Test – Zoo Tycoon

Cacahuètes !
Alors qu’il gambade joyeusement dans l’univers PC, il est un genre de jeux peu courant sur consoles, et pourtant si addictif, au point que chaque sortie est en soi une promesse de passer de longues et longues semaines, voire années, à gérer ses propriétés dans les moindres détails.
La série Tycoon est la plus connue et a touché bien des domaines. Pour un premier essai sur Xbox One, c’est le domaine animalier qui est à l’honneur, puisque ce sont la création et le développement de zoos qui nous seront confiées.
Sans bien évidemment oublier de nourrir Billou qu’on a enfermé pour ne pas qu’il hurle sans raison des insanités sur les visiteurs.
Mais Timooooon !

Aaaah, le zoo. Ses animaux aux origines aussi diverses qu’inconnues, sa joie de vivre par les cris des enfants, son odeur particulière. J’adore cet endroit qui fascine particulièrement les enfants. Donc quelle n’a pas été ma surprise de ne pas y trouver de vraies cacahuètes avec la boite du jeu ! Mais comment allons-nous pouvoir nous occuper de ces chères créatures ?
C’est bien simple : manette et Kinect.
Et ce côté, bien que spectaculaire, les animaux étant très soignés et débordant de réalisme, reste plutôt basique. Le joueur pourra donc installer des mangeoires adaptées selon les goûts culinaires des occupants, leur mettre de quoi se laver, mais aussi s’occuper d’eux en jouant (certains sont interactifs) et veiller à ce qu’ils ne tombent pas malade.
En dehors de cela, le jeu n’offre pas grand-chose vis à vis de nos amis les bêtes. On peut certes en adopter, en relâcher dans la nature, favoriser les conditions (environnement + soins) pour que monsieur et madame Animaux y aillent sérieusement dans les fourrés devant les yeux des enfants interrogateurs.

Nos lecteurs parents auront probablement déjà entendu une phrase du genre : « Maman, pourquoi monsieur Lion monte sur le dos de madame Lion ? Il lui fait mal ?». Tout ça pour que quelque temps plus tard, un rejeton naisse, mais en dehors de cela rien de plus.
Enfin, rien…
Relativisons tout de même, car les sous-espèces sont nombreuses, même s’il manque clairement des espèces d’animaux. On pourra donc avoir plusieurs sous-espèces d’éléphants, d’hippopotames, de rhinocéros, de lions, de tigres, d’aras (seuls représentants d’animaux volants du jeu), de lémuriens, de serpents, de girafes, d’ours, de chimpanzés, et quelques autres espèces.
Il est dommage qu’il manque plein de types d’animaux, puisqu’on n’a qu’une espèce volante, aucune espèce aquatique (et donc aucun environnement d’enclos aquatique), aucun arachnide ou créature un poil mystérieuse comme des chauves-souris, pas d’espèces canines (loups, etc.).
Un zoo n’est pas vraiment un zoo sans une énorme panoplie d’animaux de tous horizons !
Tchitching !

Mais tout cela est normal, même si regrettable, puisque Zoo Tycoon est avant tout un Tycoon, et donc un jeu de gestion !
Vous devrez donc sur un terrain donné, créer, agencer, entretenir et gérer votre zoo sous toutes les coutures afin que ce dernier engrange des bénéfices, permettant d’investir dans plus d’équipements et d’employés, satisfaire les visiteurs et veiller au bien être des animaux.
Ce côté est relativement bien fourni, même s’il manque des options de navigation pour faciliter la chose. Par exemple, pour faire plusieurs fois le même achat dans un enclos (animal ou équipement), ou placer plusieurs enclos identiques, il faudra valider plusieurs fois les mêmes sous-menus pour autant de fois qu’on en a besoin.
Un peu lourd. Heureusement que les menus sont très lisibles, même si on finit rapidement par s’y perdre.
Un réarrangement plus pertinent des différentes possibilités n’aurait pas été de refus.
De la création à la promotion, le jeu apporte à peu près tout en termes de gestion, même si l’ensemble est très simplifié pour coller à un support console et qu’il manque des aspects plus complexes pour les pros, comme la gestion d’incidents, d’évasion d’animaux, etc.

