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Test – Ninety Nine Nights 2

Test – Ninety Nine Nights 2
Le 22 septembre 2010
Le 22 septembre 2010

La 100ème nuit : la bière !

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Aaaaah, les joies de la castagne, les cadavres qui s’entassent, les effets de sons et lumière qui fleurissent les champs de bataille…

Ces joies que savent uniquement procurer les Beat Them All ou les dimanches matin familiaux dont le but premier est de repousser les paniers et ainsi d’éviter de donner de l’argent et de se barrer pour la quête de l’église qui, de toute façon, ne sert qu’à acheter des préservatif pour les curés.

Ces joies pures et simples que sont répandre la mort, l’humiliation et la terreur dans les rangs adverses.

Ces joies qui ont été procurées par le passé par des titres tels que les séries Dynasty Warriors ou Ninety Nine Nights.

Et c’est d’ailleurs de ce dernier dont nous allons vous parler, puisque le deuxième opus vient batailler dans nos rayons.

Ninety Nine Deads

On oublie tout de ce que vous avez appris de Ninety Nine Nights, on fait une croix sur Mifee et ses compagnons pour retrouver Galen et ses joyeux lurons dans une toute nouvelle histoire et un tout nouveau contexte.

Le seigneur des Ténèbres est revenu sur ses terres et il a franchement les boules qu’on lui ait pris sa place de parking (ou un truc du genre). C’est pour cela qu’il a lâché ses hordes d’ouvriers et de contremaîtres afin de se faire la plus grosse place de parking du royaume (ou un truc du genre) et frimer à la face des autres méchants de jeux et leur pauvre place de 3×2 mètres.

Ceci étant, certains ne veulent pas laisser leur place de parking (ou un truc du genre) et vont se battre pour la préserver. C’est donc le cas de Galen, un guerrier légendaire dont la réputation va au-delà des royaumes humains, Zazi l’éclaireuse Elfe, Magnni une grosse brute, Sephia, la princesse du parking (ou un truc du genre), et enfin, Levv, un gobelin qui viendra prêter main forte histoire que son parking ne soit pas le prochain (ou un truc du genre). Ils n’auront que 100 jours et 99 nuits (d’où le titre du jeu) pour l’empêcher de commencer le chantier (ou un truc du genre).

Bref, vous l’aurez compris, l’histoire n’est pas très originale, ni même très intéressante.

Sachez juste que vous aurez 5 combattants pour tabasser du démon par paquets de 100 avec un supplément de ketchup.

Parce que oui, dans cet opus, le sang est présent, indiquant entre autres un changement d’ambiance total avec le premier.

Là où N3 proposait des décors aux couleurs chatoyantes et des morts propres, sa suite propose des environnements sombres et ténébreux, ainsi que des ennemis mourant dans des gerbes de sang et avec quelques éléments du corps en moins.

Côté gameplay, vous contrôlerez toujours chaque personnage de son point de vue de l’histoire. Terminez tous les points de vue, et vous aurez l’histoire dans son ensemble. Malheureusement, cet aspect n’est pas très poussé et même si vous aurez de manière générale des missions différentes sur des cartes différentes, il reste tout de même quelques imperfections scénaristiques comme avec certains boss qui changeront légèrement cette partie de l’histoire.

C’est du détail, mais ça fait un peu tache dans cet aspect « multi-angles »

Ninety Nine Hits

Le concept n’a pas changé dans son fond, vous devrez toujours affronter des centaines de vilains simultanément sans ralentissement. Par contre, cela peut ramer, mais rarement et quelques brefs centièmes de seconde, lorsque vous vous mettez en action. Entre les combos de base et les effets de lumière que cela provoque, les magies que vous déchaînerez, celles que vous subirez, les orbes que vous absorberez et les attaques d’Orbe que vous déclencherez (ce sont les grosses attaques dévastatrices), et tout cela en simultané, vous allez mettre les processeurs de la machine à dure épreuve tellement l’écran est chargé ! Un peu de tearing se fait sentir par moments.

