peu d’originalité, comme certaines phases à la fin du jeu demandant d’avancer en portant un blessé, de le protéger de votre corps, ou au contraire de forcer votre prisonnier à avancer en vous en servant comme bouclier si besoin (mais attention, il ne doit pas mourir !) le tout de manière cohérente dans une narration, certes prévisible, mais maîtrisée. Vous aurez même la possibilité d’enfiler une combinaison de Tank vous rendant surpuissant !

Le jeu n’est cependant pas exempt de défauts, à commencer par la technique. Certes il est soigné, mais il reste dans la moyenne des productions actuelles. Quelques bugs d’affichage sont à noter et des ralentissements peuvent se faire sentir vers la fin du jeu lorsqu’il y a beaucoup de choses qui bougent (ennemis, décors qui se détériorent, explosions…)
Le gameplay est plutôt complet et possède quelques idées originales, mais les actions contextuelles (achever, désarmer, appuyer sur un bouton…) nécessitent d’être parfaitement en face de la cible, ce qui en pleine action peut être grandement problématique.

Enfin, l’exaltation de jeu est totalement différente en fonction que l’on incarne Jack ou Shadow avec un intérêt et un fun beaucoup plus importants qu’avec Jack qui se résume, malgré ses originalités à quelque chose de plus classique.
A noter que chaque niveau terminé donne droit à des points et un rang. Il est possible de recommencer des niveaux précis pour atteindre l’or ou pour récupérer tous les badges de police, ce qui n’est pas forcément évident comme ça, ces derniers étant assez bien cachés. Les musiques sont assez discrètes et les voix en anglais sont correctes.

Petite mention spéciale aux sous-titres qui sont adaptés pour les sourds et malentendants avec les petites indications. Si pour la majorité des gens c’est inutile, il est louable de voir ces détails narratifs pour que tout le monde puisse en profiter.
Pour terminer, dernière petite chose sympathique : le menu bonus. Ce dernier contient des galeries, cinématiques et création des personnages. Ces choses se font depuis longtemps, mais ici, c’est relativement bien fait avec un aspect developpers diary. On apprend donc pourquoi tel choix et pas un autre… Plutôt sympa. Mais pour admirer cela, il faudra les débloquer en progressant sur les 8-10 heures de jeu.
Le Bilan
On a aimé
- Incarner Shadow
- L’incorporation de plein d’originalités dans le gameplay
- L’ambiance roman policier bien maîtrisée
- Les bonus bien fichus
On a moins aimé
- Ne pas choisir d’incarner Shadow quand on le souhaite
- Quelques ralentissements et bugs
- Actions contextuelles trop strictes
Conclusion du test de Dead to Rights: Retribution
Va chercher !
{{Dead To Rights Retribution nous propose une expérience à la fois classique et originale.
Et même si le jeu possède quelques lacunes, l’ensemble est assez satisfaisant pour contenter une grande majorité de joueurs. Bien évidemment, on aurait préféré prolonger l’expérience avec Shadow beaucoup plus longtemps, les passages avec ce dernier étant plus exaltants et agréables à jouer. Mais qui sait, peut-être dans une suite on pourra incarner le chien en permanence, je vois déjà le titre : Dead to Rights : A Dog’s Day.}}
Ce jeu obtient de bonnes notes de partout et pourtant il va passé complètement inaperçu…La logique du marché et du marketing, va comprendre.
Ça a l’air bien sympa mais à petit prix je pense 🙂
Sinon très bon test en tout cas.
A voir quand il sera à meilleur prix y a trop de jeu pour le moment