Test - Supraland - Un Supra coup de coeur !

«Des rouges, des bleus en masse et quelques violets en embuscade» , - 5 réaction(s)

Le confinement et l’arrêt des activités sportives et périscolaires privant mon petit dernier de pas mal de temps en dehors des écrans ont fait qu’il m’a un jour demandé un nouveau jeu pouvant lui plaire. En cherchant dans le Xbox Game Pass je me suis arrêté devant un jeu dont la vignette était certes moche, mais suffisamment colorée pour que je m’y intéresse. Elle représentait un petit bonhomme rouge armé d’une épée en bois et en train de manipuler un cube violet. Mon petit aimant Minecraft et les jeux de construction en général, je lui ai proposé ce jeu. Une trentaine de minutes plus tard, je lui ai pris la manette pour l’aider à récupérer un coffre qu’il n’arrivait pas à atteindre. Le lendemain, je lançais le jeu avec mon profil. Vingt heures de Supraland de plus et je trouvais enfin ce satané dernier coffre qui me manquait avec en prime le dernier succès du jeu… Oui, j’avoue, j’ai adoré Supraland et je vais vous dire pourquoi !

De MacGuffins en MacGuffins

Le monde de Supraland est grand et...

Supraland est un jeu bac à sable dans le sens où il se déroule dans le bac à sable d’un jardin. Les Rouges vivent heureux dans leur petit village en bois dirigé avec bienveillance par le roi Rouge et la reine Rouge jusqu’au jour où… les affreux Bleus sabotent l’arrivée d’eau du village ! Ni une, ni deux, le Roi et la Reine demandent à leur unique enfant de faire la sale besogne et de trouver un moyen de rencontrer le roi Bleu pour lui demander des comptes. Voilà pour le scénario prétexte dont le jeu ne se cache pas en s’en amusant beaucoup, allant même jusqu’à pousser le joueur à aller chercher des MacGuffins. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus alors je vais honteusement récupérer la définition Wikipédia : “Le MacGuffin est un prétexte au développement d’un scénario. C’est presque toujours un objet matériel, sa description est vague et sans importance. Le principe date des débuts du cinéma mais l’expression est associée à Alfred Hitchcock, qui l’a redéfinie, popularisée et mise en pratique dans plusieurs de ses films. L’objet lui-même n’est que rarement utilisé, seule sa récupération compte.”

...truffé de secrets !

J’aime bien quand un jeu m’apprend des trucs qui me permettent de briller dans les soirées entre copains que je n’ai plus. Je parle des soirées pas des copains. Les MacGuffins de Supraland sont par contre très utiles à notre personnage. Supraland peut s’apparenter à un Métroivania, c’est-à-dire que l’on explore, en vue à la première personne, un monde ouvert particulièrement vaste dans lequel on va récupérer des objets qui nous permettront d’accéder à de nouveaux territoires. Les objets de Supraland sont assez originaux allant du triple saut (soit un de plus que d’habitude !) à la création d’un cube violet, au pouvoir magnétique pouvant littéralement nous accrocher à n’importe quel élément métallique ! J’arrête là la liste mais sachez qu’elle réserve bien d’autres surprises !

Les squelettes sont assez aggressifs

Tous ces objets sont particulièrement bien mis à contribution dans les différents puzzles disséminés dans le bac à sable. Je vois déjà les bourrins de service se prendre la tête à deux mains en imaginant l’horrible supplice auquel vont se heurter leurs neurones. Ils ont raison car les énigmes de Supraland sont un régal et obligent le joueur à se creuser les méninges et à tenter, expérimenter et faire preuve de créativité. Que les bourrins se rassurent, Supraland comporte son lot de combats même s’ils demeurent assez anecdotiques. Malgré la présence de boss, d’une séquence de “tower defense" et d’un arsenal allant de l’épée laser au fusil à plasma, l’intérêt principal de Supraland n’est pas là, non, mais dans sa générosité !

Un coffre, deux coffres, trois coffres, pleins de coffres !!!!

Vous le reconnaissez ?

Vous aimez la découverte et les secrets ? Alors Supraland est fait pour vous car dans ces deux catégories il excelle ! Le monde ouvert de Supraland regorge de coffres cachés, renfermant des pièces à dépenser chez les marchands, des bonus divers et variés (vie, régénération, bonus d’attaque, etc.), des nouveaux pouvoirs ou des améliorations. C’est simple, dès que l’on pense qu’une hauteur peut être accessible, eh bien il y a de fortes chances pour qu’elle le soit et que l’on y trouve un coffre. Supraland joue même avec ses limites allant jusqu’à cacher ses trésors contre les limites même du programme, les fameux murs invisibles empêchant le joueur d’aller explorer au-delà de ce qui est possible.

Un autre petit clin d’oeil...

204 coffres sont cachés dans Supraland dans les endroits les plus improbables qui soient et c’est ça qui est bien car la curiosité du joueur est presque toujours récompensée ! Dans certains cas on peut parler de gameplay émergent car notre imagination peut très bien nous permettre d’accéder à des coffres que l’on pensait inaccessibles à première vue. Pour les plus acharnés comme moi, à la fin du jeu on débloque un radar fort utile qui aide grandement à trouver les coffres restants.

