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Test – Saint Seiya Brave Soldiers

Test – Saint Seiya Brave Soldiers
Le 26 novembre 2013
Le 26 novembre 2013

ATHENAAAAAAAAAA !

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Pour beaucoup, Les chevaliers du zodiaque est une histoire de chevaliers qui se battent pour Athéna, l’amour, la paix et la liberté.

La réalité est cependant toute autre et bien moins propre que ce qu’on tente de nous faire croire avec celui qui a longtemps été le concurrent direct de Dragon Ball. En effet, l’histoire de Saint Seiya met en scène un masochiste suicidaire adepte de falaises (surtout pour tomber dedans), un exhibitionniste masochiste qui aime se crever les yeux, un dépressif chronique qui chiale sa mère sans arrêt et ayant tendance à tuer tous ses proches, un mec qui chiale comme une gonzesse avec un fort symptôme de Brothercon et des tendances incestueuses, et un asocial glandeur narcissique qui ne bouge son cul que lorsque les autres se sont fait botter le leur afin de passer pour un héros.

Quel est le point commun qui les rassemble ? En dehors du fait qu’ils sont tous demi-frères d’un même père obsédé sexuel (qui a envoyé quand même toute sa centaine de progéniture se faire buter pour récupérer des bouts de métal), ils ont comme point commun de devoir sauver la vie d’une cruche qui a le chic de se plonger en permanence à bras ouverts dans des emmerdes qui vont lui coûter la vie (et détruire l’humanité au passage, sinon c’est pas drôle) si personne ne vient rattraper ses bétises.

Mélangez tout cela et vous obtiendrez Saint Seiya : un truc passionnant, dans lequel on ne sait pas vraiment comment on en est arrivé là avec ces machins, mais que si c’était la réalité, on ne serait vraiment pas rassurés de devoir compter sur de tels individus.

Et s’ils débarquaient sur PS3, le serions-nous plus ?

Saga, Africa !

Hyoga fait fonctionner le buisness familial de confection de pulls

Voulant surfer sur le genre de jeux de combats à la Naruto Ninja Storm où à la Dragon Ball Raging Blast, Saint Seiya quitte les affrontements en pseudo 2D des opus Playstation 2 pour entrer dans les “rings” heureusement pas très grands pour sa baston sur PS3.

On voit là que Dimps a eu une vraie mauvaise idée, puisque la licence Saint Seiya est bien différente de Naruto ou de Dragon Ball avec des affrontements plus lents et avec beaucoup de blabla. Et même si le concept est transposé de manière honorable, la licence n’offre ni la richesse de techniques et d’équipements de Naruto, ni même le dynamisme et la vitesse de Dragon Ball. Ce qui fait qu’au final, on se retrouve avec des combats qui, bien que très accessibles, deviennent extrêmement répétitifs, le gameplay n’offrant que peu de possibilités de coups spéciaux, mais aussi de combos (8 environ par persos).

Pourtant, le titre offre plein de détails qui ne parleront à personne mais qui, dans le coeur du fan, prendront tout un autre sens et l’encourageront à se plonger dans l’ambiance.

Réaliser par exemple la petite danse ridicule de Hyôga pour accumuler du cosmos, ou encore triper sur Seiya qui marque les points de la constellation de pégase pour se renforcer, apportent une vraie profondeur de mise en scène, ça n’a pas de prix dans le coeur d’un fan. Même si on est d’accord, Seiya est une tâche et Hyôga est un meurtrier sociopathe.

Manga, Animé, jeu vidéo, peu importe : Hadès a la classe.

Dommage que le reste du jeu ne prenne pas ce tournant de fidélité partout car la mise en scène du jeu est vraiment soporifique. Entre chaque combat du mode Histoire, vous aurez droit à une succession de personnages fixes en 2D qui se parlent, avec de temps en temps quelques petits effets pour simuler une action ou un état.

Seuls les connaisseurs resteront en suspens pour voir ce que le jeu réserve par la suite.

