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Test – Diablo 3

Test – Diablo 3
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Le 12 septembre 2013
Le 12 septembre 2013

Le retour du maaaaaal

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L’air de rien, l’arrivée de Diablo 3 sur console est un petit évènement. Non pas parce que techniquement cette adaptation relève de l’exploit, même si certains aiment à le prétendre, mais parce que ce jeu est un porte-étendard du PC, et qu’on aurait eu du mal à l’imaginer sur un autre support il y a encore peu. Le titre ayant été très positivement reçu sur PC, la question centrale est donc surtout de savoir si le passage au “jeu sur canapé” s’est déroulé sans encombre…

Les méchants et les gentils

Il est rare que le scénario des jeux de type hack’n slash ou beat’em all soient très développés, et Diablo 3 ne va pas inverser cette tendance.

L’histoire prend place une vingtaine d’années après l’épisode précédent, alors qu’une météorite s’écrase sur la cathédrale de Tristram, entraînant au passage le vieux sage Cain avec elle dans les profondeurs. C’est le premier signe du retour du mal, qui va se répandre partout, sauf si de valeureux héros (vous, donc, et éventuellement quelques autres) se décident à le contrer.

Jolie ambiance

Si les cinématiques sont joliment stylées, il faut bien avouer qu’on a beaucoup de mal à se concentrer sur une histoire très basique, et souvent même mal conçue dans sa narration et sa progression, avec des objectifs à accomplir obligatoirement pour continuer sans que la relation soit évidente avec le déroulement de l’histoire.

En même temps, dans Diablo 3, on ne s’intéresse pas vraiment à l’histoire, mais en premier lieu aux mécanismes du jeu et à la destruction massive de créatures diverses et variées. Ceux qui ont déjà joué aux épisodes précédents ne seront pas dépaysés, puisqu’on se trouve dans l’exacte continuité de ce qu’ils ont connu. Il est d’ailleurs amusant de retrouver des lieux déjà croisés il y a bien longtemps, comme des clins d’œil aux connaisseurs. Seul ou à plusieurs on va donc découper, transpercer, charmer, brûler, etc., tout un bestiaire fourni et varié.

L’expérience gagnée permet de monter en niveaux et de débloquer ainsi de nouvelles compétences afin d’étendre son panel de possibilités.

5 différents personnages sont jouables, en version masculine ou féminine, pour autant de façons de jouer. L’envie de tout essayer est forte, et c’est surtout à ce niveau que se situe la replay value du titre.

Globalement on pense forcément aux adaptations consoles de Baldur’s Gate sur Xbox et PS2, si ce n’est que la dimension jeu de rôle est plus prononcée.

En effet, si le jeu se boucle très vite au niveau de difficulté “facile” (environ 6 heures de jeu) sans qu’il soit nécessaire de passer beaucoup de temps dans les menus, quand on se frotte aux niveaux de difficulté supérieurs, il faudra passer du temps pour choisir avec soin son équipement, pour l’améliorer, et à revendre tout ce qu’on ramasse pour pouvoir s’offrir les meilleures armures ou armes.

C’est toutefois l’action qui prédomine, avec un stick pour se déplacer, et l’autre pour esquiver les attaques ennemies. Rapidement la maîtrise de l’esquive devient capitale, les créatures croisées ayant tendance à nous foncer dessus ou à faire usage de projectiles.

Avoir chaud aux fesses

Il est évident que Blizzard a apporté un soin particulier à varier les situations pour éviter que la lassitude ne s’installe. Et c’est une vraie réussite : le rythme est très soutenu, et dans le même temps la répétitivité de l’action se ressent assez peu. Une belle performance car fondamentalement on passe juste son temps à buter tout ce qui passe à portée !

Si on s’amuse bien tout seul, ce n’est cependant pas là que se trouve le cœur du jeu.

Les 4 compagnons

En effet, le jeu est clairement conçu pour être joué à plusieurs. Rien de tel que de monter le niveau de difficulté et de partir affronter les dangers du jeu en bande, de 2 à 4 joueurs. La durée de vie devient alors bien plus conséquente. La grosse dizaine d’heures pour voir le bout du jeu en “normal” se transforme en une grosse quinzaine en difficile, et monte à plus de vingt dans le mode de difficulté le plus élevé. Cette fameuse durée de vie est plutôt difficile à estimer, à vrai dire ! Diablo 3 offre un contenu conséquent, et on peut choisir de tout explorer, ou bien uniquement de se concentrer sur une efficacité maximum pour avancer. Cela dépend aussi beaucoup des joueurs…

Blizzard connaît bien son affaire, et les 5 classes possibles permettent des combinaisons nombreuses et de multiples approches quand on joue en coopération. Mieux vaut se compléter et jouer en bonne intelligence pour avancer.

Même si on devra patienter de temps à autre, le temps que tous les joueurs aient terminé l’optimisation de leur équipement ou le choix de leurs compétences, le résultat s’avère diablement (Ha ! Ha !) efficace et il n’est pas évident de lâcher la manette.