Tout est faisable à la manette, et presque tout à la voix pour une reconnaissance vocale de bon niveau, même si certaines commandes vocales via Kinect auront un petit peu de mal à être comprises. Le temps de réaction n’excède pas la seconde pour comprendre les paroles et aller dans le menu ou l’option désirée, ce qui est pas mal du tout vu la grande quantité de commandes disponibles. Combiné avec la manette, vous n’aurez aucune excuse de ne pas arriver à l’endroit que vous souhaitez.
Côté mouvements, l’interaction avec les animaux est d’un bon niveau, même si lorsqu’on veut passer à la manette, ça merdouille un petit peu durant la transition qui prend un peu de temps.
Cette dernière même si simple demandera un peu de temps pour que papa s’y repère pendant que bébé jouera avec les animaux.
Car vous l’aurez compris, l’intérêt différera grandement selon votre âge.
Dans la jungle, terrible jungle, Simba s’endort ce soiiir !

Mais avant de pouvoir créer le zoo de vos rêves sans aucune limite financière, échanger des animaux avec vos amis, ou participer à un zoo jusqu’à 4, il va falloir considérer les autres modes de jeu, à savoir le mode campagne qui vous propose différents scénarios à accomplir dans un temps donné et qui vous donnera en récompense de nouveaux objets, environnements, etc, pour votre zoo dans les modes de création (Libre et Défi). L’autre mode de jeu à considérer est le mode Défi. Similaire au mode libre, mais avec un budget très limité au début et plus progressif, il permettra à votre zoo de gagner de la renommée, de débloquer des animaux, de l’équipement de base pour votre zoo libre.
Durant vos parties, des défis viendront s’incruster pour briser la monotonie que peut être la gestion pure. Cela va de faire des démonstrations interactives avec les animaux à prendre des photos pour un journal ou encore faire en sorte qu’un bébé naisse, etc.
Vous pourrez aussi vous balader dans votre zoo en passant en vue piétonne, faire des courses de voiturette pour certains défis ou juste pour vous balader.

L’aspect voiture est très basique, même si on pourrait à s’y méprendre se croire devant du Forza ou du Gran Turismo tant les options de conduite sont poussée avec accélérateur, frein et frein à main : de quoi enthousiasmer les plus grands amateurs de sports mécanique. Et ils y ont même ajouté un volant dis-donc ! On a plusieurs modèles différents (Eléphant, Zèbre, Tigre ou classique), et le fin du fin, sa technologie de pointe avec un système anti-écrasement fera que, comme les suscités, vous ne pourrez pas écraser les passants, qui seront comme poussés hors de votre chemin après impact. La sécurité, ça n’a pas de prix !
En bonus, Zoo Tycoon a une petite face cachée qui ravira tous les zoophiles (rien de pervers, je vous rassure !), puisque le titre propose une encyclopédie des animaux présents dans le jeu. Elle est certes plutôt bien cachée dans les menus, mais est assez complète, sous-espèce par sous-espèce, pour pouvoir frimer pendant les soirées de l’ambassadeur. Et sans prendre une calorie à cause d’un chocolat pas vraiment bon !
Le Bilan
On a aimé
- Les animaux hyper soignés et nombreux
- Facile d’accès grâce au combo manette / Kinect
- L’encyclopédie animale
On a moins aimé
- Types d’animaux assez limités
- Les menus et sous-menus un peu complexes
- Gestion très (trop) simplifiée
Conclusion du test de Zoo Tycoon
Hakuna Matata
{{Zoo Tycoon est un jeu de gestion correct pour le joueur lambda et pour le badaud qui aime les animaux (et donc les enfants par extension). Malheureusement, les pros des jeux de gestions, et les amis des d’animaux resteront sur leur faim, à cause d’un manque d’exhaustivité à la fois d’événement et de types d’animaux.
Mais tous devraient s’accorder à dire que c’est le meilleur jeu de gestion de la Xbox One à l’heure actuelle (Facile ! C’est le seul pour l’instant !), et plus généralement, pour toute la famille, le plus sympathique des jeux de gestion sur console.}}