Publicité

Test – Viewfinder – Un puzzle-game à immortaliser ?

Test – Viewfinder – Un puzzle-game à immortaliser ?
Le 25 septembre 2025
Le 25 septembre 2025
Partager cet article :

Ça à l’air de ressembler à The Witness avec un meilleure D. A. et en beaucoup moins chiant” dixit Alex Moon

Plutôt méconnu, cela fait pourtant deux ans que Viewfinder fait son bonhomme de chemin. Salué par la critique et le public, ce puzzle-game au concept inédit propose de redéfinir la réalité, rien que ça. Son statut de pseudo-exclusivité temporaire s’étant évanoui, Viewfinder s’offre une virée au vert, avant de se déployer dans un second temps (cette fin d’année) sur Nintendo Switch.

Clic Clac Kodak

Commençons par le postulat de base, qui invite le joueur à résoudre des énigmes en faisant appel à des photographies pour les inclure dans la toile de fond générale. Tel un portail, on positionne les photographies, dessins, illustrations, cartoons… dans la réalité. 

Il est ainsi possible de les incliner et de les orienter dans l’espace afin qu’ils prennent vie, devenant de vrais morceaux du décor. Ainsi, une peinture impressionniste peut coexister avec le négatif d’une photo pour que l’on puisse interagir avec. Au-delà de la fantaisie graphique et de l’imaginaire qui en découle, l’inclusion de ces éléments dans l’univers permet de résoudre des énigmes au cas par cas. L’exemple le plus caricatural étant la création d’un pont pour traverser le vide.

Par où sortir ?!

Si l’idée peut paraître saugrenue (bien qu’elle ne soit pas nouvelle), la magie opère et on a l’impression de pouvoir porter sa vision sur le monde pour le plier à sa volonté. Viewfinder s’autorise de multiples fantaisies. Se structurant en niveaux, les challenges sont regroupés en une succession de courts défis à enchaîner, qui proposent des mécaniques suffisamment variées pour faire taire cette impression de walking simulator qui nous a d’abord étreints. On se dote même ensuite d’un appareil photo, de quoi donner au jeu de faux airs de Portal.

Il ne manque plus que Bip Bip

Wonderland

Tiraillé entre la volonté de raconter quelque chose et d’être simplement un exercice contemplatif, Viewfinder loupe en revanche le coche d’une narration vraiment marquante. Guidé tour à tour par des voix-off ou des journaux audio, on a l’impression d’être toujours accompagné et sollicité (trop à notre goût) et cela perdure un bon moment, alors que l’aventure est relativement courte.   Le twist de départ n’en entraîne pas d’autres, sauf peut-être l’épilogue, et encore… 

En mode blueprint

Il en résulte un sentiment de rendez-vous manqué par rapport à ce que l’expérience aurait pu être en embrassant un côté plus clivant. Les éléments narratifs auraient mérité d’être plus concis, afin de laisser plus de place à l’émerveillement. D’autant plus que Viewfinder nous y invite régulièrement. C’est sûrement l’un des rares jeux qui nous propose de nous « asseoir »  comme seule interaction avec le décor tout au long de l’aventure, pour simplement profiter de l’instant.

Sous un certain angle

Si quelques-uns des tableaux mettront vos méninges à l’épreuve, l’expérience globale est plutôt accessible, avec une courbe de progression qui prend son temps. Les mécaniques sont introduites petit à petit et le joueur est accompagné, si besoin, dans la prise en main de celles-ci. Tout a été fait pour limiter la frustration et préserver votre temps, que ce soit dans la structuration globale de l’expérience de jeu (avec des séquences qui peuvent être enchaînées ou, au contraire, picorées), la possibilité de redémarrer rapidement un niveau ou, tout simplement, une option “rembobiner” qui permet de pallier une chute malencontreuse ou la destruction de l’élément permettant de résoudre le casse-tête. 

Non, je ne me suis pas autopiégé, c’est pour la bonne cause et montrer le retour en arrière

Comptez entre quatre et six heures pour compléter l’ensemble du titre, y compris la recherche de collectibles et les défis secondaires. Alors, oui, c’est court. Avec une  idée aussi forte, les énigmes auraient pu explorer d’autres champs possibles, mais l’expérience reste beaucoup trop en surface. À notre sens, il manque peut-être un éditeur de niveaux, qui aurait permis un engagement communautaire, à la manière de ce qui se fait sur d’autres propositions du genre.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’idée de base
  • Sa mise en application brillante, poétique, fabuleuse…
  • Xbox Play Anywhere
  • Assez superficiel 
  • L’absence d’un volet communautaire prolongeant l’expérience
  • La narration qu’on aurait voulu plus marquante

Conclusion du test de Viewfinder

Viewfinder est malin, il n’y a rien à redire, son postulat de base étonne et laisse place à un imaginaire où l’on pense que tout est possible. Reste une expérience à mi-chemin entre la narration/contemplation et les défis proposés, la faute, à notre avis, au parti pris qui se veut être le plus grand public possible. Entendons-nous bien, le titre est une (très) bonne pioche, c’est certain, mais n’est pas culte pour autant.

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
Partager cet article

Viewfinder

Développeur : Sad Owl Studios
Date de sortie : 12/08/2025

commentaire

1 Commentaire
AlexMoon
Éditeur
AlexMoon
25 septembre 2025 10h43

Je suis une source d’inspiration pour Dognote =D

Accueil » Tests » Test – Viewfinder – Un puzzle-game à immortaliser ?