Test – de Blob 2

Embouteillage d’arc-en-ciels
Dans votre petite vie de joueur, vous avez sûrement affronté des hordes de monstres armés de fusils à pompe, de grenades, de lance missile, de tronçonneuses, de katana, de boule de feu, de gros tank, de poings dans la gueule et j’en passe. De véritables machines à tuer, mais une chose est sûre c’est que vous ne vous êtes jamais retrouvé à affronter une armée avec des couleurs. de Blob 2 va vous faire vivre cette expérience atypique mais particulièrement colorée !
de Blob en trois couleurs : Bleu !

de Blob c’est avant tout l’histoire d’étudiants néerlandais qui, dans le cadre de leurs études en 2006, élaborent le premier jet de de Blob. Dans cette version, un extraterrestre bondissant vole les couleurs des habitants d’Utrecht afin de colorer les bâtiments de la ville et ce tout en évitant les agents INKT partisans du noir et blanc exclusif. Il faut attendre 2008 pour qu’une version commerciale soit proposée, Blob y affronte les agents de l’ENKR et défend sa ville dans un contexte proche du 1984 d’Orwell. La dictature noire et blanche y est chassée à grand coups de couleurs !

L’accueil critique de de Blob fut très chaleureux et les versions Wii et Iphone développées par Blue Tongue ont récolté des notes honorables et un bon accueil public. de Blob reste encore aujourd’hui comme l’un des titres les plus intéressants à jouer sur Wii. Fort de ce succès, de Blob fait le grand saut et poursuit ses aventures dans un deuxième épisode en passant le cap des consoles HD.
Ce petit rappel historique passé, il est temps maintenant de vous présenter cette suite, toute aussi colorée et toute aussi déjantée.
de Blob en trois couleurs : Jaune !

La première arme du Blob qui devrait faire fondre le cœur du joueur est son identité visuelle. C’est bien simple, c’est un véritable régal, un petit dessin animé haut en couleur, entrecoupé de scènes en précalculé débordant d’humour. L’aspect rond, débridé et irisé de de Blob 2 devrait séduire petits et grands surtout que l’on prend un réel plaisir à se déplacer dans cet univers et à repeindre l’intégralité des éléments des immenses niveaux que propose le jeu.
Je passe très rapidement sur le scénario qui se déroule exactement à la suite du premier épisode. Le Camarade Noir et son armée, l’ENKR, ont été mis en déroute par le génialissime et coloré Blob. Chroma City prépare sereinement ses élections lorsqu’un mystérieux prêtre nommé Papa Blanc à la tête d’un culte prônant l’abandon de toute couleur, se mêle au vote et semble vouloir truquer les élections. Le camarade noir ne semble pas étranger à toute cette affaire…

Une des petites nouveautés de ce de Blob 2 viendra du nouveau compagnon de voyage du Blob, nommé Pinky il sera le faire valoir du Blob et le prétexte à un mode coopératif à la Mario Galaxy – où le second joueur ne fait que tirer sur les adversaires à l’écran – totalement superficiel, inintéressant et dispensable.
Les autres nouveautés se compteront sur le doigt d’une seule main : à savoir des phases de plate-forme en 2D assez sympathiques et qui viendront casser la monotonie de l’ensemble. Et oui j’ai bien dit monotonie car une fois passée la découverte, force est de constater que les niveaux s’enchaînent et se ressemblent tous. Surtout pour un joueur ayant déjà joué au premier épisode sur Wii.
de Blob en trois couleurs : Gris !

A ce niveau là on pourrait plus parler de remake que de véritable suite, ou seulement lancer le terme de suite fainéante. Blob devra toujours, dans un temps limité, finir les différentes épreuves que comporte un niveau, à savoir peindre les bâtiments, affronter une vague d’adversaires, peindre certains éléments ou actionner des boutons en une couleur demandée. L’enchaînement est identique durant les 11 niveaux parcourus (avec une petite variante pour le dernier) et seuls 2 boss viendront perturber votre avancée.
On soulignera tout particulièrement l’excellence de l’environnement sonore du jeu et les musiques funky/pop qui l’accompagnent. John Guscott, le compositeur du premier de Blob, arrive encore à fournir des musiques de qualité, même si elles s’avèrent moins inspirées que pour le premier opus. La musique accompagne le jeu de manière dynamique, à savoir qu’elle devient de plus en plus présente au fur et à mesure que le niveau est coloré. Le final est orgie de couleur et de musique !

