Test - SkelAttack - Un agréable action-platformer très stylé

«Bel os !» , - 1 réaction(s)

Qu’il est étrange de voir le logo de Konami sur un titre indépendant, surtout au regard de la politique de la firme ces dernières années. En s’associant avec le studio Uzuka, l’intention était de proposer avec SkelAttack un titre taillé pour le marché occidental, ce qui est étonnant quand on voit les sources d’inspiration citées par les développeurs pour le décrire : Contra, Goemon et Castlevania. Mise à part cette intrigante genèse, que retiendra-t-on de cet action-platformer ?

Squelette étrange cette histoire

Dès les premiers instants, le charme de SkelAttack opère, non sans rappeler un récent titre édité par Microsoft. Musique jazzy old school, sprites cartoonesques dessinés à la main,... On pense directement à CupHead, bien sûr. Contrairement à lui, SkelAttack est un vrai jeu de plateforme mâtiné d’action et non un boss rush déguisé en run&gun. Il partage néanmoins avec le titre du Studio MDHR une certaine difficulté qui peut rebuter les joueurs du dimanche, mais nous y reviendrons.

Ça cause mal, des rats !

Skully est un squelette. Par conséquent, il est décédé depuis un moment et vit au royaume des morts. Alors qu’il doit participer à sa cérémonie du Remembrance afin de se rappeler la personne qu’il était de son vivant, les humains attaquent le donjon du coin. Accompagné de son amie Ember, une chauve-souris, notre héros rachitique se lance dans la défense de son univers, chose bien plus intéressante et concrète pour lui que de se rappeler son existence passée.

Chaud comme la braise

L’humour de daron

Dès les premiers instants, SkelAttack s’attèle à mélanger humour décalé et exploration on ne peut plus Serious Business. La difficulté diabolique des sections de sauts millimétrés truffées de pièges vicieux, agrémentées d’ennemis dangereux, laisse un peu dubitatif. Ce n’est pas la faute à l’inertie du petit Skully, on se fait vite à la maniabilité, non, le titre est vraiment punitif. À la moindre erreur, on se retrouve au précédent checkpoint en soufflant un « ah ouais, chaud » tout à fait justifié. Qui plus est, le level-design se veut un peu labyrinthique et on prie souvent être dans la direction de l’objectif.

Ouille, la tête !

Fort heureusement pour les moins téméraires, en s’accrochant un peu, Skully finit par disposer de pouvoirs magiques bien utiles. Le fait de pouvoir se soigner ou de disposer d’une attaque à distance permet de souffler un peu. On évite ainsi de se coller aux ennemis à cause de la courte portée de l’attaque au corps-à-corps et de se prendre des coups. Le titre devient alors bien plus simple en termes d’action même si on tombe souvent dans les pièges d’un level design par moment particulièrement sadique. La frustration ne s’installe donc pas vraiment et on prend plaisir à parcourir les différents environnements du titre.

Il y a des passages où l’on dirige Ember

Il faut dire que la DA de ce SkelAttack est particulièrement agréable. Les animations, les décors, le chara-design, c’est un sans faute ! Tout l’univers du titre est intéressant et on regrette presque de ne pas avoir plus de temps pour en profiter ou que le jeu ne creuse un peu plus le lore de cet univers tantôt gothique, tantôt champêtre. Les quelques personnages croisés apportent de la bonne humeur au travers de dialogues loufoques et du caractère particulier de nos héros. Car finalement, le principal reproche à faire au titre est sa durée de vie d’une poignée d’heures. On aurait aimé être challengé un peu plus longtemps, d’autant plus au vu de la variété des situations et de l’intérêt de l’histoire pour un jeu de ce style. On ne s’ennuie pas un instant. L’autre bémol concerne les boss qui, paradoxalement par rapport au reste du jeu, manquent de challenge. Passé ces quelques défauts qui n’en sont pas vraiment, on espère revoir Skully pour une autre aventure, en rêvant de le voir emprunter les chemins d’un Ghouls’n Ghosts dont on est étonné de ne pas avoir vu le nom sortir dans les inspirations de Uzuka.

Le coin des chasseurs : De la complétion, finir le jeu en mourant moins de 50 fois et des succès de points d’étape dans le jeu, rien de difficile d’autant plus que les succès sont à 100G chacun pour un total de 10, donc. Motivant pour ceux qui courent après.

Bilan

On a aimé :
  • Un chouette univers
  • Des pièges bien pensés
  • Une belle variété de situations
  • Gameplay classique mais efficace
On n’a pas aimé :
  • Bon niveau d’anglais exigé
  • Des boss trop simples
Sans un os

Si vous cherchez un jeu d’action aventure old school, charmant, challengeant, drôle, agrémenté de personnages sympathiques, de dialogues et d’une histoire agréable, c’est que vous êtes sacrément exigeant. Et ça tombe bien, Uzuka semble être un studio faisant preuve d’un savoir faire indéniable qui permet de les qualifier de pointilleux tant SkelAttack est soigné. Bonne pioche pour Konami donc mais surtout pour les joueurs qui passeront là quelques heures des plus agréables.

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SkelAttack

PEGI 7 Violence

Genre : Aventure/Plates-Formes

Développeur : Ukuza, Inc.

Éditeur : Konami Digital Entertainment, Inc.

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Ray_Mee

Rédaction

30 jui 2020 @ 09:10

« Squelette intéressante cette histoire » <3

« Je suis venu vous emprunter quelques histoires pour squelette : Le Magicien d’Os, et le Parc Thoracique »