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Test – Batman Arkham Origins

Test – Batman Arkham Origins
Le 8 novembre 2013
Le 8 novembre 2013

Batcomputer ! Un jeu de mot pourri, vite !

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Attention Robiiiiin ! Voilà le Sphinx !

– Regardez Batman, mon chou ! Il tient quelque chose dans la main ! Mais qu’est-ce que c’est mon Batmanichounet ?

– Ne te déconcentre pas Robiiiiin ! C’est encore une des machinations machiavéliques de ce criminel sans foi ni loi !

– Youhouuuuu ! Le Sphinx ! Rends-toi sans tarder que je puisse retourner me blottir dans les bras de mon Batounet d’amour !

– Tu es fait, le Sphinx ! Mes collants me rentrent tellement dans les fesses à force de monter à la verticale sur les murs des immeubles que je pourrais me fâcher. On va t’asséner des PAW, des BOUM, des KABLAM…

– … et des bisous partout pour mon petit Batichou ! Mais… Batman ? Qu’est-ce qu’il est en train de vous faire ?

– Diantre Robiiiin ! Le Sphinx tient mes grosses origines entre ses mains !

– Houuu le chanceux ! J’aimerais bien aussi avoir un gros Batman entre mes doigts pour jouer avec !

Si pour vous ceci est Batman, c’est que vous avez trop regardé la série télé live, et que le test qui va suivre ne sera donc pas ce qui vous intéressera.

PAW

Deathstroke sera un adversaire redoutable.

Comme il est de coutume via le cinéma ou la télévision ces dernières années avec le personnage emblématique de Bob Kane, Batman a aussi droit à une histoire sur ses origines en jeu vidéo. Un moyen comme un autre pour faire macérer les fans des deux jeux coup de poing de Rocksteady avec un final d’Arkham City bien frustrant.

Toutefois, ce n’est plus Rocksteady qui est aux commandes, mais le tout jeune studio Warner Games Montréal, et ce changement, même si minime, se remarque en jeu.

Ne vous méprenez pas, le jeu est bon, puisqu’il reprend en tous points l’excellent Arkham City. Une carte plus étendue (même si on a paradoxalement une sensation d’étouffer et d’avoir moins de terrain à couvrir), et une histoire sur les débuts de Batman.

Mais avant de préciser le fond de ma pensée, faisons un petit saut du côté de l’histoire, si vous le voulez bien. Et puis si vous ne le voulez pas, c’est le même tarif de toute façon.

Batman est encore un jeune justicier, puisque cela fait à peine deux ans qu’il exerce le tabassage de vilains. Sa légende en est au point où aucun criminel n’ayant croisé son chemin ne croit à son existence et pense que les autres qui en parlent sont fous. La police, dirigée par le Commissaire Loeb, elle, veut arrêter Batman, car après tout, tout héros qu’il est, n’a pas vraiment le droit de faire ce qu’il fait.

Malheureusement, c’est la veille de Noël, et la police de Gotham est rongée par la corruption. Et comble du comble, ce cher Sionis, aussi connu sous le nom de Black Mask à mis à prix la tête du plus grand détective du monde pour la bagatelle de 50 millions de dollars. Ce qui attire les plus redoutables assassins que le Chevalier Noir aura à affronter : Bane, Deadshot, Deathstroke, Copperhead, l’Electrocuteur, Shiva, Firefly et Killer Croc auront chacun leurs raisons pour vous inscrire à leur tableau de chasse.

A vous donc de réveillonner Batman Style pour éviter de vous faire tuer, mais également pour mettre tout ce joli monde sous les verrous.

Le jeu se présente en monde ouvert dans lequel vous vous baladerez entre l’ancienne et la nouvelle Gotham afin de lutter contre le crime et faire face aux plus grands vilains qui ont mis des bâtons dans les roues de Batman. Parmi les fauteurs de troubles, on croisera le Chapelier Fou, le Pingouin, Black Mask, Enigma, Bird ou encore Anarky pour des quêtes annexes plus ou moins longues.

Car ce sont ces quêtes annexes qui vont vous tenir le plus longtemps sur le jeu, le scénario principal n’étant pas vraiment long (comptez une dizaine d’heures environ, sans tenir compte du mode nouveau jeu + et celui encore au-dessus pour une troisième partie), et surtout bien moins intense que les précédents jeux, même si celui-ci offre son lot de spectaculaire.