...et un dernier pour la route !

Supraland c’est aussi beaucoup d’humour, le jeu ne se prend jamais au sérieux et c’est tant mieux ! Les répliques débiles fusent et les références séries télé, jeux vidéo, films sont nombreuses. Supraland pioche ses références entre autres dans Mario, Minecraft, Monkey Island, Zelda… Techniquement le jeu tient la route malgré quelques légers bugs jamais bloquants, il est fluide, coloré, de bon goût et la maniabilité est au poil, tant mieux car certains passages nécessitent une bonne coordination. L’environnement sonore est lui aussi impeccable variant avec talent entre musiques contextuelles et ambiance sonore reposante. Supraland est un excellent jeu disponible actuellement dans l’offre du Xbox Game Pass ou à 20 euros seulement pour les autres, soit à peine un euro par heure vu que les complétistes en auront bien pour une vingtaine d’heures pour en faire le tour !

Le coin des chasseurs : 59 succès, rien que ça, pour décrocher les 1000G. Si la plupart des succès sont liés à l’avancée de l’histoire, certains demandent de trouver les coffres et détruire tous les coins de respawn des ennemis et donc peuvent être chronophage sans le radar disponible à la fin du jeu. Les autres succès sont liés à des actions, des petits clins d’œil référentiels supplémentaires et assez simples à réaliser. Globalement, les succès de Supraland sont loin d’être difficiles à décrocher même si certains d’entre eux demandent de la rigueur, de la technique et même de l’ingéniosité !

Bilan

On a aimé :
  • Un charme fou
  • Un arsenal original
  • Une orgie d’énigmes et d’exploration
  • Plein de secrets !
On n’a pas aimé :
  • Quelques légers bugs
  • Devoir laisser sa console aux enfants alors qu’ils devraient faire du sport dehors à la place
Suprajeu

Le Xbox Game Pass est formidable ! Derrière cette punchline légèrement minable, ersatz à peine déguisé d’une pub sans imagination, se cache un simple avis qui s’est construit au fil des mois : le mien. Ce catalogue mouvant de jeux mis à disposition permet au joueur lambda de découvrir de véritables pépites à côté desquelles il serait passé sans même leur faire grâce d’un regard. Supraland est l’une de ces pépites, un condensé de bonheur d’une vingtaine d’heures, simple, sans fioriture, intelligent et généreux. Un jeu qui nous met de la colle sur la manette et nous empêche de la lâcher jusqu’aux crédits fina… non, jusqu’à ce que l’on décroche le dernier succès ! Passez outre sa présentation première un peu passe partout et succombez au plaisir de Supraland, vous ne le regretterez pas !

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Supraland

PEGI 7 Violence

Genre : Aventure/Réflexion

Éditeur : Humble Games

Développeur : Supra Games

Date de sortie : 22/10/2020

Prévu sur :

Xbox Series X, Xbox One, Playstation 4, Steam, Switch

5 reactions

LoveTartiflette

04 déc 2020 @ 17:53

autant j’ai trouver ça cool les 2 premières heures, autant après ça m’a supra saoulé....

Kefraya38

04 déc 2020 @ 18:13

Tout à fait d’accord, c’est une véritable perle, surtout qu’il me semble qu’il a quasiment été fait par une seule personne. Ce jeu est mon second coup de coeur Game Pass de l’année après The Talos Principle.

J’ai adoré son univers coloré et inventif qui dégage un réel bien être. Supraland est, en ce qui me concerne, tout aussi passionnant qu’un Zelda et tous les ingrédients sont réunis pour garder un complétionniste tel que moi jusqu’au dernier pixel à découvrir. Juste un conseil : essayez de le faire sans soluces, le plaisir n’en sera que décuplé.

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mori34

04 déc 2020 @ 19:15

Un super jeu fini à 99% sans solution un régal grâce au game pass. Il existe des dlcs mais malheureusement par sur Xbox pour l’instant pour pouvoir poursuivre dans ce monde ou trouver une enigme ou un coffre est jubilatoire. Pas besoin de graphisme triplé AAA pour ce regaler et pour moi ç’est devenu un jeu addictif.

Darlink60

05 déc 2020 @ 04:35

Je ne connaissais pas ce jeu, mais le test me donne bien envie. Je le rajoute à ma liste des jeux Gamepass, qui ne cesse de s’allonger lol

copel

07 déc 2020 @ 02:03

Merci pour le test, j’ai du jouer 2h dessus c’est sympa mais les sauts sont un peu pénible et surtout on est laché au milieu du truc sans aucun indication, c’est un peu du « démerdes toi mon gars » meme si c’est assez sympa à jouer tout de meme.

Je voulais le faire avec ma fille mais c’est pas un jeu pour les enfants malgré le graphisme coloré et coté enfantin c’est pas le public visé....

++