Malheureusement, c’est quand même un peu le bordel (comme toute construction de parking, me direz-vous) à l’écran. Il arrive même qu’on sature en effets spéciaux et autres taches de sang adverses qui giclent sur l’écran, ce qui gêne pas mal la lisibilité de l’écran à un point qu’il est préférable par moment de s’arrêter dans le massacre, le temps de voir qu’il y a le décor et des ennemis derrière ces effets spéciaux.

Ce souci aurait pu être soulagé, voire évité si la caméra n’avait pas été aussi mauvaise. D’abord, parce qu’elle suit très mal l’action d’elle-même lorsqu’on n’est pas en ligne droite ; il faut constamment la recadrer et éviter les rebords pour ne pas se retrouver sans aucune indication du genre où on est, comment on est … Ensuite, parce que la distance entre la caméra et le personnage est très mal réglée. En effet, en pressant sur le joystick droit, vous aurez la possibilité de choisir parmi 3 éloignements. L’éloignement proche est à éviter, puisque centré sur le personnage principal et vu la masse d’ennemi qui vous entourera en quasi permanence, il est peu aisé d’estimer les données ennemies. L’éloignement le plus reculé est aussi à éviter car vous êtes assez petit dans tout ce fourbi au point de vous faire inonder et de vous perdre à l’écran. Il reste alors l’éloignement de caméra intermédiaire qui aurait pu servir de caméra proche parfaite, mais comme ce n’est pas le cas, il fera le mieux l’affaire des 3, n’ayant pas réellement de caméra intermédiaire.

Les missions, au nombre d’une huitaine par personnage, ne sont pas très variées et consisteront surtout à bousiller, concasser, occire, broyer, découper tout ce qui se trouve entre vous et votre objectif, généralement un lieu à atteindre ou une tour d’invocation à détruire.

A la fin de chaque mission, généralement, vous attendrez un boss. Abusés pour la plupart, ils seront toujours gigantesques et videront votre barre de vie comme si votre personnage était un chewing-gum déjà mâché alors que vous leur ferez autant d’effet qu’une piqûre de vache endormie.

Endurance et patience seront les mots d’ordre pour en venir à bout.

Et puis, si vous n’y arrivez toujours pas, il suffira de refaire les niveaux déjà terminés afin d’amasser encore plus d’orbes pour vous booster puis lui envoyer son avis de décès. Ces dernières vous permettront d’augmenter le niveau de votre personnage, ainsi que le niveau et l’efficacité de vos armes et de vos capacités actives et passives.

Ces capacités sont nombreuses et devront être ramassées sur la dépouille d’ennemis spéciaux. Mais vous devrez faire un choix crucial, puisque vous ne pourrez utiliser simultanément que quatre capacités passives et quatre capacités actives (LB + un bouton coloré). Seul votre style de jeu vous aidera à décider. En tout cas, la gestion des sauts en phases de plates-formes vous encouragera fortement à ne pas utiliser le bouton de saut. En effet, le jeu subit l’effet toboggan invisible sur tous les bords.

Tu y es sur la plate-forme ! Tu t’es cassé les miches pour y arriver ! Bah non, tu glisses quand même et tu te tapes une crise de nerfs parce que ça fait 15 minutes que ça dure et y’en a 4 autres à passer juste après.

Heureusement que ce sont des passages très très rares, sinon y’aurait de quoi avoir un nouveau frisbee.

Ninety Nine Players

On regrettera dans tout cela que la variété ne soit pas aussi grande qu’on le pense, ou à la hauteur du premier opus. A commencer par les protagonistes qui, malgré leurs différences en termes de vitesse et d’action spéciale (liée au bouton B), s’abordent de la même manière : on fonce dans le tas et on envoie valdinguer. La portée est sensiblement la même que ce soit avec Maggni et ses sortes de poings américains ou avec Levv et ses chaînes. C’est dommage, puisque le premier proposait quelques originalités, comme son personnage magicien qui transformait légèrement le Beat Them All en Shoot Them Up. Là, toujours la même chose.

