Continuez à jouer : votre cerveau de futur sénior vous dira merci, et l’OMS le confirme

Les clichés ont beau avoir la vie dure, les jeux vidéo s’imposent peu à peu comme un élément à part entière de la vie adulte. Les enfants des années 80 et 90 ont grandi, et beaucoup n’ont jamais lâché la manette. Bonne nouvelle pour eux, continuer à jouer passé un certain âge pourrait poser de meilleures bases pour leur future vie de senior. Un constat qui s’appuie sur des travaux liés à l’Organisation Mondiale de la Santé, même s’il convient d’en mesurer précisément la portée.
Ce que disent les données sur les bienfaits du jeu vidéo
Si vous avez grandi avec une manette dans les mains, vous avez sans doute entendu tout et son contraire sur les prétendus dangers du jeu vidéo. Pendant longtemps, proches, commentateurs mal informés et responsables politiques ont entretenu l’idée que la pratique était mauvaise pour la santé. Mais la réalité paraît plus nuancée.
Des excès existent, bien sûr, lorsque le jeu est pratiqué de façon démesurée ou dans de mauvaises conditions, comme à peu près n’importe quelle activité. Mais le consensus scientifique fait surtout état d’effets bénéfiques sur la santé mentale et cognitive des joueurs. Plusieurs études ont déjà montré par exemple un développement plus aisé des facultés spatiales, attentionnelles et perceptives, sans oublier les effets possibles dans la lutte contre le stress et l’anxiété.
À noter que ces bénéfices, généralement observés durant la jeunesse, pourraient se prolonger plus tard. Ceux qui poursuivent la pratique à l’âge adulte construiraient ainsi de meilleures fondations pour leur santé cognitive future.
Le vieillissement actif, une piste prometteuse à confirmer
C’est ici que les études de l’OMS entrent en jeu. Dès 2002, l’organisation démontrait qu’un « vieillissement actif » pouvait avoir d’excellentes répercussions sur la santé des seniors. Le principe est connu : pour repousser le déclin cognitif qui s’accélère avec l’âge, et qui favorise l’apparition de maladies comme Alzheimer, il importe de maintenir une stimulation régulière de son système nerveux. Parmi les activités susceptibles d’y contribuer, on retrouve les jeux vidéo.
En continuant de jouer au-delà de 30 ou 40 ans, les joueurs entraîneraient donc inconsciemment leur cerveau et entretiendraient cette stimulation. De quoi s’engager sur la voie d’un vieillissement actif, à condition de coupler le tout avec une activité physique régulière. Les jeux vidéo participeraient alors à façonner ce qu’on appelle une réserve cognitive, précieuse une fois l’âge de 70 ans atteint.
Reste tout de même un point de prudence essentiel. Si la théorie semble claire, elle attend encore d’être confirmée par des études de cas concrètes. Et pour cause, il est aujourd’hui difficile de trouver des seniors de plus de 70 ans ayant joué aux jeux vidéo toute leur vie. Il faudra donc patienter quelques décennies avant d’obtenir des données solides sur cette génération.
Ce que cela peut changer pour les joueurs de longue date
Pour les joueurs et les joueuses, le message est plutôt encourageant. Plutôt que de culpabiliser sur le temps passé manette en main, les joueurs adultes pourraient y voir une forme d’entretien cognitif sur le long terme, à intégrer évidemment dans une hygiène de vie globale, incluant notamment le mouvement, le sommeil et une bonne alimentation.
Il convient toutefois de rester mesuré. Les bénéfices décrits relèvent d’un faisceau d’indices et d’une hypothèse cohérente, non d’une preuve définitive validée sur des seniors d’aujourd’hui. Au vu des données déjà récoltées par les chercheurs, ces futures études de cas devraient confirmer la tendance, mais la confirmation reste à venir. Reste à voir, dans les prochaines décennies, si la première génération de joueurs vieillissants donnera raison à cette piste prometteuse, et évidemment flateuse pour les joueurs.
Je verrai le résultat moi-même, devenir sexagénaire ce n’ est plus dans très longtemps. Ayant joué depuis mon adolescence et avec toujours l’envie de vivre de nouvelles aventures…