Omega Five
Tape m’en cinq !
Ma femme. Ma moitié. Celle qui m’a dit oui, avec qui j’ai fait un enfant, avec qui j’ai fini Halo en légendaire et les deux autres en héroïque. Ma chérie. Ma mie :
» Oh mais c’est super joli pour les yeux ça ! C’est quoi ? «
Moi, la voix tremblante, les mains crispées sur la manette, tirant la langue dans la direction des tirs pour leur donner plus de puissance :
» Omega Five, c’est un shoot them up « .
Elle:
« Ah… »
Elle tourna les talons pi s’en retourna à ses activités journalières : ménage, cuisine, repassage, comptes, changeage de couche en fermant délicatement la porte afin de ne pas me déranger dans mon travail.
Super joli pour les yeux
Et oui nous allons nous attarder sur la forme pour commencer. Ne tergiversons pas, [i]Omega Five[/i] est un des plus beaux jeux disponibles sur le XBLA. Les décors sont sublimes, variés et détaillés. Un vrai régal pour les yeux qui découvriront l’arrivée d’un gigantesque singe robot, les reflets émeraude de l’eau du deuxième niveau, les gigantesques bras métalliques faisant fonctionner une décharge. Le voyage s’avère court mais dépaysant.
En effet, les 4 niveaux que nous propose Omega Five nous feront voyager dans un décor enneigé, une forêt tropicale, une décharge de métaux et un complexe high-tech au plus profond duquel se terre le boss final.
Inutile d’épiloguer sur le scénario, ce genre n’en nécessite pas.
Les niveaux s’enchaînent, structurés autour d’un mini boss en leur milieu, d’un boss venant les conclure, introduisant dans leur final le décor du niveau suivant.
L’originalité du soft de Natsume ne se trouve pas dans la mise en scène mais plutôt dans son gameplay qui s’avère plus riche et intéressant que pourrait nous le laisser supposer nos premières parties.
Super agréable pour les mains
C’est dans la peau de personnages surarmés qu’Omega Five nous invite à plonger en plein cœur de l’action. Mais ce n’est pas ce qui retiendra l’attention des habitués du shoot them up, non ce qui retiendra leur attention et focalisera leur crainte sera plus la taille des personnages : immense pour un shoot them up.
Rassurez-vous Omega Five n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de manic shooter où les salves de tirs remplissent l’écran dans un déluge d’effets pyrotechniques. Non. Omega Five est un jeu plus posé qui fera moins appel à l’habileté du joueur qu’à son apprentissage. Il n’est de ce fait pas seulement réservé aux joueurs acharnés.
Pour remonter le moral de certains, sachez que le jeu débloquera des crédits au fil de votre temps passé à jouer. Vous débutez avec 3 crédits au compteur, au bout d’une heure de jeu vous en aurez 5, au bout de 3 heures 8.
Lors des premières parties il sera difficile de passer le deuxième niveau avec 3 crédits, par la suite il sera aisé de finir le jeu en n’utilisant que les trois crédits de base.
Vous aurez le choix entre deux personnages, Ruby et Tempest. Ces deux personnages ont des morphologies, des techniques spéciales et des tirs différents. On peut facilement résumer ces deux personnages en disant que Ruby est rapide mais peu puissante et Tempest lent et puissant.
Dans Omega Five vous dirigez le personnage avec le stick gauche et le tir avec le stick droit. La gâchette gauche servira à lancer une bombe destructrice, que vous collecterez en récupérant des cristaux roses au cours du jeu. Ces bombes apparaîtront autour de votre personnage vous conférant un mini bouclier. Vous ne pourrez en accumuler que trois. La gâchette droite activera l’attaque spéciale de votre personnage. Le bouclier apparaîtra sous la pression des boutons de tranche mais coûtera une partie de votre énergie.
Un des gros points noirs du jeu est l’absence d’informations sur le didacticiel concernant le gameplay des personnages. Ce manque d’information sur le jeu est malheureusement assez présent pour les jeux XBLA.
Super inutile pour les pieds
-Ruby est le personnage idéal pour débuter. Plus rapide et moins grande que Tempest, elle vous permettra de vous familiariser avec les niveaux. Elle est accompagnée d’une ancre métallique qui lui servira de bouclier à la manière du pod de R-Type. Elle pourra en guise d’attaque spéciale envoyer cette ancre s’accrocher à ses adversaires pour un maximum de dégâts. Elle dispose de trois types d’armes -récupérables dans les niveaux-, dotées de trois niveaux d’efficacité, cela va du laser à la terrible mitraillette (que je vous conseille).
-Tempest, malgré sa taille impressionnante et sa relative lenteur, dispose de plus d’un tour dans son sac. En effet, pour compenser sa grande taille, les tirs seront ralentis à son approche. Relâchez le stick droit du tir pendant une fraction de seconde et tous les projectiles ralentis seront renvoyés. Tempest possède comme Rubis trois types d’armes différents : lance-flamme, lance-eau et mercure (oui je sais c’est bizarre). Sa technique spéciale lui permettra d’alterner différents modes de tir pour ces armes. De plus, son bouclier lui permettra de se téléporter quelques mètres plus loin.
En finissant le jeu avec ces deux personnages il vous sera possible d’en débloquer deux autres surpuissants : R.A.D. qui s’apparente à une version améliorée de Ruby –plus puissante et nettement plus rapide- et Sensei un samouraï armé de son épée qui vous crispera au moindre coup de celle-ci par des petits cris.
Ces deux personnages transforment l’expérience Omega Five en promenade de santé.
Bilan
On a aimé :
- Prise en main immédiate
- Action intense
On n’a pas aimé :
- Jeu court
Super sympathique à jouer
Omega Five reste un jeu de score. Plus vous éliminerez d’ennemis sans vous faire toucher à la chaîne plus le multiplicateur sera important. Des modes attitrés au score avec la possibilité de vous attaquer au niveau de votre choix seront déblocables au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu.
Ajoutez à cela un mode coopération, malheureusement jouable seulement en local, et vous obtiendrez un jeu assez complet, très beau, pas vraiment original, défoulant et disposant d’un challenge relevé mais loin d’être insurmontable. Un jeu qui pourra contenter les amateurs de shoot them up, comme les chevronnés, à l’exception faite de ma femme.