BOUM

Pouyou Pouyou !

Le problème de ce Batman est qu’il est trop proche de son prédécesseur, et manque de ce je-ne-sais-quoi qui sépare un très bon jeu, d’un très grand jeu. Arkham City avait certes placé la barre très haut, mais pouvait être amélioré sur plein d’aspects.

Un de ces aspects, et qui a été amélioré dans ce Origins, concerne les enquêtes. Car en plus de devoir arrêter des crimes en cours gérés aléatoirement, vous devrez résoudre des enquêtes, élément bien trop timidement mis en avant dans le précédent opus. Ici, elles sont plus abondantes, sous forme de quêtes annexes, mais malheureusement, elles sont un peu trop dirigistes et simples. Il aurait été préférable de ne pas être autant guidé et d’avoir des affaires à résoudre un peu plus complexes pour être à la hauteur du plus grand détective du monde.

Le gameplay n’a pas non plus vraiment changé, que ce soit dans les contrôles du personnage, son équipement (à deux détails près), ou dans les combats.

Même moteur et mêmes ressources oblige, le système de combat Freeflow est bel et bien toujours là, et les défis qui vont avec sont aussi présents. Cependant, ce Freeflow est un poil moins réactif que dans Batman Arkham City, ce qui est bien dommage, surtout que des archétypes d’ennemis ont été rajoutés, demandant de bons réflexes. Ce qui ne sera pas évident pour les habitués d’Asylum et de City, puisqu’il faudra se faire à ce nouveau timing un peu plus « lent ».

A Noël, Batman distribue des pains avec la générosité qu'on lui connaît

La technique du titre n’a pas vraiment évolué. Le jeu est un peu plus joli, toujours aussi bien animé, mais le gap entre ce Origins et Arkham City n’est que minime. En même temps, le résultat final reste de bonne facture et n’a pas grand-chose à se reprocher pour un jeu de fin de génération.

Le soft propose des sous-titres français combinés à des voix anglaises par les voix des acteurs originaux qu’on a pu entendre sur un animé Batman, ou un autre.

Rassurez-vous, les voix françaises sont bel et bien présentes, mais il faudra les installer sur disque dur avant, via le menu principal (elles sont sur le deuxième DVD avec l’allemand, l’espagnol, l’italien et le multijoueurs).

Je ne sais pas si c’est le switch de voix françaises vers anglaises, anglaises vers françaises, ou le pack voix françaises, mais vous pourrez bien avoir droit à un message d’erreur de pack téléchargeable.

Quoi qu’il en soit, les voix de tous les personnages présents dans le jeu, même ceux non mentionnés dans ce test, sont aussi celles qu’on a l’habitude d’entendre dans les DA diffusés chez nous et sont de toute aussi bonne qualité que les voix anglaises. Le reste est une question de goûts.

KABLAM

Blackmask possède le pouvoir le plus redoutable pour un criminel : de l'argent par milliards !

Comme subtilement indiqué plus haut, Arkham Origins s’ouvre pour la première fois pour un jeu Batman au multijoueurs, qui sera accessible via le second disque.

Et on aurait pu craindre le pire.

On a heureusement évité le piège de la facilité d’affrontements bêtes et méchants, dénaturant ainsi tout ce qui fait Batman, puisque le titre nous propose un mode similaire à ce que Splinter cell nous a proposé avec son mode Spy vs Mercs. Sauf que là, ce sont 3 sbires de Bane qui affronteront 3 du Joker sur seulement 4 cartes afin de s’octroyer la suprématie sur 3 emplacements de chaque carte avec un système très TPS avec couvertures, armes à feu, etc.

Au bout d’un moment, une seule fois par partie, une porte s’ouvrira, et échangera le personnage du joueur qui l’atteindra le premier avec le leader de son groupe, C’est à Dire le Joker ou Bane en personne ! Plus résistants et dévastateurs, ils seront un argument de choix qu’il faudra exploiter au mieux. Et c’est pour cela que les communications vocales seront très importantes pour une bonne cohésion dans l’équipe…

Seulement voilà, un troisième groupe viendra semer la pagaille chez les gangs, puisque deux joueurs sélectionnés aléatoirement incarneront Batman et Robin (un peu comme les modes furtifs), pour un multijoueurs à 8 joueurs. (pas 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, mais que 8).

