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Test – The First Berserker Khazan – Un gameplay riche, une difficulté impitoyable

Test – The First Berserker Khazan – Un gameplay riche, une difficulté impitoyable
Le 24 mars 2025
Le 24 mars 2025

Un défi hardcore réservé aux plus acharnés

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The First Berserker Khazan est la première grande production du studio coréen Neople. Si vous n’avez pas encore essayé la démo, sachez qu’il s’agit d’un action-RPG de type souls-like qui mise sur un gameplay exigeant et hardcore. Son univers artistique rappelle fortement le manga Berserk, aussi bien dans son scénario que dans ses décors (tout comme Dark Souls). Après plusieurs heures de jeu, et beaucoup de souffrance, il est temps de voir si The First Berserker Khazan parvient à se démarquer parmi les nombreux “die and retry” qui sortent aujourd’hui.

Une histoire maladroite

L’intrigue nous place dans la peau de Khazan, un général déchu exilé du monde des humains. Condamné à ne plus jamais manier une arme, on lui sectionne les tendons des bras avant de l’escorter vers son bannissement. Mais, alors qu’il traverse une montagne enneigée en charrette, une avalanche anéantit son convoi. En réalité, cette catastrophe est provoquée par un spectre cherchant à prendre possession de son corps.

Ce spectre se révèle être un soldat de l’outre-monde, envoyé chez les humains pour enquêter sur des phénomènes étranges. En effet, des passerelles entre les deux mondes ont été ouvertes, perturbant l’équilibre du monde des âmes. Mais, pour pouvoir agir dans le monde des vivants, le spectre doit s’incarner dans un hôte puissant. Par chance, Khazan est un ancien héros de guerre. Cependant, son mental d’acier lui permet de résister totalement à l’emprise du spectre. Finalement, ils passent tous les deux un pacte : Khazan assouvira sa vengeance, tandis que le spectre résoudra les troubles de l’outre-monde.

Au fil des missions, on découvre que Khazan a été trahi par les siens, alors qu’il était un héros de l’Empereur. De son côté, le spectre n’est pas un simple soldat, mais le fruit de la fusion de plusieurs âmes de grands guerriers. Une dynamique complémentaire se crée entre les deux, les rendant presque invulnérables ensemble.

L’histoire s’étoffe avec l’apparition de nouveaux personnages, humains et créatures de l’outre-monde, qui viennent épauler notre héros dans son repaire, un hub accessible depuis l’au-delà. Marchands, forgerons et autres alliés apportent des services essentiels au cours des dix premières heures du jeu.

Si l’univers est riche et inspiré de Berserk, la narration manque de cohérence. Chaque nouvel allié fait irruption de manière peu naturelle, ils apparaissent pile au bon endroit sans réelle justification. De plus, le revirement de Khazan est parfois abrupt. Lui qui voulait exterminer tout le monde change d’avis en deux minutes de dialogue : “Finalement, cet ancien camarade de guerre était un bon gars ! Il a aussi été trahi, donc il nous rejoint !”

On passe ainsi d’un scénario ultra badass, où l’on incarne un guerrier en quête de destruction, à un héros qui essaye de sauver l’humanité sans vraiment le vouloir. L’idée en soi n’est pas mauvaise, mais elle manque cruellement de consistance.

Enfin, l’intrigue reste très simple, se résumant à une succession de missions entrecoupées de quelques lignes de dialogues. Tout est téléphoné dès le début. Pourtant, l’univers de base est séduisant et ravira sans doute les fans de Berserk. Mais, comme toujours avec les souls-likes, l’essentiel du plaisir se trouve ailleurs…

Gameplay, gameplay et gameplay

The First Berserker Khazan s’articule autour de trois grandes phases de jeu. Tout d’abord, le repaire, un hub central où l’on peut améliorer Khazan, interagir avec les alliés, accéder aux portails de l’outre-monde et préparer ses expéditions. Ensuite, les missions principales, qui font avancer l’histoire et permettent de découvrir de nouvelles régions et de nouveaux ennemis. Et enfin, les missions secondaires, confiées par nos alliés, qui offrent des récompenses et permettent de renforcer davantage notre personnage.

L’univers du jeu est marqué par une ambiance sombre et désolée, où chaque environnement témoigne des ravages de la guerre. On traverse des terres dévastées, des villages en ruine, des temples oubliés, des catacombes lugubres ou encore des grottes sinistres. Chaque chapitre correspond à une région spécifique, accessible via un portail de l’outre-monde, renforçant cette impression de voyage à travers un monde en perdition.

Sur le plan du gameplay, The First Berserker Khazan reprend fidèlement les codes du genre souls-like. On retrouve les feux de camp servant de points de sauvegarde, la réapparition des ennemis après chaque repos, les niveaux construits comme des labyrinthes avec des raccourcis à débloquer, la gestion stricte de l’endurance et les combats mêlant attaques légères et lourdes, ainsi que les esquives et les contres.

Là où le jeu se distingue, c’est par la richesse de son système de combat. Pendant plus de dix heures, de nouvelles mécaniques sont progressivement ajoutées, enrichissant considérablement les possibilités en combat. Il existe trois types d’armes principales : les doubles lames, l’épée longue et la lance, chacune offrant un style de jeu bien distinct. Un arbre de compétences, propre à chaque arme, permet d’améliorer ses capacités et d’obtenir des bonus passifs, comme une réduction de la consommation d’endurance ou un enchaînement supplémentaire. Cet arbre met aussi à disposition des compétences actives, au nombre de six, dont on peut augmenter la puissance et changer la variante. Elles peuvent être assignées et utilisées à l’aide d’une jauge de combat qui se remplit petit à petit au fil des affrontements.

