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Test – Gears of War

Le 19 novembre 2006
Le 19 novembre 2006

Une guerre n’est jamais perdue

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Comment traiter d’un jeu si attendu ? Gears of War (GoW à partir de maintenant) a fait grosse impression depuis à l’E3, puis dans tous les salons où il s’est montré. C’est clairement LE jeu qu’on attendait sur une console next gen comme la Xbox 360. LE jeu qui allait repousser très loin les limites de ce qu’on avait l’habitude de voir, et LE jeu qui allait forcément connaître un énorme succès. Cela veut-il dire que c’est la bombe attendue ? Comme les trois quarts des lecteurs de tests commencent par scroller vers le bas pour regarder la note, je ne vais pas ménager un faux suspens : la réponse est oui, trois fois oui.

Une balle dans l’œil

Par quoi commencer quand on parle d’un jeu d’exception ? Par ce qui frappe en premier, c’est-à-dire par ce qu’on voit. Et là, j’avoue ne pas avoir pris une telle claque depuis bien longtemps. Les graphismes de GoW sont tout simplement fantastiques, et relèvent de l’inédit sur un écran. Jamais on n’avait vu ce qu’offre ce titre.

En premier lieu, c’est sans doute la modélisation des personnages qui frappe. On dirait une cinématique. Mieux, alors que d’ordinaire les screens publiés sont toujours mieux que le rendu dans le jeu, c’est l’inverse qui se produit ici. Notre personnage a une allure folle, balafré, l’œil mauvais, formidablement modélisé, et animé avec soin : on arrive ici au résultat qu’essaient d’atteindre tous les développeurs depuis bien longtemps. Notre personnage n’est pas juste un dessin qui bouge, il est vivant. En quelques secondes, tous les autres personnages de tous les jeux connus sont envoyés au cimetière des antiquités.

Une fois remis de ce premier choc, on peut s’attarder sur les décors et les environnements…qui sont au diapason du personnage ! Souvent hyper-chargés, le tout reste parfaitement lisible grâce à une finesse dans les textures qui n’est jamais mise en défaut. Comme une multitude de détails et d’effets graphiques agrémentent le tout, on arrive à un résultat stupéfiant. Je suis par exemple fan du léger effet de flou qui entoure le canon de l’arme alors qu’on arrose en rafale nos adversaires.

Au-delà de l’aspect technique, il est aussi très agréable de constater que le jeu ne se contente pas d’adopter un style réaliste, mais qu’il y a un véritable travail de design général, de l’environnement, des armures, des armes, des monstres…C’est ce qui fait que certains pourraient ne pas adhérer, mais c’est ce qui donne avant tout sa marque au jeu, le rendant immédiatement reconnaissable, créant un « style » GoW.

Peut-on dire qu’il n’y a pas de défaut dans la réalisation technique du jeu ? Et bien je suis tenté de répondre par l’affirmative. On pourra sans doute un peu améliorer certaines animations, mais franchement, là, je chipote histoire de ne pas parler de perfection.

Une balle dans les oreilles

Un autre point qui est frappant dans GoW, c’est que le jeu est clairement une super-production, et l’assume parfaitement. En tant que tel, comme un énorme actioner Hollywoodien, le jeu met tous les atouts de son côté. La bande sonore est donc dans la même veine que la réalisation technique : dans un style très orchestral, agrémenté de riff de guitare du plus bel effet, c’est une véritable musique de film d’action que nous avons là. Energique, soutenant parfaitement l’action, la partition est à ranger auprès des plus grandes musiques de jeux-vidéos. Comme la comparaison avec Halo est inévitable, et bien n’hésitons pas à la faire : c’est du même niveau, c’est dire ! Le genre de musique qu’on pourra écouter dans sa voiture sans problème. Comme la musique n’est qu’un élément de l’environnement sonore, il faut donc que le reste soit du même niveau. Et bien c’est le cas. Le 5.1 va faire trembler les vitres tant il est efficace, et les bruitages renforcent encore, si c’était nécessaire, l’impression de puissance qui se dégage de notre homme et de son armement.

Comme j’aime bien chipoter (que voulez-vous, j’ai une réputation à défendre !), quelques doubleurs de la VF sont un peu en dessous des autres (notez la perfidie de ma critique, qui implique que la majorité des doublages sont très bons !). Autre petite remarque : pendant les cinématiques, les voix ne sont pas assez fortes par rapport à la musique.

Une balle dans le front

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais je n’ai pas commencé ce test comme l’usage le voudrait en racontant l’histoire du jeu. C’est volontaire. Ce jeu est avant tout perçu comme un titre bourrin et spectaculaire, dont l’histoire n’a en fait que peu d’importance. Et bien ce n’est que très partiellement vrai, et je voulais en faire une partie importante de ce test.