Et là encore, même si le contenu scénaristique est important, il manque quand même de gros morceaux, comme la période dite du Sanctuaire qui ne commence qu’à l’arrivée des Saints de Bronze audit Sanctuaire (on a zappé la moitié de l’Arc, déjà !). Exit donc les affrontements contre les chevaliers noirs, le tournoi intergalactique (même si lui revient sous une autre forme), ou encore les affrontements épiques contre les chevaliers d’argent dont les représentants sont dans le jeu très peu nombreux. L’arc d’Asgard (uniquement en animé), et reconnu comme un des meilleurs fillers ayant jamais existé a eu moins de chance, puisqu’il n’est même pas présent à l’exception de cartes de collection à gagner au fil de vos affrontements. On ne parle même pas des films qui ont tout simplement été oubliés en tous points. Pour la plupart de ces films, on va dire que ce n’est pas forcément un mal, mais Atlas, Abel, Jaoh et compagnie auraient apporté quelques grammes de brutasses supplémentaires dans un monde où les relations sont très tendancieuses par moments.

Vais faire Popo !

Ikki, un type qu'il ne faut pas chercher. De toutes façons, il n'est pas souvent là.

Ce qui nous amène donc sur le casting du jeu qui nous annonce 43 personnages pour 65 costumes. Chiffre largement truqué, puisqu’en fait on a droit à 5 Seiya, 3 Ikki, 3 Shun, 4 Hyoga, 4 Shiryu. Du côté des golds, c’est 2 Canon (version Marina et Gold) qui s’imposeront là ou les golds revenus des morts sur la période Hadès auront droit à leur version Or et Surplis.

Bien évidemment en dehors de l’attaque ultime (enfin pas tout le temps en plus) et du skin de l’armure, il n’y aura pas vraiment de différence en capacités, là où les jeux Naruto et DBZ apportaient quand même des stats et capacités différentes !

Admettons. Mais alors pourquoi n’être pas allé jusqu’au bout de la chose ? Prenons l’exemple de la Kamui de Seiya sur la toute fin de la période d’Hadès. On ressent la surpuissance du personnage, et une certaine différence d’approche, même si les techniques sont sensiblement diférentes (et une attaque finale très dynamique). C’est bien, mais où sont passées les Kamui de Shun, Shiryu, Hyoga et Ikki ?

Parce que désolé, quand à côté de ce manque on nous met Jabu de la Licorne et Ichi de l’Hydre, on se dit que rien ne va plus.

Jabu, OK. C’est un juste retour des choses étant donné qu’il devait être un des personnages centraux de l’histoire aux côtés des 5 autres, mais ayant été considéré (par les lecteurs du Jump de l’époque) comme trop proche de Seiya il a donc été évincé très rapidement pour être un figurant (même si dans le jeu il est original et plutôt bien).

Shun est très bon pour remplir certains défis annexes.

Mais Ichi ? Le machin inintéressant, sans éthique, que personne n’aime et qui passe actuellement comme le bouffon de service pas marrant dans la série Omega (actuellement diffusée au Japon) ? C’est incompréhensible comme choix (surtout qu’il a les mêmes postures que Seiya dans le jeu, pour charger son cosmos également).

Alors qu’en parallèle de tout ça, on passe à côté d’une chiée de personnages intéressants comme Mystic, Argol, Babel, Dante, Capella, Daidalos ou encore les plus actifs des 108 Spectres d’Hadès dont les représentants uniques dans le jeu sont Radamanthe, Eaque et Minos (les Golds resucités par Hadès ne sont pas des Spectres). En dehors d’Hadès et de ses deux gardes du corps bien évidemment (ce sont des dieux de toute façon).

Un Rune, un Myu du Papillon, ou encore un Laimi auraient bien complété le jeu pour gonfler les rangs des représentants de l’ennemi juré d’Athéna (qui, elle, est jouable et qui ose se la péter en plus malgré son passif de cruche au point d’en devenir littéralement une sur la fin) ! Mieux encore : les personnages d’Asgard (oui, je vais vous gonfler avec Asgard jusqu’à la fin du test) ! Alberich, Siegfried, Bud et Cid, Mime et les autres en plus d’avoir la classe ont des attaques intéressantes !