Le Free Flow est de retour pour affronter des dizaines d'ennemis en simultané

Le concept est très intéressant, seulement on sent un manque flagrant de cartes (4 seulement), de souplesse (les personnages de gangs ne sont pas vraiment réactifs côté esquives), ou encore de variété. Ça aurait été kiffant par exemple que plusieurs autres gangs (et leurs gadgets spéciaux affiliés tant qu’à faire) soient représentés dans ce multijoueurs afin d’apporter plus de délires et de customisation (déjà très importante une fois qu’on débloque des éléments en gagnant des niveaux ou en achetant des containers à la boutique du Pingouin).

Il aurait même pu être plus intéressant que les matchs puissent se jouer avec un peu plus de joueurs, parce que du 2 VS 3 VS 3 se finit surtout par le pilonnage d’une équipe par les deux autres groupes (même si les conditions de victoire dépendent qu’on soit membre d’un gang ou qu’on soit un héros). Deux joueurs de plus par équipe (sauf les héros, ou rajouter Batgirl ou Nightwing par exemple pour passer à 3 justiciers) auraient rendu les parties bien plus dynamiques et animées.

Malheureusement, ce multijoueurs est pour le moment relativement désert, ce qui peut entraîner de très longs moments d’attente dans les accueils de parties.

Le online n’est pas très stable dès lors qu’un joueur a une connexion pas terrible. Mais si tout le monde a une connexion stable, les parties se dérouleront sans accroc.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un gameplay déjà bien rôdé
  • Un multijoueurs très bien pensé
  • Des quêtes annexes nombreuses
  • La qualité des voix et des dialogues
  • Bien trop proche du précédent
  • Multijoueurs qui aurait pu être bien plus ambitieux et varié
  • Un solo un peu trop court avec un scénario pas assez couillu
  • Quelques bugs gênants

Conclusion du test de Batman : Arkham Origins

Tu es fait vile canaille !
{{Batman Arkham Origins est un très bon jeu. Il lui manque cependant de l’ambition et de l’expérience, comme l’avait Rocksteady, pour offrir une expérience qui surpasse la précédente, ce qui fait que le titre rate de peu le coup de coeur. On n’a donc affaire qu’à un titre solide qui exploite un gameplay et un concept déjà mis à l’épreuve par le passé, tout en ne l’améliorant qu’un petit peu et sans ajouter sa propre identité personnelle (pourtant ils avaient un filon à exploiter qui n’est que survolé brièvement dans le jeu). La vraie grosse surprise viendra cependant du multijoueurs, assez original pour vouloir s’investir de nombreuses heures, pour peu qu’on ait 7 potes (ni plus ni moins) avec le jeu sous la main.

Avec un peu plus de maturité et d’assurance, Warner Games Montréal aurait pu apporter sa propre patte pour nous sortir un titre encore plus fort que son prédécesseur. Batman Arkham Origins ne restera donc que juste en-dessous d’Arkham City. Mais en soi, c’est déjà pas si mal, la barre à atteindre étant assez élevée et cet Arkham Origins reste de toute façon un jeu de très bonne facture.}}

S
Grand Testeur devant l'Ethernet. Divinité du Test. Accessoirement en train de conquérir l'univers.
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Batman : Arkham Origins

Développeur : Warner Montreal
Éditeur : Warner
Date de sortie : 25/10/2013

commentaires

2 Commentaires
S
spydercochon
8 novembre 2013 20h04

Je l’ai trouvé meilleur qu’Arkham City, avec une narration mieux maîtrisée et surtout un rythme plus soutenu. Les quêtes annexes aussi sont mieux réparties et plus sympa à réaliser.
Par contre il est vrai qu’on a l’impression de jouer à un spin off tant les 2 jeux se ressemblent.

B
baroko272
12 novembre 2013 22h25

un reboot qui sens les fonds de tiroir de la vilénie! mais c’est tellement bon!!! revoir l’ascension du chevalier noir, sa relation avec Alfred évolué les défis qui l’attende et les combats. enchainez les combos avec Batman est toujours aussi jouissif! Enfin les heureux détenteurs du season Pass auront la joie de faire les premiers Pas de Bruce dans la peau du chevalier noir!! je le conseille fortement.

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