A noter que le jeu à plusieurs peut se faire en local ou en ligne. Si en local cela fonctionne sans problèmes (heureusement), c’est aussi le cas en ligne. Lors de ce test j’ai pu découper du monstre avec différents joueurs de tous pays dans une bonne humeur communicative et sans problème de lag significatif.

Le PC se console

Le début du jeu

Si cela fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce à une très belle réalisation. On s’inquiète traditionnellement du résultat quand un jeu vient du PC, et il n’y avait pas de quoi, la Xbox 360 en a encore dans le ventre et le montre. On a ainsi le droit à des décors souvent somptueux, à un nombre impressionnant de personnages à l’écran, ça bouge dans tous les sens, et tout cela (presque) sans accroc. Si un peu d’aliasing s’invite à table, il reste discret et n’entache pas la bonne impression globale. Quelques ralentissements sont également de la partie quand l’écran est bondé d’action, mais ceux-ci restent rares et commencent à faire leur apparition relativement tard dans le jeu.

Les puristes pourront toujours dire que cela reste mieux sur PC… Sur le leur, sans doute, mais pas sur le mien, ni sur celui de beaucoup de monde !

Au chapitre réalisation, on soulignera au passage les très bonnes musiques du jeu, dont certains thèmes reprennent parfaitement l’esprit de la saga (à commencer par les cordes qu’on peut entendre au tout début du jeu). Les dialogues, eux, sont correctement joués, mais du fait du peu d’importance de l’histoire, il faut bien avouer qu’on n’y prête pas vraiment attention !

Une bonne idée en passant, quand on interroge quelqu’un, plutôt que de devoir rester béatement à attendre qu’il ait terminé son speech, on pourra continuer à faire autre chose, aller ailleurs, tout en écoutant ce qu’il a à dire. C’est très malpoli, absolument pas réaliste, mais très pratique !

Je n’ai pas joué à cet épisode sur PC (puisque je vous dis que mon PC ne peut pas le faire tourner correctement !), mais en y jetant tout de même un œil j’ai pu noter quelques différences, qui montrent avant tout que Blizzard a bien réfléchi avant d’adapter son jeu.

Déjà, il n’est plus obligatoire de jouer en étant connecté. Ce sujet étant sensible ces derniers temps, c’est toujours bon de le signaler !

On trouvera quelques changements mineurs (plus possible de participer à des bourses aux objets par exemple), mais globalement le jeu est strictement identique. C’est au niveau de la maniabilité et de la progression qu’on constate les plus grosses différences. Ainsi, sur console, les nouvelles compétences se débloquent automatiquement une par une en étant affectée à un bouton unique, contrairement au PC. On choisit ensuite quelle action on veut réaliser avec ce bouton. En quelque sorte, un tri est déjà fait par catégories de compétences, et on se retrouve “guidés” dans nos expérimentations avec des combinaisons plus limitées que sur PC, et déjà cohérentes. En d’autres termes, on a beaucoup moins la possibilité de se tromper !

Par ailleurs, l’absence de la souris (et surtout des touches de raccourcis) ne se fait pas du tout ressentir. Tous les boutons de la manette sont utilisés, mais ils le sont au fur et à mesure de la progression, ce qui fait que c’est très naturellement qu’on assimile toutes les commandes, quand bien même elles sont nombreuses. Le résultat est tout à fait probant, et on maîtrise en fin de compte très vite le jeu. La manette démontre une grande efficacité dans ce style exploration/action, et se révèle même, à mon humble avis, supérieure au clavier/souris (là, normalement, tous les PCistes du monde vont m’écrire des lettres d’insultes). Sans compter qu’il est du coup simple comme bonjour de jouer dans la même pièce.

En fait, on arrête très vite de se poser la question de l’adaptation d’un jeu PC, pour juste constater qu’on a là un jeu très réussi sur consoles.

Le Bilan

On a aimé 

  • Belle réalisation
  • Forte replay value
  • Formidable en coop
  • Adaptation sur consoles bien pensée
  • Aventure très rythmée
  • Le scénario faiblard
  • Quelques ralentissements quand l’action déborde de partout

Conclusion du test de Diablo III

Diablo 3 est un jeu consoles
Dire que Blizzard s’en tire avec les honneurs est très en dessous de la vérité. Cette adaptation de Diablo 3 sur consoles est une franche réussite, à tel point qu’on oublie très vite que c’est à l’origine un jeu développé sur PC puis adapté. Plutôt que de se poser ces questions, on a juste à profiter d’un titre très bien réalisé, rythmé et prenant. Si le jeu en solo est agréable, à plusieurs Diablo 3 devient redoutablement accrocheur et amusant. Dommage que le titre s’appuie sur une histoire faiblarde qui n’exploite pas un univers pourtant diversifié. Il ne manquait que cet élément pour que je le gratifie d’un coup de cœur.

R
Je suis le doyen des jeux vidéo d'internet ! Mon boulot pour Xboxygen, c'est me prendre la tête tous les mois sur un sujet tordu dans mes éditos, et tester tous les jeux qui me passent entre les mains.
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Diablo III

Développeur : Blizzard Entertainment
Date de sortie : 18/08/2014

commentaire

1 Commentaire
P
phoenix sigma
13 août 2014 22h10

Il est déjà en vente à micromania sur one

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