Hadès et Sion

Elle se la pétait bien moins coincé dans sa cruche, celle là !

Techniquement, on est partagé entre le visuellement fidèle (sauf quelques ratés genre Pandore) et le techniquement moyen pour de la PS3.

Aucune musique originale n’est présente. On aura droit à des musiques inspirées fortement de titres connus, Pegasus Fantasy et Dead or Dead en tête, voire des versions réorchestrées de plusieurs thèmes de l’animé. Même si le manque est dommageable, les remplaçantes font l’effort de s’y substituer relativement efficacement dans l’esprit de la série.

De même pour les voix qui ne sont pas non plus les originales japonaises (sous-titrées en français), mais les caractères des personnages sont respectés par les doubleurs qui ont pris le relais de très belle manière (même si la voix originale de Seiya me manque). Les dialogues sont très personnalisés, on peut applaudir des deux mains ce côté là. Il est cependant bien dommage que la plupart de ces dialogues soient diffusées en plein combat, et en tant que joueur on a autre chose à faire que de lire les sous-titres des dialogues des combattants qui s’affrontent. quand je vous disais que la mise en scène du jeu laissait à désirer !

Tous les Golds Saints sont de la partie.

La prise en main est rapide, simple, pour un résultat vif, mais plutôt limité. Surtout que l’IA ne posera de soucis à personne et sera plutôt prévisible. Ce qui fait qu’on boucle le mode histoire à 100% en une douzaine d’heures maximum (en laissant les dialogues).

D’autres modes viennent cependant compléter l’expérience, tels qu’un mode Tournoi Galactique aux règles plus ou moins originales selon les tournois (normal, 3 mises au sol, premier qui touche gagne, activation d’orbes, etc.) et apportant chacun une expérience de combat différente. Les combats classiques offline ou online seront également de la partie. A tout cela viendront se greffer un mode Entraînement pas vraiment transcendant et un mode Survival plus qu’original et sympathique.

Le Bilan

On a aimé 

  • Les voix
  • Les détails d’ambiance
  • Les collections
  • Il manque 2 gros morceaux importants : le pré-sanctuaire et Asgard
  • Gameplay peu profond et répétitif
  • Absence de personnages et armures importants
  • Ichi de l’Hydre

Conclusion du test de Saint Seiya Brave Soldiers

Tu t’es vu quand Jabu ?
{{Saint Seiya Brave Soldiers est un cas très délicat. En tant que joueur, je ne peux que dire un gros non, tant le côté baston est peu développé, maladroit, que la mise en scène des attaques, de l’histoire est faible.

Mais en tant que fan invétéré de la série, ce jeu est du pur fan service qui fait frissonner de plaisir l’amateur lorsqu’on vient le titiller à coups de Pegasus Ryu Sei Ken, de Galaxian Explosion, ou encore même de Phoenix Genma Ken.

Malheureusement, ce côté là, même si chez Dimps ce sont de véritables fans reconnus, n’est pas totalement contenté, puisqu’il manque le début de l’histoire, mais également la partie Asgard (je vous ai déjà dit qu’on se moquait des films en dehors d’Abel !).

Et là, c’est quand même une grave erreur passible d’une obligation de nous sortir une suite qui la rectifie, avec en plus un gameplay plus complet, avec une technique plus aboutie, avec une mise en scène des combats et de l’histoire plus adaptée et, bien évidemment, sans ce minable d’Ichi.}}

S
Grand Testeur devant l'Ethernet. Divinité du Test. Accessoirement en train de conquérir l'univers.
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Saint Seiya Brave Soldiers

Développeur : Dimps
Éditeur : Namco Bandai
Date de sortie : 22/11/2013

commentaires

2 Commentaires
H
Hypnos59
12 décembre 2013 12h55

Pour asgard il est logique de ne pas l’avoir puisque cette saga n’existe tout simplement pas dans le manga et a été créé uniquement pour la télévision.

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