Si effectivement l’histoire est d’une banalité totale (dans un monde apocalyptique où l’humanité a été presque balayée par d’affreux monstres destructeurs, les locustes, quelques humains résistent pour la sauvegarde de leur race. Point.), le scénario, c’est-à-dire la mise en forme de cette histoire, lui, est absolument formidable. Ce sont deux choses différentes, mais plus que l’histoire, dans un jeu-vidéo, c’est surtout le scénario qui est important. Ainsi de nombreux jeux ont une histoire parfois très faible, ou même insipide, mais laissent un superbe souvenir aux joueurs grâce à leur scénario (par exemple Resident Evil 4, ou Halo).

Dans le cas présent, on ne peut qu’applaudir le travail accompli. Si la base du jeu ne change jamais (shoot-shoot-shoot), la diversité des scènes et leur enchaînement fait que la lassitude ne peut pas prendre place. A chaque niveau sa personnalité. On dirige parfois de façon simpliste deux alliés, il y a une mission dans un véhicule, et les environnements varient beaucoup, changeant l’ambiance du jeu tout en gardant une cohérence d’ensemble qui n’est jamais prise en défaut. Jamais on a l’impression parfois présente dans de trop nombreux jeux de « collage » de niveaux sans rapports entre eux. La mise en scène est elle aussi d’une grande qualité, avec un grand soin apporté à l’entrée en matière de chaque niveau, et des cinématiques splendides.

Si dans un prochain épisode (je ne vois pas comment il pourrait ne pas y avoir un deuxième épisode !) l’histoire est à la hauteur du scénario, nous atteindrons alors des sommets !

Une balle dans la main

Etre beau, c’est bien, mais être bien, et bien ça c’est beau.

GoW est avant tout un jeu d’action, et dans ce type de jeux, l’élément le plus important, plus encore que le spectacle proposé, c’est un gameplay sans faille.

Et bien GoW n’est pas une coquille vide, puisque le gameplay, lui aussi est à marquer d’une pierre blanche. Globalement très classique (tirer/recharger/foncer), le personnage se prend en main avec une facilité déconcertante, et grâce à de bonnes petites idées bonus, le jeu pourrait même devenir une référence dans ce domaine ! La simplicité du maniement s’explique par l’utilisation d’un seul bouton (le A) pour tout un ensemble d’actions en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. Ainsi, près d’un mur, on se plaque à couvert, au dessus d’un obstacle on saute, on plonge derrière un muret, et, nec plus ultra, on se met à courir comme un furieux, accompagné d’un effet de caméra des plus grisant. Tout aussi simple de viser avec soin avant de tirer ou bien d’arroser dans une direction donnée tout en restant protégé, seule la main (et un petit bout de tête) dépassant du mur. Après 3 parties, on passe à la vitesse de l’éclair d’une couverture à une autre, se couvrant d’une rafale avant de plonger derrière des débris au sol, pour foncer vers l’ennemi pris à revers et l’achever avec la tronçonneuse équipant votre arme ! L’impression d’être un guerrier ultime devrait logiquement gagner n’importe quel joueur en un temps record !

L’autre petite trouvaille sympathique et bien stressante, c’est la façon dont on doit recharger son arme. Soit vous la rechargez avec un excellent timing, et votre puissance de feu s’en retrouve accrue, plus de balles se retrouvant dans le chargeur, soit vous la rechargez mal…et il faudra alors attendre de loooongues secondes avant que la première balle ne prenne le chemin du barillet. Si dans le jeu solo cela apporte déjà un plus sympathique (garder la tête froide pour recharger correctement alors que les ennemis sont en train d’arriver donne une bonne dose de stress supplémentaire, en même temps qu’une certaine satisfaction du travail bien fait quand l’arme est prête à temps pour éliminer les agresseurs), je vous laisse imaginer que c’est dans les modes de jeux en multi, sur le live, que ce petit détail gagne toute son importance. Reste toujours la possibilité de laisser la recharge se faire automatiquement, mais c’est se priver d’un chargeur au maximum de ses capacités…

Parmi ces petits détails qui font la différence, GoW a enfin compris que des millions de joueurs sur cette planète adorent lancer des grenades dans tous les sens…en passant leur temps à les faire exploser n’importe où pour le mieux, ou sur des partenaires pour le pire (comment ça, je prends mon cas pour une généralité ?). C’était pourtant tout simple. Une simple indication à l’écran de l’endroit où la grenade va tomber, et le tour est joué ! Les puristes vont sans doute dire que cela devient trop simple…Moi je dis que cela facilite les choses et permet d’arriver à ce qu’on veut vraiment faire.

Enfin, la fameuse tronçonneuse montrée dans les vidéos promotionnelles du jeu n’est pas qu’un gadget sanglant inclus pour qu’on en parle. Les munitions sont souvent réduites, et elle a une véritable utilité, sans compter qu’au corps à corps, dans les situations les plus désespérées, la tronçonneuse va vous sauver la vie plus d’une fois. Et puis, autant l’avouer, c’est tout simplement très amusant de l’utiliser !

