Test – Final Exam

Je ramasse les copies !
Genre particulièrement exploité sur le Xbox Live Arcade, les jeux d’action en 2D ont repris un second souffle ces dernières années. C’est donc tout naturellement que Final Exams pointe le bout de son nez en surfant en plus sur le genre Horror Movie, avec une certaine légèreté dans le traitement.
Le jeu tiendra-t-il la route face à la forte concurrence ?
La réponse dans le prochain numéro du Journal de Mickey.
Pour pour ceux qui ne veulent pas attendre, il suffit de lire ce test. Mais vous allez ainsi rater l’enquête de Mickey Détective… Cruel dilemme…
Repiquage

Final Exams commence comme de nombreux films d’horreurs : un groupe d’individus se rend en voiture à une certaine destination. Ici, c’est à la fête de retrouvailles quelques années après avoir obtenu leur diplôme de lycée (une tradition typiquement américaine que nous n’avons pas vraiment chez nous).
Malheureusement, ils vont vite être sévèrement freinés par l’arrivée de créatures mystérieuses qui ont envahi la ville et ses environs.
Le joueur devra donc prendre le contrôle d’un personnage parmi 4, chacun possédant un potentiel maximum différent entre vie, force, précision et explosifs, et il sera de la tâche du joueur d’améliorer ces capacités afin de survivre plus aisément au cours des 8 niveaux que comporte le jeu.
Il pourra également compter sur des attributs à débloquer, de nouvelles armes à trouver, mais également 3 autres joueurs (1 seul en local) si le cœur lui en dit.

Concrètement, les personnages se contrôlent de la même manière, et en dehors des capacités et de leur skins, ils ne se distinguent pas vraiment une fois le pad en main. Il faudra juste compter sur les 4 techniques spéciales propre à chacun et demandant d’un à 4 morceaux de la jauge spécifique.
Le jeu, pas forcément très beau, mais restant dans le domaine de l’honorable, est bien court, puisqu’il ne faudra que 5 à 6 heures pour boucler le titre en solo, plus plus ou moins de temps selon votre aptitude à aimer les jeux de scoring. Quelques passages ardus sont à attendre, mais à plusieurs, ça rentre plus facilement dans le lard. Ce qui est sensiblement problématique, puisque l’action est très éloignée de l’écran et le jeu ne zoome un petit peu que lorsqu’on se trouve dans des endroits exigus. Sans compter qu’à 2, l’écran devient un peu bordélique, imaginez donc ce que cela peut donner à 4 !
Au tableau !

Le gameplay est relativement classique, même si quelques répartitions de commandes sont plutôtmal pensées. Ainsi, pour monter des escaliers (qui sont sur un plan différent), il faudra sauter (A), appuyer sur le haut et sur B. Pour descendre, il sera nécessaire d’utiliser bas et B. Autant dire qu’en pleine action, ce n’est pas vraiment pratique. De même, une très légère latence lors des sauts est assez exaspérante. Des petites coquilles de ce genre sont présentes et gâchent un ensemble qui côté gameplay n’est pas vraiment mauvais.
Mais le gros point noir vient du scénario. Si le titre fait quelques efforts de scènes style comics entre chaque niveau, on ne peut pas dire qu’on comprenne vraiment ce qui se passe durant le jeu tant l’histoire est racontée à grands coups de hachoir et on se demande ce que viennent foutre une jeune sorcière, des plantes ou encore les ambitions du grand méchant du jeu dans la mise en scène.
De même, sur les 8 niveaux (on ne va pas compter le petit niveau de tutorial), on retrouve 3 fois le même, des chemins en plus ou en moins de disponibles selon le chapitre où vous vous trouvez.

Le jeu vous demandera des allers-retours de chaque côté des niveaux, ce qui donne l’impression qu’ils sont grands et longs, mais en fait, ils ne sont pas si grands que cela (a l’exception du parc d’attraction, celui répété 3 fois).
Beaucoup de négatif dans ce test, mais cela ne veut pas dire que le jeu est mauvais ou qu’il n’y a rien de bon à en dire. Par exemple, le titre s’efforce de varier le design des ennemis, d’un niveau à un autre, même si leur panel d’attaques reste le même. Chaque joueur en online peut aussi aller où bon lui semble sans ses alliés sans être stoppé par je ne sais quelle barrière invisible. Pratique pour se partager les objectifs de missions. On peut noter également un peu de coupures avec trois phases spéciales plutôt réussies. La première sera une avancée en char de parade surarmé, la seconde sera une sorte de Space Invaders et la troisième ira carrément lorgner du côté des Shoot Them Up à dos de monstre volant.
Le jeu est également un très bon défouloir, le temps de quelques heures, mais pour un jeu de scoring, cela reste un peu léger puisque tout comme les musiques du titre, une fois le jeu stoppé, on l’aura oublié…
Le Bilan
On a aimé
- Les phases spéciales
- On se passe bien les nerfs dessus
On a moins aimé
- Histoire plate et hachée
- Quelques imperfections de gameplay
- Niveaux pas très longs
Conclusion du test de Final Exam
C+
{{Final Exams est le genre de jeu avec un capital sympathie assez grand, mais qui manque d’une identité propre et marquée dans une narration bancale, et dont les petites imperfections de conception de gameplay peuvent être gênantes. Il n’en reste pas moins qu’on peut passer un très bon moment seul, mais surtout à plusieurs pour de courtes sessions. Mais au delà, le jeu peut décevoir par le manque d’ambition et de motivation à proposer au joueur pour poursuivre la course au score.
On a affaire au genre de jeu parfait pour tuer une après-midi : si vous avez fait déjà tout ce qui existe d’autre parmi les meilleurs du genre, vous pouvez vous y lâcher sans concession. Mais si vous n’êtes pas plus emballé que ça par les jeux de score, ce n’est pas Final Exams qui vous fera changer d’avis}}
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