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Test – Chornobyl Liquidators – Revivez l’une des pires tragédies de l’histoire

Test – Chornobyl Liquidators – Revivez l’une des pires tragédies de l’histoire
KatiePar
Le 11 mars 2025
Le 11 mars 2025

L’étoffe des héros

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Vous souvenez-vous de cette date fatidique du 26 avril 1986 ? Il est précisément 1h23 du matin lorsqu’un incident majeur se produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl, située à trois kilomètres de la ville de Prypiat, en Ukraine, plongeant notre bonne vieille planète dans une ambiance apocalyptique. Ces dernières années, de nombreux jeux vidéo explorent le thème des accidents nucléaires, mis en scène dans des no man’s land fantasmagoriques, peuplés de créatures mutantes, comme dans Chernobylite et la série de jeux Stalker.

Cette fois-ci, c’est le studio polonais indépendant Console Way S.A, fondé en 2016, qui nous propose une approche singulière avec Chornobyl Liquidators, édité par Frozen Way S.A. Ce jeu narratif solo s’inspire de la catastrophe de 1986 pour nous offrir une expérience de simulation, mais sans élément de science-fiction. Disponible sur Steam depuis l’été dernier, le titre se dévoilera le 11 mars prochain sur XBox Series X|S, PC et PlayStation 5. Intrigués par cette proposition atypique, une question nous brûle les lèvres. Le jeu va t’il nous irradier par sa qualité ou rester dans l’ombre des retombées radioactives ?

Dans les entrailles brûlantes de Tchernobyl

L’enfer du devoir

Pour lutter contre cet ennemi invisible, notre héros, vêtu d’une combinaison antiradiation, peut courir, s’accroupir, sauter, s’agripper à des rebords et interagir avec certains éléments du décor. Afin d’assurer sa survie, il est crucial de surveiller quatre jauges : Santé, Condition Physique, Stress et Radiations. Ces indicateurs visuels permettent de suivre l’état physique et mental du protagoniste pour lui prodiguer les soins appropriés en temps voulu. Lorsqu’un personnage meurt, un autre prend sa place et le corps du défunt est visible, gisant au sol.

L’exploration des lieux révèle progressivement les détails du drame à travers la lecture de divers documents récupérés en chemin et la collecte de ressources est essentielle. Elle comporte des objets de soin, comme des trousses médicales, des comprimés d’iode, des bouteilles d’eau et de vodka, des bandages, des attelles, ainsi que des filtres pour masque à gaz, rappelant l’univers de Metro. Les objets de “confort” comme le chocolat ou les cigarettes contribuent à diminuer la jauge de stress du protagoniste. Il est important de garder à l’esprit que toutes les jauges sont étroitement interconnectées. Par exemple, l’augmentation de la jauge des radiations entraînera une dégradation de celle de la santé.

Enfin, de manière plus classique, un journal des quêtes récapitule les objectifs tout en consignant les progrès réalisés, un outil toujours utile pour garder une vision claire de l’avancée dans le jeu.

Une narration immersive et ludique

Quelques séquences de stress sont assez bien menées grâce à la gestion attentive des jauges, des actes héroïques marquants et des sinistres révélations qui intensifient la trame narrative. Par ailleurs, la découverte du cœur de la centrale, des villages alentour et de la ville de Prypiat ainsi que le rôle joué par le KGB ajoutent une profondeur supplémentaire.

Enfin, la présence d’une version française, aussi bien pour les sous-titres que pour les notes et documents collectés tout au long de l’aventure, est la bienvenue.

Des visuels d’une autre époque et une déferlante de bugs

L’autre point noir du titre concerne les graphismes qui sont vieillots et décevants. Les effets de textures manquent de finesse et donnent l’impression d’être comme figés dans le temps et de provenir d’une génération révolue. Hélas, il en va de même pour les personnages qui sont raides et rigides, avec des visages inexpressifs, ce qui nuit à l’immersion. C’est vraiment dommage car on sent que les bonnes intentions sont là. De ce fait, les nombreuses faiblesses techniques, probablement dues à des contraintes de budget ou de temps, viennent ternir l’expérience, laissant un goût d’inachevé.

On relève aussi quelques maladresses au niveau de la traduction, qui n’est pas toujours précise et qui, parfois, prête à sourire. Rien de grave en soi et cela n’entrave pas la bonne compréhension de l’histoire, mais c’est tout de même notable.

On remarque aussi qu’en dépit de toutes les notes et documents ramassés au cours de notre périple, ceux-ci ne sont pas consignés dans le journal. À la place, une simple liste de points d’interrogations s’affiche, ce qui est déroutant et nous laisse perplexes compte tenu de la quantité de manuscrits récupérés. Cela pourrait-il être un autre bug ?

Enfin, Chornobyl Liquidators a visiblement été conçu pour être joué avec un clavier et une souris, et cela se ressent dans sa maniabilité. Nous avons dû, en effet, ajuster la sensibilité du joystick dans les options pour améliorer notre expérience vidéoludique.

On espère que de futures mises à jour viendront corriger les problèmes techniques rencontrés au moment où nous écrivons ces lignes.

La durée de vie du jeu est assez courte, variant entre six et huit heures pour boucler les six chapitres, selon le temps consacré à l’exploration. Cette durée peut se prolonger car il est possible de refaire chaque acte individuellement une fois l’aventure terminée, en prenant des décisions différentes.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur

Le Bilan

On a aimé 

  • Le récit immersif et historique
  • Les choix personnels
  • Plusieurs personnages à jouer
  • L’hommage émouvant
  • La traduction intégrale en VF
  • L’image qui se fige aux checkpoints
  • Les graphismes visuellement datés
  • Les PNJ raides, rigides et inexpressifs
  • Certaines quêtes secondaires sans intérêt
  • Les éléments du décor qui popent
  • Les bugs de collision
  • Les objets qui restent affichés à l’écran
  • Quelques maladresses de traduction

Conclusion du test de Chornobyl Liquidators

Un vibrant hommage, mais atomisé par des failles techniques
Chornobyl Liquidators nous plonge dans la peau des héros anonymes qui se sont sacrifiés pour contenir l’une des pires catastrophes du siècle dernier, afin de préserver l’humanité. A travers une narration poignante et une simulation réaliste, il procure une expérience originale mêlant récit historique, effroi, émotions et bravoure. Malheureusement, malgré une intention louable et un hommage touchant, les graphismes visuellement datés, les trop nombreux bugs et certaines quêtes secondaires s’apparentant à du remplissage ternissent l’ensemble. Par conséquent, cela laisse une sensation d’inachevé et n’en fait pas une expérience mémorable, malgré son potentiel.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Chornobyl Liquidators

Développeur : Console Way S.A
Éditeur : Frozen Way S.A
Date de sortie : 11/03/2025

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