Alors, surtout lorsqu’on aborde un jeu où le leitmotiv est de matraquer les mêmes touches comme un forcené, toute petite variante dans le dézinguage d’ennemis, même minime, est la bienvenue…

Cette petite variante vient de l’apparition du mode Xbox Live qui permettra d’une part de vous positionner dans les classements grâce à vos performances, mais aussi de jouer en coop avec un autre joueur.

Ce mode coopération ne reprendra pas l’histoire du jeu, mais proposera des dizaines de défis parmi 5 types (ayant chacun 3 à 6 niveaux) : Survie, Course, Labyrinthe (atteindre la sortie, mais vous commencerez séparés), Escorte (chacun de son côté doit escorter des soldats Elfes vers la bataille finale) et Enfer (détruire une tour d’invocation sur une carte jonchée d’ennemis surpuissants).

Cela permet de bastonner tout ce beau monde à deux. Malheureusement, le nombre de lieux est restreint, puisque les survies se font toujours dans le Colisée, l’Enfer alterne entre 2 cartes et le reste des modes se fera toujours sur sa carte dédiée (une carte pour l’escorte, une pour le mode Labyrinthe et une pour la course).

Alors oui, on fait toujours que matraquer de la même manière qu’en solo, mais le challenge est carrément plus corsé dès lors qu’on atteint le niveau 3 d’une épreuve. Qu’à cela ne tienne puisque on remporte de nouvelles capacités et des orbes d’expérience en cas de victoire pour continuer à faire progresser vos personnages (les mêmes qu’en solo).

A noter que le jeu est ultra fluide et qu’aucun lag ne se fait sentir malgré le nombre de choses à gérer en simultané. Bien que certains bugs, pas forcément dérangeants, surviennent en multi, comme des ennemis qui meurent tout seuls comme par magie, ou des ennemis qui deviendront de temps en temps invisibles pour un des deux joueurs (mais qu’ils ne pourront heureusement pas toucher).

L’IA elle est un poil plus agressive qu’en solo, ce qui n’est pas du luxe, vu que la chair à pâté n’attaque généralement que l’une après l’autre et avec assez de temps entre chaque attaque pour dire : « Parking payant, c’est 50 € l’heure, madame. Signez ici, ici, ici et aboule le fric mamie ! »

Le Bilan

On a aimé 

  • Boudiou, ça défoule bien !
  • Une ambiance sombre classe
  • La caméra de *bip*
  • Les sauts de *tûuuut*
  • Bugs en Coop
  • Peu varié

Conclusion du test de Ninety Nine Nights 2

Ninety Nine Dollars
{{Ninety Nine Nights 2 est un titre défoulant qui n’a aucune prétention en termes d’histoire ou de révolution dans le gameplay. C’est un bête défouloir, certes, mais un bête défouloir avec une ambiance classe, des centaines d’ennemis en simultané et qui fait carrément bien son office de dé-frustration après une journée où le patron n’a fait que me harceler.

Et sans que ça rame tout de même ! Alors cette patate dans la tête, je vous la mets où ?}}

L
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Ninety Nine Nights 2

Développeur : Feelplus
Éditeur : Konami
Date de sortie : 09/09/2010

13 commentaires

13 Commentaires
S
Sanju
22 septembre 2010 22h29

J’ai pas joué au jeu et j’ai tout compris pour ma part, notamment que l’histoire était anecdotique, mais je ne sors effectivement pas du « débilitron » !

S
Stéphan
22 septembre 2010 23h57

Wargamer, sur N3², y’a rien à piger, y’a qu’à taper.

Et ce n’est pas parce que c’est fait sur un ton humoristique que ce n’est pas fait avec sérieux.
Pour le reste, une lecture attentive du test suffit pour savoir si le jeu conviendra ou pas à chacun.

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