Même si The First Berserker Khazan est avant tout un souls-like, il a aussi un air de hack’n slash vu la quantité d’équipement que l’on récupère au gré des missions. En effet, son système de loot s’inspire fortement de ce genre de jeu, avec un code couleur indiquant la rareté des équipements et un niveau de puissance évolutif. Deux autres mécaniques se greffent au loot grâce au forgeron qui permet de créer de l’équipement pour notre niveau ou bien des sets. Certaines pièces octroient des bonus si elles font partie du même set d’armes. Un autre personnage rend possible la modification des attributs des équipements (plus de dégâts, réduction d’endurance…) et leur montée de niveau.

À cela s’ajoute la présence du spectre, l’entité liée à Khazan, qui évolue au fil des combats. Il est possible de réveiller différentes âmes en lui, chacune offrant des bonus passifs uniques, comme une meilleure régénération d’endurance ou une augmentation du nombre de potions de soin disponibles. En explorant les niveaux, on peut également découvrir des Gemstones dissimulées, qui débloquent d’autres améliorations permanentes.

Enfin, Khazan possède une forme ultime, activable une fois qu’une jauge de rage est remplie. Lorsqu’il fusionne totalement avec le spectre, il devient capable de déchaîner des attaques surpuissantes, particulièrement utiles contre les ennemis les plus redoutables.

Avec toutes ces mécaniques, The First Berserker Khazan propose un gameplay dense et varié, qui récompense l’expérimentation et l’optimisation. Mais, cette profondeur est-elle suffisante pour rendre l’expérience plaisante sur la durée ?

Mourir et recommencer

The First Berserker Khazan ne cache pas son ambition d’être un souls-like exigeant. Dès le début de l’aventure, en mode normal, la difficulté semble raisonnable, avec un bon équilibre entre exploration et affrontements. Mais, très vite, un problème majeur apparaît : des pics de difficulté brutaux viennent rompre cette progression maîtrisée.

Si parcourir les niveaux reste globalement accessible, les combats de boss qui font avancer l’histoire principale sont une toute autre chose. Ces affrontements s’imposent comme de véritables murs, où la moindre erreur peut être fatale. Malheureusement, leur difficulté repose souvent sur des artifices frustrants, avec un nombre gigantesque de points de vie, des attaques infligeant des dégâts colossaux, des fenêtres d’attaque minuscules et des enchaînements imparables, obligeant le joueur à esquiver ou parer en permanence.

Le système de défense, pourtant riche et varié, peine à équilibrer ces affrontements. Khazan peut bloquer les coups, esquiver, réaliser des parades parfaites pour briser la garde ennemie et même contre-attaquer avec un timing précis. Si ces mécaniques fonctionnent parfaitement contre les adversaires classiques, elles deviennent épuisantes face aux boss, ce qui transforme chaque duel en une véritable épreuve d’endurance, autant pour le héros que pour le joueur.

Après une trentaine d’heures, cette difficulté mal dosée finit par engendrer une certaine lassitude. D’autant que l’exploration elle-même devient frustrante, avec des ennemis invisibles surgissant sans prévenir, des pièges omniprésents et des effets de statut comme le poison ou le feu, qui compliquent encore davantage les combats. Pire encore, même en mode facile, la différence de difficulté est à peine perceptible, ce qui laisse peu de marge aux joueurs souhaitant simplement profiter de l’expérience sans trop souffrir.

Le level design, bien qu’efficace, souffre lui aussi d’une certaine répétitivité. Si les premières heures offrent un sentiment de découverte, on remarque rapidement que la construction des niveaux suit un schéma assez classique, sans grande surprise. Les missions secondaires nous renvoient souvent dans des zones déjà visitées, avec quelques modifications comme l’ajout de nouveaux ennemis ou des itinéraires légèrement modifiés. Cette réutilisation des environnements renforce l’impression d’une progression répétitive.

C’est d’autant plus regrettable que, techniquement, le jeu est très solide. L’action est fluide, les animations sont soignées et les combats bénéficient d’une mise en scène percutante, avec de bons enchaînements chorégraphiés. Pendant une vingtaine d’heures, l’expérience reste grisante, mais, à mesure que la difficulté se durcit et que la structure du jeu devient plus prévisible, le plaisir initial laisse place à une routine éprouvante.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par le studio

Le Bilan

On a aimé 

  • Le gameplay riche et évolutif
  • Le rappel de l’univers de Berzerk
  • La découverte de toutes les mécaniques
  • La mise en scène percutante
  • La difficulté inégale
  • Les combats de boss lassants
  • L’exploration répétitive
  • La routine qui s’installe trop vite.
  • La narration souvent expédiée

Conclusion du test de The First Berserker: Khazan

Un jeu à double tranchant
The First Berserker Khazan est un souls-like ambitieux, qui séduit par son univers sombre et son gameplay riche. Son système de combat dynamique, combinant des mécaniques issues du hack’n slash et du RPG, offre une expérience dense et variée. Malheureusement, une narration maladroite et une difficulté mal équilibrée viennent ternir l’ensemble. Si les affrontements sont exigeants et gratifiants au début, des pics de difficulté frustrants, notamment contre les boss principaux, finissent par nuire au plaisir de jeu. Malgré une base solide et un potentiel indéniable, le titre peine à maintenir son intérêt sur la durée, laissant une impression mitigée entre challenge, frustration et lassitude.

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
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The First Berserker: Khazan

Développeur : Neople
Éditeur : Nexon
Date de sortie : 27/03/2025

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