The Last Night n’est ni une utopie ni une dystopie, c’est une hétérotopie, selon son créateur

«Intéressant !» le 19 décembre 2022 @ 16:012022-12-19T16:01:16+01:00" - 2 réaction(s)

Annoncé à l’occasion de l’E3 2017 et particulièrement discret depuis cette date, The Last Night se fait encore et toujours attendre sur PC et consoles. L’impatience des joueurs continue ainsi de grandir de mois en mois, mais cela n’empêche pas le créateur du jeu de revenir sur sa propre vision pour ce projet.

Un jeu si particulier

Effectivement, Tim Soret, le fondateur du studio Odd Tales Games et responsable du développement du titre, s’est exprimé via un long et particulièrement intéressant thread Twitter. Il rappelle tout d’abord que, dès l’annonce du jeu, bon nombre de joueurs et membres de l’industrie l’avaient attaqué sur le contexte choisit pour cette aventure : un monde dans lequel « les humains vivent à l’ère des loisirs » où « les machines ont surpassé le travail humain non seulement en force, mais en précision, en intelligence et en créativité » et où « le revenu universel laisserait les habitants poursuivre leurs passions ».

Le problème viendrait du fait que le développeur affirme qu’une telle situation ne serait pas positive pour l’humanité, contrairement à ce que beaucoup semblent croire. Ainsi, Soret avait été taxé de critiquer la culture américaine en mettant en avant des personnages « se définissant par ce qu’ils consomment, et non par ce qu’ils créent ». Mais l’homme a largement tenu à éclaircir ce point en assurant que tout cela est « totalement sans rapport avec la guerre culturelle américaine », mais concerne plutôt « un contexte civilisationnel beaucoup plus large ».

D’ailleurs, toujours selon lui, il ne s’agit pas là d’une utopie ou d’une dystopie, mais bien d’une hétérotopie. Autrement dit, une œuvre proposant un espace ou un contexte concret servant à héberger l’imaginaire.

D’après ses dires, ceux qui décrivent The Last Night comme une dystopie n’imaginent pas la suite de notre monde de la bonne manière. Le contrôle de la majorité des activités par l’IA rendrait la capacité des hommes à contribuer à la vie beaucoup moins percutante et significative. Tout comme pour notre ère, le contexte dépeint dans le jeu montre d’incroyables progrès sociaux et technologiques, mais aussi une augmentation de la frustration sociale.

Celle-ci serait ainsi due à plusieurs facteurs : le fait que nos passions puissent se sentir éclipsées et futiles dans un tel cadre, le fait que le revenu universel pourrait figer l’échelle sociale, ou encore le fait que cette IA nous reléguera au second plan de notre propre évolution.

Bien sûr, il s’agit là de la vision de Tim Soret lui-même, et ne représente pas ce que pense une partie de la population mondiale. En revanche, c’est cette vision qui permet au studio d’effectuer toujours plus de recherches concernant l’IA et de maintenir leur objectif de proposer une œuvre à mi-chemin entre science-fiction et documentaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que le développement du jeu parait si interminable : Soret affirme qu’il est nécessaire d’aborder correctement un sujet aussi important avec justesse.

Quoi qu’il en soit, nous avons profondément hâte de voir comment Odd Tales Games illustrera ce contexte aussi bien via son gameplay que sa narration et son univers. Malheureusement, nous sommes toujours en attente d’une date de sortie pour The Last Night, un titre prévu sur PC et consoles...


The Last Night

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The Last Night

PEGI 0

Genre : Aventure/Plates-Formes

Editeur : Odd Tales Games

Développeur : Odd Tales Games

Date de sortie : N.C.

Prévu sur :

Xbox One, PC Windows

2 reactions

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freehand

19 déc 2022 @ 20:49

Vive le revenu universel ! Mais par contre que l’IA s’impose à ce point serait un vrai désastre !

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Zabal

19 déc 2022 @ 23:02

Lisez à ce sujet L’oiseau moqueur de Walter Tevis, un assez vieux classique de la SF/dystopie, c’est passionnant ! réédité récemment.