Rachat d’Activision par Microsoft : la FTC fait appel de la décision du juge Corley

Mais l’heure tourne…
En début de semaine, nous apprenions que la FTC perdait son combat contre Microsoft en n’obtenant pas l’injonction préliminaire souhaitée dans le but d’empêcher le rachat d’Activision-Blizzard. Alors que nous pensions que l’organisme américain allait lâcher l’affaire, nous apprenons aujourd’hui qu’il a décidé de faire appel.
La FTC fait appel

Dans un document disponible à cette adresse, on peut en effet lire que la FTC fait appel de la décision rendue en début de semaine par le juge Jacqueline Scott Corley.
Comme on peut le lire dans les colonnes de The Verge, la FTC a besoin que la cour d’appel prononce un sursis d’urgence afin de prolonger l’ordonnance restrictive temporaire qui empêche Microsoft de finaliser le rachat jusqu’à ce vendredi 14 juillet à 23 h 59, heure de Paris.
Si la cour d’appel ne se prononce pas avant la date limite initialement fixée au mercredi 18 juillet, cela pourrait permettre à Microsoft de conclure l’accord lundi ou mardi, sans ordonnance restrictive.
Microsoft se dit déçu

Suite à l’annonce de la décision de la FTC de faire appel, Microsoft s’est exprimé par l’intermédiaire de son vice-président, Brad Smith. Dans un communiqué publié notamment sur Twitter, la firme se dit déçue des agissements de la FTC, et affirme qu’elle s’opposera à toute nouvelle tentative visant à retarder l’avancée de l’affaire :
La décision du tribunal de district montre clairement que cette acquisition est bénéfique à la fois pour la concurrence et pour les consommateurs. Nous sommes déçus que la FTC poursuive ce qui est devenu un dossier manifestement faible, et nous nous opposerons à toute nouvelle tentative visant à retarder la possibilité d’aller de l’avant
Lulu Cheng, EVP Corporate Affairs et Cheffe de la communication d’Activision Blizzard, s’est également exprimée et a affirmé qu’elle était impatiente de démontrer la “solidité de notre dossier” devant les tribunaux :
Les faits n’ont pas changé. Nous sommes convaincus que les États-Unis resteront parmi les 39 pays où la fusion peut être réalisée.
Nous sommes impatients de démontrer la solidité de notre dossier devant les tribunaux, une fois de plus.
Rappelons que dans le même temps, nous apprenions hier que les négociations de Microsoft avec les instances britanniques pourraient conduire à une nouvelle enquête de la CMA.
Les prochains jours risquent donc de réserver encore de nombreuses surprises et nous suivons l’évolution de l’affaire avec attention.