Plusieurs balles dans plusieurs têtes

Je vous suggère de faire le jeu en solo, dans son niveau de difficulté standard, pour profiter du spectacle (le jeu n’est alors pas très difficile), puis de le reprendre au niveau de difficulté supérieur avec un partenaire en coopération. Mieux vaut tout de même avoir un écran de grande taille pour en profiter réellement. Mais ces deux conditions remplies, voilà de nouvelles heures de jeu qui se profilent ! Le jeu à deux sur écran splitté est très bien conçu, sans déperdition graphique, avec certains niveaux qui semblent avoir été conçus pour cette option : les joueurs sont parfois séparés dans le niveau, dans un niveau, un des joueurs doit diriger un projecteur sur l’autre pour qu’il puisse avancer, un joueur conduit le véhicule pendant que l’autre tire…Il devient vite nécessaire de coordonner ses actions pour franchir les obstacles, et on ne voit pas le temps passer.

De même, Epic n’a pas laissé de côté le mode multijoueurs du titre et les parties sur le Xbox Live sont vraiment très amusantes. Vous avez le choix entre 3 modes de jeu : Zone de guerre où il faut juste tuer l’équipe adverse jusqu’au dernier, Assassinat où votre équipe comporte un chef qui lui seul peut récupérer les armes trouvées par terre. Le but est de tuer le chef adverse, celui qui y arrive devient le chef au tour suivant. Le dernier mode est Execution qui ressemble très fort à Zone de guerre au seul détail près qu’il est possible de se réanimer après un coup fatal.

Plusieurs paramètres peuvent être réglés pour ces parties comme le nombre de manches, la durée, le temps d’agonie etc.

Au niveau technique, on pourrait penser que le jeu est moins beau que dans le mode solo, il n’en est rien. Les détails sont tout aussi nombreux et les cartes sont assez variées. Notez aussi qu’une carte (il y en a 10 au total) peut complètement changer d’ambiance puisque l’éclairage et la météo sont aléatoires et croyez moi c’est remarquable. Les plus bourrins s’apercevront vite de l’utilité du travail en équipe puisque foncer seul sur l’ennemi relève souvent du suicide. Penser à faire des tactiques, à communiquer avec vos coéquipers pour débusquer un ennemi derrière une voiture ou un sniper assez loin de portée devient vite indispensable. Quelques détails sympathiques, l’arc qui est une arme de longue portée très pratique et assez facile à utiliser, le rechargement rapide qui ajoute une dose de stress bien importante en plein feu et la possibilité d’achever vos adversaires quand ils agonisent. Pressez juste sur la touche « X » et donnez lui un bon coup de pied dans la nuque. Et si l’ennemi était le seul survivant de son équipe, dites vous que toute son équipe (alors en mode spectateur) l’a vu mourir de cette façon, à vous les vannes à l’écran d’accueil ! On a donc droit ici à un multi très joli, amusant et qui offre des perspectives de jeu intéressantes. Tout ce qu’il faut pour rester dans le top des jeux Xbox Live les plus joués pendant quelques mois.

Pour une balle de plus ?

Avec le succès déjà évident de GoW, une suite arrivera forcément. Que peut-on souhaiter de mieux pour un nouvel opus ? Sans doute un peu plus d’armes, un peu plus de variété dans les situations de jeu, un peu plus d’environnements différents. Ce ne sont pas des points faibles du jeu actuel, mais juste des points qui pourraient encore être améliorés.

Mais plutôt que de se projeter dans l’avenir, profitons déjà de ce superbe jeu, sans doute le titre le plus abouti dans son genre de cette année.

Le Bilan

On a aimé 

  • La formidable maniabilité
  • Le spectacle
  • L’ambiance
  • La réalisation à tout points de vue
  • Le jeu en ligne
  • Le jeu en coopération

On a pas aimé :

  • J’vois pas

Conclusion du test de Gears Of War

Le début de la saga
Ce n’est pas tous les jours qu’un jeu de cet acabit sort. Nouveau standard de qualité, titre ultime du moment, Gears of War additionne les qualités à tous les niveaux, et met une énorme pression sur les développeurs du monde entier pour les jeux à venir. Tout amateur de jeu de tir se doit de le posséder, et le jeu est suffisamment bien conçu pour que même ceux qui ne sont à la base pas fans de ce type de jeu y jettent quand même un œil…Gears of War est bien la bombe attendue.

L
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Gears Of War

Développeur : Epic Games
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 28/08/2015

commentaire

1 Commentaire
B
bo0mbastik
22 juillet 2015 10h05

On dirais que c’est moi qui ai écrit ça…lol même si j’aurais aimé une nouvelle histoire 🙂

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