Test – PGR 3
Les débuts de la course sur next gen
Testeur : Boboxgamer
Cela fait maintenant plus d’un an que Project Gotham Racing 3 est sorti, s’invitant au passage pour le lancement de la Xbox 360. Attendu par beaucoup de fans ayant passé un bout de leur vie sur le précédent volet, PGR 3 n’était pas passé inaperçu et refait même parler de lui avec sa récente baisse de prix. Une bonne occasion donc pour faire un point sur le titre.
Tout roule pour le Gameplay
La série des Project Gotham a toujours su marier avec brio l’arcade et la simulation et ce n’est pas ce troisième opus qui change la donne : on se retrouve à faire des dérapages à bord de voitures aux comportements loin d’être approximatifs, le tout très simplement pour un plaisir maximum. Le système de kudos n’a pas non plus été mis de coté à la seule différence que les jetons nécessaires à l’achat de voitures (80 au total, dont 9 prototypes), sont tout simplement passés à la trappe. On reprend donc les bonnes vieilles habitudes et c’est reparti.
Comme tout bon pilote, on commence par faire un tour du côté de la carrière solo, le gros morceau du jeu. De ce côté pas de dépaysement, avec des séries de courses à effectuer, le plus souvent spécifiques : épreuves chronométrées, de course et de style. Beaucoup vous emmèneront dans une des 4 villes du jeu, quand d’autres varieront les plaisirs avec un tour du monde. L’ennui n’est pas de la fête, d’autant plus que les voitures mises à notre disposition sont autant prestigieuses que rapides; fini les débuts fastidieux à bord de notre bonne vieille mini, le jeu mise clairement sur les bolides qui plairont à coup sûr. Un système de niveaux fraîchement implanté vous fera gagner un prototype à chaque échelon gravi, et il vous faudra donc passer de 10ème à premier pour espérer posséder toutes les voitures du titre.
Au niveau des nouveautés on notera l’apparition de quelques modes dont la série manquait cruellement. On se retrouve donc à passer des Checkpoints dans le mode Breakthrough, l’Eliminator se chargera d’évincer de la course le dernier de chaque tour, le Défi dérapage nous demandera d’atteindre un certain score pour gagner et le Temps vs Kudos nous proposera de stopper momentanément le peu de temps donné en accomplissant des figures afin de finir la course. Mis à part ce dernier, rien de bien original, mais il va de soi que nos bons vieux modes sont toujours de la partie et je me dois de parler des Défis Cônes (qui, rappelons le, consistent à passer entre des portes de cônes tout au long de la course), nous donnant tant de mal dans PGR 2 et revus ici à la baisse. Les vétérans n’auront aucun mal à finir le jeu en difficile et devront se rabattre sur le Platine offrant un défi bien plus élevé, créant d’ailleurs un bien grand gouffre entre les deux.
Vous l’aurez compris la carrière solo est très prenante, dommage que l’on n’y passe qu’un court moment, différent selon les joueurs, mais ne comptez pas y consacrer plus de 20 heures pour y venir à bout. Assez peu comparé à son grand frère, mais le Replay Value est bien présent, à moins que les chargements un poil trop long ne vous gâchent le plaisir.
Outre la carrière solo, le menu Playtime reprend tous les modes du jeu, aussi bien jouables en solo qu’en multijoueur splitté ou Xbox Live. L’éditeur de parcours vous permettra de choisir votre itinéraire dans chacune des villes et se révèle intéressant sans être indispensable.
C’est beau une ville la nuit
Un Gameplay ne vieillit pas, c’est donc sur ses graphismes que PGR 3 aurait pu faire pâle figure, surtout par les temps qui courent, mais il n’en est rien ! Un an après il faut dire que la concurrence n’est toujours pas vraiment présente.