Les 11 niveaux sont très longs et ne proposent qu’une sauvegarde via des check points. Si vous quittez un niveau en cours et que vous poursuivez votre aventure, assurez vous d’avoir bien recueilli tous les objets cachés ou fait toutes les missions annexes, car si vous y reveniez après coup, vous allez devoir le refaire dans son intégralité pour récupérer les précieux objets disséminés çà et là et obtenir les médailles et les rangs décernés pour votre performance. Les férus du 100 % vont arriver très vite à saturation.
Le jeu n’est pas réellement difficile, si vous cherchez à avoir un peu de challenge je vous suggère de ne pas utiliser les ampoules d’inspiration que l’on récupère dans les niveaux. Ces ampoules augmentent les facultés du Blob et réduisent d’autant plus la difficulté. Cela vous permettra en plus de récolter un succès. Pour les plus jeunes sachez qu’il existe un mode facile qui transformera l’aventure du Blob en véritable balade. Une balade assez sympathique et très accessible pour les plus jeunes, le mélange des couleurs et la bonne humeur du Blob les séduira automatiquement.

de Blob 2 propose aussi un mode multi curieusement offline seulement, où, cette fois ci, deux Blobs s’affronteront dans des niveaux issus de l’aventure solo dans des joutes colorées où le Blob ayant peint le plus d’objet sera désigné vainqueur. Pourquoi ne pas avoir permis de jouer ce mode en ligne ? Cela restera un grand mystère, d’autant plus qu’aucune fonction online n’est présente, même pas un classement pour permettre de comparer ses performances avec ses amis et les autres joueurs.
Bilan
On a aimé :
- L’ambiance, l’humour et le design coloré du jeu
- Peindre est réellement captivant
- Les musiques
On n’a pas aimé :
- Une suite sans génie
- Quelques problèmes de caméra
- Répétitif
- Un mode multi dispensable
de Blob version 1.2
de Blob est un jeu doté d’un fort potentiel sympathie. On ne peut que se laisser prendre au jeu de peindre cet univers et se faire happer par son ambiance unique et festive. Malgré ce gros coup de coeur sur son univers, force est de constater qu’il a du mal à renouveler son gameplay, à trouver un second souffle et à pousser le joueur là où il ne l’attend pas. On aurait pu penser que les développeurs de Blue Tongue allaient capitaliser sur le premier de Blob et pousser plus loin leur concept. Il n’en est rien et on a de la peine à voir ce deuxième essai comme une véritable suite, mais plutôt comme une sorte de version à peine améliorée pour séduire les possesseurs de console HD. Et malgré cela il a largement de quoi séduire bon nombre de joueurs, petits et grands.
Le Bilan
On a aimé
- L’ambiance, l’humour et le design coloré du jeu
- Peindre est réellement captivant
- Les musiques
On a moins aimé
- Une suite sans génie
- Quelques problèmes de caméra
- Répétitif
- Un mode multi dispenable
Conclusion du test de de Blob 2
de Blob version 1.2
de Blob est un jeu doté d’un fort potentiel sympathie. On ne peut que se laisser prendre au jeu de peindre cet univers et se faire happer par son ambiance unique et festive. Malgré ce gros coup de coeur sur son univers, force est de constater qu’il a du mal à renouveler son gameplay, à trouver un second souffle et à pousser le joueur là où il ne l’attend pas. On aurait pu penser que les développeurs de Blue Tongue allaient capitaliser sur le premier de Blob et pousser plus loin leur concept. Il n’en est rien et on a de la peine à voir ce deuxième essai comme une véritable suite, mais plutôt comme une sorte de version à peine améliorée pour séduire les possesseurs de console HD. Et malgré cela il a largement de quoi séduire bon nombre de joueurs, petits et grands.
Un bon jeu en délire.
Jeu excellent avec une musique jazzy/groovy qui donne la pêche, vraiment content de le retrouver sur Xbox 360. Par contre déçu du mode « coop ».