Test – Geometry Wars 3 Dimensions

Sus aux rectangles !
Il est toujours amusant de se souvenir des origines de Geometry Wars. Au départ, ce n’était qu’un bonus, un petit jeu que l’on pouvait trouver dans le garage du cultissime PGR 2. Juste un petit plaisir offert aux joueurs. Bizarre Creations a fermé, mais Geometry Wars demeure (contrairement à PGR diront les grincheux), et Activision sort donc un nouvel épisode dans la droite lignée des précédents : Techno, couleurs et deux sticks.
Juste pour les fans ?
Dans Geometry Wars 3, on contrôle un petit vaisseau vu du dessus avec le stick gauche, tout en tirant du stick droit. Le but est de dégommer une multitude de formes géométriques qui apparaissent sur l’écran, en prenant le plus de bonus multiplicateurs possible afin d’exploser les scores. Du pur jeu d’arcade en somme : pas d’histoire, pas de fioritures, juste de l’action et du scoring. La recette, efficace, a trouvé son public lors des premiers épisodes.

Enfin… L’efficacité de la recette dépend beaucoup du joueur qui a la manette en main. En ce qui me concerne, je n’ai jamais été capable de jouer en dirigeant avec un stick tout en tirant avec l’autre. Avec la chirurgie, la conception de centrales thermonucléaires, le saut à la perche et quelques autres trucs, ça fait partie de ce que je ne sais pas et que je ne saurai jamais faire. Qui plus est, le jeu est saturé de couleurs fluos très vives et soutenu par une musique techno que j’ai immédiatement assimilée à ce que j’écouterais au volant de ma voiture tunée si j’étais un Jacky. En plus de me donner la migraine, cela a eu pour effet de briser la concentration intense dont j’ai eu besoin pour contrôler ce foutu vaisseau. Après 7 essais pour passer le niveau 2, j’ai dû me rendre à l’évidence : j’allais avoir besoin d’aide pour ce test, tant mon incapacité à donner un avis utile était flagrante.
L’intérêt majeur du jeu, son essence même, est le scoring
Le salut est venu d’un ami qui m’a fait la démonstration que Geometry Wars 3 est de ces titres qui peut être totalement rejeté par certains, et instantanément adulé par d’autres.
Ce troisième épisode est un aboutissement des précédents : il en reprend les modes de jeu (repris dans l’option classique), et les agrémente de nouveautés qui vont ravir les amateurs.
Deux campagnes sont proposées, une en solo, une en coopération jusqu’à 4 joueurs sur l’écran, à condition, chose rare, d’avoir 4 manettes, bien entendu. Il faut atteindre des objectifs donnés pour passer à la suite. Ca ne va pas être simple car le moins qu’on puisse dire, c’est que Geometry Wars 3 est dur, y compris pour ceux qui n’ont aucune difficulté avec sa maniabilité.
Au gré des parties on s’améliore, on devient de plus en plus puissant, et les scores suivent. Petite nouveauté, il y a même des boss à affronter, ce qui a l’avantage de changer un peu. En ligne, le jeu est bien complet, mais le peu de parties disponibles fait que nous n’avons pas réellement pu tester cela en profondeur. Les quelques sessions faites permettent toutefois de valider le fun du jeu en ligne quand on trouve des partenaires.
Il faut dire que l’intérêt majeur du jeu, son essence même, est le scoring, la compétition à distance avec les joueurs du monde entier. Dès qu’on met le doigt dedans, on cherche à toujours améliorer sa technique pour gratter quelques milliers de points de plus. Le jeu est entièrement tourné vers cet aspect, et pousse le joueur à s’accrocher et à recommencer encore et encore.
Tron 5.0
Visuellement, le titre est très réussi…dans son genre. Il y a des effets spéciaux de déformation dans tous les sens, du fluo, des lumières brillantes, des explosions : c’est un véritable feu d’artifice. Si cela peut provoquer un rejet immédiat, cela peut de la même façon être tout autant apprécié ! A vous de choisir votre camp en regardant les images… En tout cas, dans le genre choisi, c’est réussi. Il y a une logique dans l’apparent foutoir à l’écran (sans une once de ralentissement, bien entendu) : défier la concentration du joueur, qui doit faire abstraction de toutes les sources de distraction pour scorer. Cela fait partie de la difficulté du titre. C’est encore plus compliqué à plusieurs joueurs, d’ailleurs !

Le design des niveaux est malin et bien trouvé, avec des formes variées (sphères plus ou moins déformées, surfaces planes diverses) qui se renouvellent suffisamment pour qu’on n’ait pas (trop) l’impression de toujours faire la même chose. Enfin et surtout, la musique est l’élément qui peut faire basculer vers la vénération du titre ou vers son oubli immédiat. D’après ceux qui aiment ce genre, la techno balancée est excellente et je dois bien reconnaitre qu’elle accompagne parfaitement un jeu épileptique. Ceux qui ont dès le début un problème avec ce genre musical vont saigner des oreilles…ou bien couper le son. Mais dans le silence, le jeu perd une bonne partie de son charme.
On se retrouve donc avec un de ces rares jeux qui par ses choix, visuels, sonores et de gameplay,va passer totalement inaperçu d’une partie des joueurs, et va occuper de longues heures les autres. Car on ne joue pas à Geometry Wars 3 en dilettante. Quand y joue, on y joue, et pas qu’un peu : tous les éléments pour provoquer l’addiction étant réunis.
Le Bilan
On a aimé
- Un parti pris tranché et assumé
- 100 % arcade, 100 % scoring
- Très complet dans ses modes de jeu
On a moins aimé
- Difficile et peu accessible
- Un parti pris tranché et assumé
Conclusion du test de Geometry Wars 3 : Dimensions
Guerre géométrique des nerfs
Geometry Wars 3 Dimension est un représentant de ce qu’est un vrai jeu d’arcade : un concept simple décliné en différents modes de jeu, des parties rapides et dynamiques et un système tourné vers l’appel du scoring. Dans le même temps, c’est un titre aux choix artistiques et de gameplay très marqués, qui font qu’on le portera au pinacle et qu’on y jouera pendant des dizaines d’heures…ou bien qu’on ne dépassera pas la troisième partie avant d’effacer le jeu de la console. Dans une salle d’arcade, c’est typiquement le jeu qui est toujours squatté par les mêmes spécialistes et que les autres n’approchent pas. Si vous avez aimé les précédents épisodes du jeu, ou si vous aimez le contrôle en dual-stick, foncez : Geometry Wars 3 vaut largement ses 15 €. Pour les autres, n’y pensez même pas avant d’avoir essayé le jeu.
Même gratuit je n’en veux pas
@annihilplus POUR VRAI ! heyyyy j’ai tu eu de fun moi au 1 et au 2. lui a juste l’air de pousser le concept a fond justement j’évalue les chances qui soi psn+ free alors je patiente.
Tiens moi au courant car pour le moment il ne me branche pas
Le 2 était vraiment malade. J’ai hâte de sauter sur la première occasion pour m’offrir ce nouvel épisode !
pour moi un des jeux les plus addictifs de la one!