PGR 3 nous propose 4 villes fabuleusement modélisées et pour une grande partie très fidèles à la réalité. On retrouve alors Tokyo, Las Vegas, Londres et New York mais également le circuit du Nürburgring dans sa totalité. On en prend plein les yeux en parcourant ces lieux, que ce soit de jour, de nuit ou encore en temps nuageux, mais il est par contre regrettable que la pluie soit absente. Quelques textures grossières viennent parfois ternir le tableau, mais le Blur, particulièrement bien intégré, fait son boulot de cache misère, rendant également le jeu fluide à 30 fps. Les voitures quant à elles bénéficient d’une modélisation hors pair, dûe au nombre impressionnant de polygones. Dommage que cette beauté se voit gâchée par un antialiasing manquant à l’appel. Vos balades dans les nombreux garages ou encore le mode photo vous permettront de profiter au maximum de leur beauté et il ne sera d’ailleurs pas rare de voir votre framerate chuter dangereusement à leur vue. Cette folie du polygone se poursuit jusque dans les intérieurs, avec des cockpits de toute beauté, fourmillants de détails.
Outre ce talent de modélisation, Bizarre s’est aussi fait plaisir sur les éclairages avec un HDR très présent, qui ne manque pas de nous éblouir lors d’une sortie de tunnel.
Je vous parlais du mode photo, un peu de détails seraient les bienvenus. En pleine partie, dans le menu pause vous pouvez accéder à ce mode vous permettant de prendre des photos de votre voiture, de celles de vos concurrents ou encore des décors. Le fait de pouvoir se balader n’importe où sur le circuit, zoomer, ou encore ajuster son appareil se montre très simple et il ne vous faudra pas longtemps pour réussir de très bons clichés que vous pourrez par la suite uploader sur le site officiel du jeu pour les récupérer en 720p.
Vous l’aurez compris, le jeu est aujourd’hui encore dans la course, bien qu’une physique approximative et l’absence de dégât pourront vous faire déchanter. Des défauts qui, espérons-le, seront gommés au prochain tour. On attend la suite avec impatience !
Encore mieux avec des amis !
Le mode multijoueur a bénéficié d’une grande attention de la part des développeurs, on a droit à un loby convivial nous proposant une foule d’options facilement modifiables. Là encore, de nouveaux modes font leur apparition avec la Capture de cônes, le Roi de la piste, ou encore le Chat et la souris. Les courses de rue et l’Eliminator sont bien sûr jouables avec même la possibilité de les faire en équipe, tout comme la Capture de cônes. Vous aurez, en plus de tout cela, la possibilité de jouer sur vos propres parcours, créés puis sauvegardés à l’aide de l’éditeur. Précisons par ailleurs que le menu Playtime, incluant les modes multijoueur, ne propose pas de gagner de kudos.
Heureusement, la partie Xbox Live de PGR3 ne s’arrête pas là puisqu’une Carrière en ligne est présente. Vous mettant en relation avec de vrais joueurs ayant un niveau ainsi qu’un type de véhicule comparables aux vôtres, ce mode vous proposera de vous mesurer à eux dans différents types de championnats prédéfinis, afin de gagner en niveau TrueSkill permettant de vous mesurer à des joueurs semblables à vous.
Un gros travail a donc été effectué et on l’aperçoit d’autant plus avec la Gotham TV, véritable chaîne télé vous permettant de visionner les rediffusions des meilleurs pilotes, regarder les tournois organisés au sein même du jeu, vos rediffusions et vos photos. Il n’est d’ailleurs pas impossible pour vous d’y figurer comme le héros de Gotham.
Le Bilan
On a aimé
- Le gameplay made in PGR
- Réalisation correcte dans l’ensemble
- Bruitages et musiques de qualité
On a moins aimé
On a pas aimpé :
- Pas d’antialiasing
- Trop peu de challenge
Conclusion du test de PGR 3 – Project Gotham Racing 3
PGR for ever
Si vous êtes un grand amateur de jeu de voitures ou même fan de la série, c’est évidemment un incontournable. Cependant il est possible de vouloir garder ses deniers en attendant un autre ténor du genre, j’ai nommé Forza 2, mais à 30 euros ce serait presque un crime que de ne pas craquer tant le jeu offre une expérience unique. De quoi vous remettre en selle en attendant PGR 4 !